Mars 2011: miniraft sur le Var, l'Estéron et le Coulomp

Publié le par bigfoot

Pendant mon inactivité sur le blog, il n'en a pas été de même dans la real life.

Deux déménagements, une crise de nerfs, une nouvelle rencontre, de nombreuses réflexions sur ma vie future... Du mouvement, la vie quoi...

 

Sinon, j'ai eu des périodes avec des thèmes bien précis, dont notamment le mois de mars où j'ai eu une envie de me mettre à l'eau avec mon contre-torpilleur avant que la fonte des neiges ne rende les rivières impraticables pour de longs mois.

 

J'avais juste oublié un certain nombre de petits détails.

Sans combi étanche, le Var est très très froid à Pugets-Théniers, je dirais 5°C avec mon expérience des rivières islandaises. Ajoutez à ça un vent à décorner les boeufs et la petite spécifité pugétoise de ne jamais voir le soleil en hiver et vous tombez un os.

Pourtant je suis loin d'être d'un tempérament frileux, ceux qui me cotoient en savent quelque chose.

Bref, jamais eu aussi froid de ma vie et j'ai stoppé net la descente au pont de la Roudoule, soit juste 10 minutes après le départ.

 

Non refroidi par cette expérience crétine, je me suis dit qu'il serait plus rigolo de descendre l'Estéron moins sujet à la fonte des neiges et donc moins froid. Il était impensable avec mon équipement de me lancer dans la partie supérieure de la vallée. Encore trop d'eau et pas de vêtements assez chauds pour affronter les canyons ombragés (cf mes sorties raft 2010), donc je me suis lancé juste au quartier de la Clave normalement tranquille, voire même pénible à racler les cailloux à la fin du printemps.

Sauf que c'était le début du printemps et une toute autre histoire surtout que j'ai attendu de fortes pluies pour m'y lancer.

L'eau est normalement d'une limpidité effarante. Ce jour là, c'était juste n'importe quoi... Un bon bouillon, une petite frayeur et une cuisse dans la boite à gants pour me sortir de l'eau.

J'étais en face de chez Roger, dommage que je n'ai pas eu la présence d'esprit de sortir en rive gauche, je me serais fait payer une menthe à l'eau.

J'y suis retourné trois jours plus tard avec encore un petit peu plus d'eau. Pas filmé cette descente mais ça s'est beaucoup mieux passé, les obstacles finalement sous l'eau. Je suis sorti à la Mesta, tranquille.

 

Dernière sortie, le Coulomp.

C'est trop difficile avec le miniraft de naviguer dessus. Pas assez de précision, et une lutte permanente contre le courant sans cesse emporté par le flot. L'impossibilité de se planquer dans les contre-courants pour récupérer.

Le courant était vraiment fort ce jour là, idéal en fait pour la descente de cette rivière avec une embarcation rigide.

Je me suis bien marré sauf que j'ai eu trop peur de percer le bâteau.

 

Depuis entre autres activités et mon déménagement dans la Vésubie, l'envie de me mettre à l'eau s'est estompée.

Les rivières marrantes sont trop loin.

Je garde un souvenir douloureux de mon frac dans la vésubie en juin 2010.

Je n'ai plus envie de m'y mettre quand il y'a de l'eau. Mais en été, à l'étiage, les parties faciles ne passent plus en bâteau et je ne me sens vraiment pas l'âme de me jeter dans le légendaire couloir de Lantosque. Je vais tenter bientôt la via ferrata de Lantosque. J'en saurai alors plus sur la rivière à cet endroit, peut être que je m'apercevrai que ce n'est pas si terrible que ça.

 

Passé au vtt depuis. Qu'est ce que ça me muscle le haut du corps de faire du vélo... En fait on en est à se demander qui fait quoi des deux... c'est plutôt le vtt qui fait du bigfoot que le contraire. 

Dernière sortie, 600 mètres de déniv dont 590 avec le vélo sur le dos. Ah... c'est le pied le vtt...

 

Vive la marche...

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