Nice - Reykjavik

Publié le par bigfoot

Quasi fin prêt depuis des mois. Ce projet rendu possible grâce à l'expérience et aux connaissances de Dieter. Pourtant, je pars finalement avec peu de plaisir et d'enthousiasme. Beaucoup de soucis de dernière minute gâchent le moment. Mon fils griffé au visage samedi par un connard d'épagneul breton (ça confirme ma phobie pour cette race) pendant que je buvais un pastis chez un copain (j'ai honte, un accident d'ivrogne). Une prise de tête inutile avec Fabienne la veille suite à un quiproquo grotesque de ma part. Et pour finir, alors que je quitte le boulot pour aller prendre l'avion, je vois Raoul, mon collègue de boulot à qui j'ai fait traduire le site allemand de Dieter pendant des heures se radiner vers l'infirmerie en boitant très bas. Il s'est ouvert la jambe en passant à travers un caille-bottis. Et pas le temps de rester pour prendre de ses nouvelles, je suis déjà à la bourre.

 

Sans compter que j'ai perdu mes papiers d'identité la semaine dernière, et que j'ai eu toutes les peines du monde à me dépétrer de ce problème de dernière minute,

 

Avanti pour l'aéroport de Nice à 12h00 avec Christophe comme l'an dernier, On ne change pas une équipe qui gagne (qui perd aussi selon Domenech). Les godillots aux pieds pour ne pas les oublier comme la dernière fois.

Aéroport de Nice; 2 vols par jour pour Oslo et il faut qu'ils soient à la même heure. Bien sûr distrait, je me trompe de file à l'enregistrement, et donc recommence ensuite dans celle d'à côté (le premier qui rigole, va voir sa gueule à la récré). Embarquement et décollage, des orages sur Nice, on fait deux ou trois loopings dans les trous d'air. RAS. Petit aperçu aérien de la Norvège, seul endroit du vol sans nuages. Ben, y a des forets et des fjords, et un aéroport où mon avion pour Reykjavik a une heure de retard. Départ à 22h45 au lieu de 21h50. Y'a plus que nous dans l'aéroport. Les balayeurs balaient, les cireurs cirent et les voyageurs attendent. Fallait se douter que pour un vol en promo, il serait en retard. Mauvaise humeur. Non, je ne suis vraiment pas décontracté aujourd'hui. Pas rentré dans ce voyage.

 

Pensée du jour: on cherche la solitude dans le désert mais c'est dans un hall d'aéroport qu'on la ressent le plus (marche aussi pour un hall de gare).

 

Le survol de l'Islande est franchement lugubre. Brouillard. Les montagnes noires percent à travers les nuages. Les glaciers dévalent des pentes dénudées vers des lacs marrons. Brrr... Non, décidément je n'y suis pas.

 

Comment ça va se passer à Reykjavik en arrivant à minuit? Nickel... le flybus est là qui me dépose au camping. Ouf, il était temps qu'un truc fonctionne bien en ces temps troublés. Bien sûr petit accroc, il m'est impossible de retirer du cash avec ma CB. Que pasa? On verra demain. De toute façon, on peut tout régler par carte en Islande.


Publié dans islande

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