When I was younger: Lacs de Vens - Brêche de Borgonio (2904m) - Lacs de ténibre

Publié le par bigfoot

Comme on me la demande sans cesse depuis que j'ai effleuré le suhet sur mon article précédent (tu parles... c'est surtout pour montrer les lacs de Ténibre sans la neige et augmenter le référencement de mon blog en parlant des lacs de Vens).

Donc, comme d'hab, l'histoire, c'est plus loin, pour le moment, je râle.
Après être allé me détruire la santé toute la semaine dans la joie pour permettre à la boutique de ne pas couler définitivement, me dit-on (tiens, me prendrait on pour un con une fois de plus? et si je pouvais tout dire, mais je ne peux pas, secret défense oblige) j'ai besoin d'un exutoire, donc acte avec ce vieux ce trajet réalisé en 2006.

Semaine terrible émotionnellement...
Tatiana en finlande qui a failli se prendre le météorite letton sur la figure, ce qui serait très dommage à mon avis, celui ci n'ayant nulle besoin d'un ravalement. Ah, je sais mon romantisme... mon tact, l'adroititude de mes compliments...

Première semaine sans les licenciés plus ou moins économiques, l'ambiance est pesante, surtout que p... de Zeus, j'ai davantage de boulot  maintenant. Non, ça fait c... (oui, je suis grossier) de ne plus voir des gens avec qui j'ai toujours travaillé depuis 12 ans et qui ne méritaient pas forcément de se faire dégagger comme des malpropres.

Un ancien collègue du travail qui a échappé miraculeusement à un cancer des poumons (un autre qui a laissé un morceau dans l'atelier, peut être, ce sera jamais démontré) et qui enfin pouvait profiter de la life, qui s'est scratché contre un camion fou sur la 202. Lui très touché, cassé de partout et surtout sa femme entre la vie et la mort. C'est injuste comme le sort s'acharne sur les gens. Une fois que le mauvais oeil est sur toi, t'es foutu, tu peux faire comme tu veux, tu t'échapperas pas.

Un ancien copain d'adolescence qui est resté au fond après une plongée bouteille... Et merde... De là un petit rappel à la prudence me concernant au sujet de mes aventures de la part de mes proches... Salut Pierre... A un de ces jours...

Visite médicale: mes transaminases ont explosé. World record (10* supérieur à la norme). Une prise de sang du mois de juin. Y'a une anomalie mais ces gros cons ne m'en avisent que fin octobre. Ca s'appelle de la réactivité. Pourtant, je n'ai aucune douleur, je pète le feu et surtout je rale et tant que je rale, c'est que tout va bien. A voir later. Je vais quand même pas m'affoler pour ma santé (ma dernière visite chez le toubib en dehors de mes incidents de fracture de petits éléments remonte sans doute à 5 ans).
Point positif. J'avais mal aux yeux depuis un mois. que m'était il arrivé encore? Et bien je sais... Ma myopie diminue (donc d'après mon ex toujours prolixe en compliments (mais elle pas fait exprès donc je lui en veux pas, pour une fois), c'est signe que je vieillis et que ma myopie se transforme en astigmatie) et je me tue les yeux à travers les lunettes. Si c'est pas con ça...

Tout à l'heure une vieille femme à Plan du Var qui me fait un malaise dans les bras. Puis qui part en courant et en poussant des grands cris en voyant un voisin arriver et traverse la 202 avant qu'on la rattrappe. Elle passe miraculeusement au milieu du trafic J'apprends qu'elle souffre d'Alzheimer. Pfff... Fait chier de vieillir.

Le tour Lacs de Vens-Borgonio-Lacs de Ténibre...
Ben, je me rappelle plus trop. C'est loin 2006. Je sais que c'est un très long tour.
Départ du pont-croisement  Saint Dalmas - Bonette.
La montée habituelle qui tue jusqu'au chemin de l'énergie (presque, ce n 'est pas encore le chemin à proprement parler mais la piste d'accès) puis qui tue encore plus jusqu'à Babarottes (si quelqu'un sait pourquoi le secteur s'appelle comme ça).

La vue Babarotte au premier plan et Lacs de Vens est l'une des plus belles que j'ai pue (pu? pues? l'auxiliaire avoir s'accorde avec le c.o.d. Voilà que je deviens gaga en orthographe aussi, fait chier de vieillir) voir.
Ces lacs de Vens quand y'a dégun... Et ben c'est terrible... Fabuleux.
Ptain que c'est beau, je me rappelais plus...
Et enfin le dernier lac, le plus grand, et le refuge. C'est après que commence la difficulté (relative)
Du refuge de Vens, le chemin du Pas de Vens - Brêche Borgonio n'est qu'une vague trace cairnée dans un pierrier monstrueux. La partie terminale vers la brêche depuis le pas de Vens m'a bien embêté à cause du verglas, ce qui m'a empêché de monter au Claï Supérieur.

En face, le pas de Vens, à droite dans les traces de neige, la brèche Borgonio.
Et oui, c'est le problème des reflex. Changez votre zoom comme un goretto et voilà les traces dans le ciel au dessus du Viso.
En dessous, le lac de la Montagnette et dans l'axe du lac l'Enchastraye.
Ah ben oui, y'a des cailloux sous la brêche du côté Vens

La descente plein sud jusqu'à la crête de Marie était très délicate à l'automne 2006, le sentier complètement emporté par un glissement dans des éboulis très fins dans une pente très raide. Bon flip juste sous le pas.
La fin de descente est sympa jusqu'aux lacs de Ténibre avec de superbes vues sur les lacs et le massif du Ténibre.

Mais les cailloux, c'est plus sympa que les éboulis. On distingue un espèce de truc métallique, style station météo à l'endroit de la brêche. C'est juste là dans la partie haute que ça peut craindre en fonction de l'état du sentier.
Les lacs du Ténibre dessus et les batiments désaffectés d'EDF le long du chemin de l'Energie tout en bas à droite.
Derrière les lacs du Ténibre, un des deux de Variclès et surtout je redécouvre la face ouest du Ténibre et je devine facilement le chemin à prendre pour monter au sommet, chemin que je n'avons point vu dimanche dernier. M'apprendra à pas reconsulter mes archives quand je sors.

D'ici, j'ai aperçu un groupe de galiboys dont un qui me faisait signe.  Moi quand je randonne, moi, je suis seul et je vais pas m'emmerder à me sociabiliser avec des clampins qui polluent le champ de mon appareil photo (mais non, je rigole). N'empêche que je fais pas le crochet, ils sont trop loin et je suis déglingué.
Lendemain matin au boulot, Ivan (un des pauvres guillotinés la semaine dernière, fait chier) me saute dessus. Salaud, qu'y me dit, t'aurais pu t'arrêter quand je t'ai fait signe. Ah ben zut, c'était un collègue de boulot qui descendait du Ténibre.
Faut dire qu'en 2006, j'étais jeune et donc très myope. Maintenant, tout va bien, je reconnaitrai les gens sur les versants opposés de la Tinée (sauf ceux que je veux pas voir).
Eux, je suis content de les voir.
Ahaha, celle là, je l'adore...Un peit peu encore une fois du lac du Ténibre.
Long retour par le chemin de l'énergie et redescente par le même chemin qu'à l'aller (la Blachière).
Juste avant la nuit, nickel, après m'être paumé dans des campagnes parce que je discutais avec ma maman et que j'étais inattentif.
Magnifiques couleurs d'automne.

Demain, je dois me prouver que je vieillis pas. Objectif le Clapier et ses 3045 mètres si la neige me l'autorise et démonter que cette analyse des transaminases est complètement bidon. C'est pas possible... Je veux pas y croire.

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Valérie 29/10/2009 22:23


Explique moi pourquoi tu restes dans cette boîte ? Y'a pas de boulo ailleurs ou c'est pas mieux ailleurs ? Peut-être les deux d'ailleurs...
Superbe balade et c'est amusant de voir des couleurs d'automne (même si elles ont 3 ans) alors que pour moi c'est le printemps... printemps sacrément pluvieux d'ailleurs !
Bonne rando et prends soin de toi ;-)