octobre 09: la Siagne

Publié le par bigfoot

Bon, mes sorties rapprochées en haute montagne alors que je travaillais de nuit m'ont dégommé.
Quand j'ai un peu récupéré, la météo s'est dégradée.

Donc octobre aura été un mois totalement blanc, ou presque...
J'en ai profité pour ballader un peu dans mon ancien fief de Saint Cézaire (pourquoi ancien d'ailleurs, je suis toujours inscrit sur les listes éléctorales du vaillage).

Ah... La Siagne... Eau vert émeraude.
Les petits bassins cachés de ci de là où on peut se baigner à poil en toute quiétude en été.
Les gorges sauvages.
Les crues démentielles.
Les curiosités, les chapelles...

Toutes les photos dans cet article ne sont pas forcément de 2009. Une petite compilation de quelques uns de mes clichés de cette rivière magique.

Le Canal de la Siagne qui alimente en au potable tout le bassin cannois.

Le confluent entre les deux Siagne. Celle de la Pare et celle d'Escragnolles un jour de crue automnale.

L'extraordinaire pont naturel du Ponadieu. La photo ne rend absolument.pas. Je n'ai pas réussi à trouver le bon angle pour photographier l'arche, mais c'est peut être impossible vu l'exiguité du lieu (je ne décris pas le chemin pour y descendre, on le trouve partout sur internet ou les topos des Alpes maritimes).
Maintenant, les ponts de Saint Cézaire sur la siagne (hors ponts automobiles).

Il y'a trois vieux pont plus ou moins moyen-âgeux.
De l'amont vers l'aval.
Le pont de Mons... lieu de baignade favori avec Pierrot, là où on s'échange nos confidences d'hommes blasés .C'est à dire là où y'a les champignons et si les fraises des bois sont enfin mûres...entre autres...on parle cuisine aussi.
15 minutes de marche...
Sauf que maintenant EDF fait surveiller les lieux par des vigiles et interdit les rives aux baigneurs à cause de la conduite forcée située quelques mètres au-dessus.
Font chier de nous priver de nos espaces de liberté. C'est pas grave pour nous. De toute façon, on vient le soir juste avant l'apéro pour se rafraichir (ou après, mais là, y'a des conneries qui se produisent... je peux pas en dire plus pour préserver la fierté de certain).
Enfin si un peu... Il faut pas sauter du pont (environ 12 mètres) quand on est bourré et que l'on ne s'est pas encore baigné. Ca pique les côtes... hahaha... Bon, on a eu bien peur sur le coup qu'il reste au fond, cet andouille.

Tout autour du pont des trous bien sympatoches.

Le pont des Moulins (photo prise un jour où la Siagne avait gonflé).
Lui, le plus dur d'accès, une petite demi-heure et 150 mètres de déniv environ, donc le moins fréquenté... Donc mon préféré même si c'est le moins beau.
En aval, pas mal d'ombre et des trous bien profonds et frais pour en profiter à poil et sécher sur des cailloux brulants.

Le pont des Tuves. Restauré, le plus esthétique je trouve.
Construit en pointe, le tablier très fin, il me rappelle un peu les pont génois corses.
Dans un environnement de lauriers et de figuiers, on y trouve les plus grands trous sur la Siagne. Pas simple d'accès depuis Saint Cézaire puisqu'il faut environ une heure pour y'aller, il est malheureusement desservi par une route à la con depuis Montauroux (ces Varois je vous jure , sont toujours présents dans ma vie, impossible de s'en dépétrer)

Donc l'été totalement abject. On est au niveau de remplissage des plages cannoises. Aucun intérêt de chercher un coin d'arrière pays qui soit bondé.
Par contre, en semaine, ou en juin ou septembre, le plaisir de nager dans cette piscine est... euh... plutôt plaisant.
Baignade, cueilette de figues en séchant, baignade.
Attention en hiver en venant de Saint Cézaire sur le sentier à 20 mètres du pont. Une cascade tombe sur le chemin et le sol est verglacé.
Cascades pétrifiantes tout autour, c'est génial.
Encore une pour le plaisir.
Miam miam, les figues...
Et une dernière, après j'arrête
2-3 km en aval du pont des tuves, on trouve la chapelle Saint Saturnin à mi-chemin en allant vers le hameau des Veyans.
Pas mal, endroit propice à la quiétude. J'aime bien lire le livre d'or et les messages naïfs des enfants et ceux d'espoir des plus âgés. On a l'impression que l'humanité a laissé sa médiocrité et sa vilénie dans le coffre de la voiture.
La Siagne en dessous est moins accueillante. Plus courante, elle n'offre plus de trous propices à la baignade.

Et puis elle finit dans un barrage à Auribeau sur Siagne avant de se jeter dans la mer à Mandelieu dans un lacis glauque de réseau d'égout. Quelle tristesse.Me file toujours le cafard, l'embouchure d'une rivière, surtout ici dans ces zones urbaines.

qu' y a t'il d'autre sur la siagne?
Pas de photos mais la magnifique chapelle Saint Jean à Saint Vallier, juste au départ de la vraie route Napoléon, vieux chemin admirablement calladé qui mène à Escragnolles. On y distingue encore les charrevoies sur les parapets qui empechaient les charettes de tomber dans le vide.
Des hameaux abandonnés qui rappellent avec émotion la rude vie de campagne de nos anciens tel Rouyère (où j'ai paumé mon tél portable).
Et enfin une magnifique propriété dont on peut apercevoir le batiment principal depuis le pont médiéval qui y monte.
Sans doute un ancien relais de diligence avec son immense porte cochère.
A mon avis, c'est la plus belle propriété des Alpes Maritimes. Il s'en dégage une authenticité rustique (mouais bon, je suis pas dupe, l'argent contribue à cette impression) que les artifices des villas de la Riviera ne peuvent égaler. Tout y'est à sa place (même un connard de gardien ivrogne, mais assermenté m'a t'il crié dessus, alors fais pas chier et recule, je suis prioritaire,..., presque bagarre,..., intervention plus posée de ma femme, ...,..., euh, je sais plus comment ça a fini...mais j'ai pas reculé, ça c'est sûr, moi je recule jamais).
Ah... souvenirs souvenirs....


Enfin, rien à voir avec la Siagne, mais j'ai un peu profité du brame du cerf en ce mois d'octobre.
J'y suis monté une première fois avec les enfants un jour d'orage juste au coucher de soleil. Ils ont eu peur. Je n'ai pu les convaincre d'aller à plus de 100 mètres de la voiture. Je les comprends un peu. Entre les éclairs et le tonnerre, le vent et la petite bruine et surtout le cri des gugusses aux glandes remplies depuis un an, c'e'st un peu impressionnant.

J'y suis remonté trop tard dans la saison (plateau Saint-Barnabé au Col de Vence). Je ne les ai quasiment pas entendus. Dommage pour cette année. Juste une biche dont j'ai raté la photo. Trop d'ombre et elle trop rapide. Floutage complet.
Et une petite vidéo du plateau pendant laquelle on entend à peine vers le milieu le brame d'un cerf lointain.

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