11/06: le Brec d'Utelle (1604m) - depuis qu'il me narguait, celui-là

Publié le par bigfoot

10/06: comme décidé, après le boulot, je vais tenter de monter au Brec d'Utelle.
Bien éclaté après cette dure matinée au cagnard, je m'engage sur la route de la Vésubie pour rejoindre Utelle, point de départ de la montée.
Forcément, ils font des travaux de purge sur les falaises dans les gorges. Longue attente à prévoir, moteur coupé.
Je dis forcément parce que dès que je prends la bagnole pour aller de a vers b, il y'a toujours un truc qui me fait passer par c ou qui me ralentit grave (j'ai parlé de mon amour des camping cars en Corse, je crois me souvenir).
Il ne fait pas très beau, le ciel est voilé, le temps orageux et j'ai vraiment sommeil.
Non, plus du tout envie. Demi tour pour récupération à l'appart. On verra demain.

11/06: comme décidé, après le boulot, je vais tenter de  monter au Brec d'Utelle.
Bien éclaté après cette dure matinée au cagnard, je m'engage sur la route de la vésubie pour rejoindre Utelle, point de départ de la montée.
Forcément, ils font des travaux de purge sur les falaises dans les gorges. Longue attente à prévoir, moteur coupé.

C'est super facile d'écrire des lignes, tout compte fait, moi qui craignais le syndrôme de la page blanche au début de ce blog.

Il fait très beau, le ciel est dégagé, le temps au beau fixe mais venteux et j'ai vraiment sommeil.
Donc tous les éléments réunis pour une journée totalement réussie.

15h00: Parking à Utelle.
Plus qu'à monter au Brec,  800 mètres plus haut.
C'est ma deuxième tentative de l'année. Je l'avais tenté cet hiver par le côté nord. Echec retentissant. Trop de neige, plus de sentier depuis Pélasque. C'était plus noble puisque je partais du fond de la vallée et ne bénéficiais pas de l'économie de dénivelée dont je vais profiter aujourd'hui, mais mon départ beaucoup trop tardif et je suis trop dead pour me frapper 1500 mètres. Ca ressemblait à ça.
J'avais fait une autre tentative il y'a dix ans mais j'avais fait demi-tour à cause d'un gros orage (pas de photo, le numérique n'existait pas).

Donc c'estune première.
Première partie dans les feuillus. Belle vue sur Utelle. Pas de photos (fausse manip)
Col du Castel Gineste. Transition vers le côté Tinée du brec.
Le paysage devient beaucoup plus aride.

Anecdote historique empruntée sur le site suivant: http://vesubian.com



MASSÉNA au BREC D'UTELLE 

   Nommé Général de brigade, le 22 août 1793, Masséna s'illustra les 24 et 25 novembre, en s'emparant de CASTEL-GINESTE, du Scandoulier et du BREC D'UTELLE, positions fortifiées et réputées imprenables.

   De 1792 à 1794, dans tout l'ex-Comté de Nice, devenu le premier département des Alpes Maritimes, se poursuivit une guerre fertile en combats d'avant-postes, qui trouvaient dans l'exceptionnel fouillis de pics et de vallées enchevêtrées de la région, un terroir des plus favorables pour multiplier ruses et embuscades.

    Une partie des 6000 Hommes de Masséna qui gardaient la Basse Vésubie occupait Utelle tandis que les ennemis retranchés à Castel-Gineste et au Brec d'Utelle les dominaient en les menaçant. Masséna décida de les chasser. Avec audace, suivi d'une colonne de volontaires, dans les éboulis impraticables, s'accrochant aux aspérités à flanc de précipice, le Général et ses hommes atteignirent enfin Gineste qu'ils attaquèrent impétueusement. Après 2 heures de résistance acharnée, les ennemis abandonnant leurs retranchements se réfugièrent au Brec.

Pour la suite laissons la parole à Masséna lui-même : 

"Le Brec est une montagne des alpes en cette partie la plus élevée et la plus difficile : on y arrive par un sentier étroit et anguleux, bordé de roches et de précipices, où, depuis la naissance de la guerre, on ne s'avisa jamais de traîner un canon ; ce qu'on n'avait pas entrepris, nous l'achevâmes. Je fis monter de la Madone d'Utelle une pièce de 4 : nous la portâmes à bras l'espace de 2 milles ; général, officiers, soldats, tout y mit la main ; enfin, après 7 heures d'efforts qui tiennent du prodige et que le génie de la liberté peut seul inspirer, elle était en batterie au poste avancé de Castel-Gineste et elle tonnait sur les esclaves sardes. Peignez-vous leur surprise et leur épouvante ! Ils s'ébranlent, grenadiers chasseurs, éclaireurs montant au pas de charge, nous sommes les maîtres du Brec. Nous poursuivons l'ennemi de rocher en rocher, de poste en poste. Une colonne conduite par Despinoy, adjudant général, se précipite par me ordres au Figaret ; après quelques fusillades, les ennemis fuient de toute part, ils nous abandonnent 3 camps plus de 40 mulets chargés de bagages et de munitions de toutes sortes, 300 tentes, des ustensiles, des armes, des matelas, des courte-pointes, des oreillers et l'attirail qui suit des hommes efféminés, des esclaves ..."


voilà. Ca fait drole d'imaginer que des types se sont battus là, il y'a 200 ans.

C'est beaucoup plus serein aujourd'hui. Superbe vue sur la madone d'Utelle.

Puisqu'on est aujourd'hui dans le guide touristique. Pourquoi à cet endroit un sanctuaire?

En gros, sous réserve que je dis pas de fèves...

Il y'a très longtemps (autour du X° siècle de mémoire), des marins espagnols sont pris dans une tempête au large de Nice. Ils sont sur le point de passer cul par dessus tête et prient la bonne mère pour qu'elle les sauve. Au moment de la prière, un rayon de soleil sort et éclaire la montagne. Ils se guident jusqu'au rivage graçe à elle et montent établir une chapelle à l'endroit  où il sont vu la lumière.


Passage sur la face nord du Brec. Enfin la grosse montée jusqu'au pied du brec dans une belle forêt de résineux et plein de fraises des bois(juste qu'elles sont pas encore en fleur). Il était temps, à moins que j'ai de super jambes aujourd'hui et que je ne constate pas la difficulté de la montée.


Les derniers pas sous le sommet obligent à mettre les mains un petit peu, mais sans aucun danger ni aucune difficulté.


Super 360°. Je vous dis pas les panoramiques.
De gauche à droite: Utelle, Castel Gineste, la vallée du Var, la madone d'Utelle et au fond l'aéroport de Nice et le cap d'Antibes.

Côté Mercantour

Côté mer


et les vidéos.



Redescente par le même chemin. 18h30, de retour à la voiture. 3h30 aller retour, pauses comprises, sans forcer, malgré le réveil à 4 heures ce matin et 8 heures de boulot préalables. Je suis content. La préparation physique et psychologique commence à porter ses fruits.


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Pascal S 01/07/2009 21:46

Bonjour,
Bienvenue dans la communauté "Montagnes & Sports"
n'hésites pas à nous faire découvrir en image tes évasions...
@ bientôt

Laélie 16/06/2009 18:46

Il est chouette ton pays !

bigfoot 17/06/2009 03:18


oui, c'est un privilège d'y vivre. on pourra toujours se plaindre du prix de la vie et de la foule mais je crois que difficilement ailleurs on peut trouver un tel condensé de si belles choses.
en ce moment, à la neige le matin et le soir on peut se baigner dans une mer à plus de 20°C.