Bienvenue au pays des macareux

Publié le par bigfoot

 

Bonjour,

 

je suis absolument désolé de ce procédé indigne (bien que) qui va vous faire penser que je vais parler macareux ici. C'est juste une vilaine méthode publicitaire pour attirer les amateurs de ces petites bêtes sympathiques. Il paraît d'ailleurs que c'est très bon à manger.

Car ici, pas de macareux, pas de belles cascades tombant avec grâce dans leur écrin de verdure.

De toute façon, je n'ai appris qu'à mon retour que l'Islande était une île. Pour me faire pardonner de cette mesquinerie, des endroits où les macareux sont très nombreux. Latrabjarg (un vrai documentaire animalier), un site d'une beauté inouie et le bout de la route de Bakkagerdi, toujours aussi fabuleux.

 

Ici, c'est le désert, rien que le désert. Parfois un glacier recouvrant le désert.

Quitte à être là, autant rester maintenant.

Le récit de mes 15 jours.

Le plus exceptionnel voyage que j'ai jamais réalisé.

Le plus dur aussi.

Comment ce beau presque jeune homme a t-il pu se transformer en cette réplique de desperado?

Environ 250 km de marche entre Kerlingarfjöll et Dreki, parfois sur des pistes, parfois selon les possibilités du terrain.

Une journée sur un glacier, de gros gués à franchir, bloqué plusieurs jours dans un refuge sous la neige.

En solo et autonomie complète. Aucun moyen de ravitaillement possible sur l'itinéraire

Une première semaine techniquement la plus difficile mais sous une météo tout à fait clémente, bien que particulièrement froide pour la saison.

La deuxième partie devait rouler le long des pistes. Ca a été un véritable chemin de croix à cause de conditions météo épouvantables.

 

L'Islande m'a donc une nouvelle fois surpris au moment où je m'y attendais le moins. J'ai été négligeant dans la préparation de cette fameuse deuxième partie. Ca a failli me couter très cher. C'est un pays qui n'autorise pas l'à peu près.

 

On pourra sans doute croire à la lecture que j'ai souffert. Je ne m'en rappelle plus. J'ai oublié les émotions des instants difficiles. Il me reste quelques sensations de grands moments de solitude, voire même de désespoir dans le brouillard. Lesquels n'ont existé que du fait des erreurs que j'ai commises. Comme je le disais juste avant, on n'a pas le droit ici de faire n'importe quoi. Paradoxalement, je suis heureux de la façon dont le trajet s'est déroulé. La difficulté n'en a rendu l'expérience que plus exaltante. Ca n'a jamais été simple

 

D'ailleurs, l'an prochain, je retournerai une nouvelle fois en Islande. Le projet pas encore réfléchi. Plusieurs itinéraires en tête. Mais ce sera plutôt fin août. Envie de voir les aurores boréales. D'échapper aux champs de neige tardive de fin de printemps et au 28 juin.

 

Peut-être pas l'année prochaine, mais je retournerai à Kistufell. Je veux marcher dans ces fabuleux champs de lave dans une météo acceptable. Monter à Trolladyngja et Kistufell. Un itinéraire à établir autour de ce passage. J'ai le temps d'y réfléchir. sans compter les autres projets plus dans le sud. Laki, Landmannalaugar, Hekla, Langisjor et autres lieux mythiques. Lonsoraefi aussi. Non, je n'ai pas fini de trainer mes guêtres en Islande. Sans oublier Hornstrandir. Sans réfléchir, au moins une dizaine de voyage du même acabit que cette année en tête. Evidemment Vonaskarð aussi que j'ai manqué cette année à cause d'une neige trop tardive.

 

Ma deuxième année donc en Islande.

Publié dans islande

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article