05/08: Copenhague - Reykjavik - Þorsmörk

Publié le par bigfoot

RAS pour le vol vers Reykjavik à 5h00.
L'avion n'est rempli qu'à 20%. Je comprends un peu maintenant les raisons des annulations de vol d'Icelandexpress. Ca doit pas aller super fort dans la boutique.
Au moins j'ai une rangée que pour moi et je peux enfin m'endormir comme un bienheureux pendant deux bonnes heures.
Réveil à une demi-heure de l'arrivée. Absolument aucune vue sur l'Islande. Je ne me rappelle pas avoir traversé une couche nuageuse aussi épaisse en avion (ni en pédalo). Toute la descente dans le blanc. Je me dis qu'il va falloir une bonne paire de jours pour que tout ça se déchire et laisser place au grand bleu (ahhh... que j'avais raison, mais n'anticipons pas).

Arrivée 6h30. Les bagages sans problème parmi les premiers à sortir du tapis puis le flybus qui met du temps à partir mais vu que je suis pas pressé du tout, cen 'est pas bien grave. J'ai toute la journée à perdre à Reykjavik. A BSI (gare routière) vers 8h00. En avant pour les dernières contingences matérielles, comme d'hab juste avant de partir pour de vrai.
Donc 1, donner son trajet prévu aux secours locaux (Lansbjorg).
2, se ballader avant que les magasins ouvrent. Montée au Perlan, sauf que lui aussi ouvre en même que les magasins. Donc comme un couillon en haut de la colline avec la pluie qui se met à tomber maintenant que je suis loin du centre.
3, les courses, toujours menées avec un esprit scintifique et méticuleux pour optimiser le ratio poids/calories. C'est à dire que je prends au tout venant dans le magasin. Petite galère pour trouver le gaz. Je n'en trouve dans aucun magasin. Obligé d'aller dans une station service pour trouver mon bonheur.
4, le bon gros dernier petit déj bien copieux au Café de Paris (chaque ville a le sien). Nostalgie de la France? J'crois pas, non.

Bon, y'a plus qu'à glander au BSI jusqu'à 16h00 et le départ du bus vers mon point de départ.
Je tourne en rond. Discute un peu à gauche à droite avec des Français qui semblent cette année être le contingent principal des touristes. Notamment avec un groupe de djeuns qui vont aussi à Þorsmörk pour faire le Laugavegur. Leur première vraie sortie trek. J'essaie de leur donner quelques conseils, mais je sens que j'en gonfle un (celui avec sa casquette du PSG) avec mon côté pater de 40 ans qui sait tout et qui essaie de leur promulguer la bonne parole, donc je laisse tomber (je sais comme c'est gonflant un vieux qui gave... je réagissais pareil). Les trois autres sont sympas pourtant.

Le bus. Tranquille. Changement à Hella pour prendre un bus 4*4. arrêt à Seljandlafoss et petit tour derrière la cascade toujours aussi beau et amusant. Route cahotique ensuite. La soute s'ouvre et un sac tombe du bus (celui du gars avec la casquette du PSG). C'est marrant, comme Seljandlafoss tourne toujours autour du PSG pour moi (voyage 2007).

Magnifique arrêt sous le glacier avant le dernier gué arrivant à Usadalur, point de départ de mon voyage. Ce dernier gué est très haut. Le soleil qui nous a accompagné toute la journée est en train de se faire manger par des nuages à l'aspect hallucinant (mon appareil photo est dans la soute, dommage). Nous faisons la route à deux bus. Le second hésite vraiment à tenter le passage. Notre chauffeur, plus vieux, lui dis qu'il y'a pas de problème et qu'il a qu'à le suivre dans les roues.
Impressionnant mais ça passe nickel, sauf qu'en sortant, on accroche une grosse pierre qui se bloque dessous. le second chauffeur doit mettre une corde pour retenir la pierre pendant que le bus avance. Quel bruit!!! Mais apparamment pas de dégats et nous voilà repartis. Toutes les voitures de l'autre côté de la rivière n'ont pas tenté de franchir.

Usadalur. Exactement la scène à laquelle je m'attendais. Précipitation à l'intérieur  de tout le monde pour décrocher son ticket de camping ou de cottage, plus ceux qui sont déjà là qui mangent au resto. Bref l'ambiance que j'aime maintenant qu'on est sorti de la côte.
Donc je me casse. Il est 19h30. Je marcherai jusqu'à 21h00.
Belle pluie. De Þorsmörk, je ne verrai donc strictement rein sauf quelques arbres et un petit aperçu glacier.
Je plante la tente dans les arbres juste avant mon tout premier gué de l'année qui me semble bien sévère d'ailleurs.

Oui, j'ai déjà eu des bivouacs plus beaux, mais bon, en attendant des jours meilleurs.

Marrant, au moment où je rentre dans la tente, je vois une autre tente planquée 20 mètres plus loin dans les bois. Personne ne bouge. Je dois pas trop déranger donc.

Nuit très ventée et pluvieuse.

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