samedi 23 mai - aux 3 fourchettes - parce que, ben, il mérite d'être cité

Publié le par bigfoot

Maintenant, est ce une gloire d'être cité en titre sur une de mes pages?
Moi, je dis oui.
J'aurais pu écrire; Santa Giulia, journée au paradis, l'hymne au sable blanc.
ou Bonifacio, p'tain, c'est vraiment trop top.

C'est dejà fini.
Dernier jour complet sur l'île.
Faut vaiment qu'on en profite.
Pour ça, on va se lever au point du jour et on se couche à pas d'heure...
d'accord, tatiana?

ц'ла̀аааааааааа је, да, идите на омалати

vous avez compris?

11h15, on commence à envisager de lever l'ancre.
T., si jamais j'apprends un jour que tu me phones de l'endroit (alors que j'attendais la célérité maximale) où je t'ai surprise, les représailles seront à la hauteur de tes ambitions... Tu peux me faire confiance.

On s'en va sans que Tatiana ait pris le temps de dire au revoir à notre si gentille hôtesse. C'est vraiment un manquement essentiel aux règles de base de politesse. Heureusement que j'étais là et que j'ai l' ai chaudement remerciée en nos deux noms selon l'usuelle bien scéance.

Vingt minutes plus tard:
- faut vraiment qu'on y retourne, j'ai trop honte de pas avoir dit au revoir.
- sache que bigfoot ne fait jamais demi tour. Bigfoot toujours aller droit devant. Si bigfoot trompé, bigfoot capable de rouler 100 km de plus jusqu'au terminus pour avouer erreur (on va en reparler ce soir).

Message privé et crypté (don't read this line) de David à Tatiana.
Мислите да је послао писмо захвале хотессе? (j'espère vraiment que je peux faire confiance à lexilogos)

En attendant ce soir, qui n'est plus déjà très loin compte tenu du départ post matinal, il va falloir maintenant caser l'alléchant programme que j'ai concocté au chausse pied dans les quelques heures qui nous restent.
Non non, je rale pas. I'm guilty. j'ai dit hier soir. Aujourd'hui, je t'accorde le choix de l'heure du départ. C'est ton jour de repos.
Arghhhhh.....
Bon, la chambre, elle a coûté bonbon, mais on en aura bien profité, n'est ce pas?

On va aujourd'hui à Bonifacio (je suis dans l'original) mais ce soir, faut qu'on soit pas loin de Bastia. La bateau part à 8h30 demain matin.

On commence par Santa Giulia.
Me suis trompé de route. Pas grave. Comme dit un peu plus haut, on va aller au bout pour savoir.
"Quand on commet une erreur, il faut aller au bou tpour savoir pourquoi on l'a commise" (ahhh, content, faisait longtemps que je l'avais pas placée celle là).

On rentre dans un lotissement de vacances. C'est pas fermé. On va au bout, on trouve une place de parking. Et la plage est là, conforme aux souvenirs.
L'hymne au sable blanc (j'ai fauché le slogan sur un bouquin).
An non, il est pas si blanc que ça (c'est fou, les souvenirs)
Euh, dis moi, Tatiana, si mes souvenirs sont bons, tu es bien blonde?

Mais pourquoi ils sont allés foutre une bouée moche au milieu?
Oui, mais pourquoi t'as pris pile poil au milieu toi aussi?

C'est beaucoup mieux là.Beaucoup beaucoup mieux (hé hé hé). Follow mon regard...
Mais sous le soleil se noue un drame en trois actes dont nous ignorons encore le dénouement. Un drame d'une ampleur insoupçonnée (même par Elisabeth Teyssier ou Paco Rabanne).
Tremble, lecteur, tremble... Tu ne peux même imaginer le pire qui t'attend.

Acte deux. La baie de Rondinara.
Ah, là, faut payer. Bon, payons et parkingeons.

Moins de charme ici, l'eau moins claire, un peu agitée et le sable moins blanc.
Allez, on  s' pose.
Ben oui, on devient exigeants averc toutes les belles choses qu'on voit  (pas blasés, non non)

Mais pourquoi t'as pas zoomé, elle est nulle ta photo Tatiana (il est trop long à écrire ce nom, j'aurai dû choisir un autre pseudo)
L'ensemble de la baie de Rondinara (presque fermée, l'accès à la pleine mer est tout à gauche).

Il fait chaud, très chaud.


Acte trois. Bonifacio
Alors là, j'appréhende sévère.
Vous connaissez maintenant mon aversion pour la foule.
Donc, on va commencer par une approche en douceur, de très loin, en allant à Capo Pertusato, histoire de jauger.

C'est pas dégueu (ça je m'en rappelais bien).

Maintenant, on va tenter une approche de la ville en voiture (plus le temps de marcher, il est 16h00). Mais j'annonce: si c'est galère pour se garer, j'insiste pas. De toute façon, Bonifacio, y'a que le site qu'est beau...la ville, bof...

Me suis jamais garé aussi facilement de ma vie. Tatiana, tu es la muse qui m'inspire (des fois, faut dire des trucs comme ça, histoire de paraitre romantique un peu).

J'en dis des c... Non pas la parenthèse... Bonifacio, la ville c'est super beau aussi.
Je me rappelais plus.
Visite un peu au pas de charge, mais on est à la bourre...

Côté port.

Côté mer (non, sans blague?)


Bref, tout le monde connait.
On s' cassss...

Mais j'ai maintenant un certain nombre de clichés compromettants (2) que je vais pouvoir utiliser à bon escient selo, le bon vouloir de mes caprices... gnek gnek gnek... attention, Tatiana, il va falloir être très gentille.
Disons qu'il y'a une côté face (tu vois de laquelle je veux parler, Rachel?) et une autre côté pile pour mes longues nuits d'hiver (ks ks ks)

C'est parti pour un non stop jusqu'à Moriani où on va chercher un camping. Il ne nous restera plus qu'une toute petite heure demain pour arriver.

Arrêt express au géant de porto Vecchio pour faire le plein de provisions corses, c'est tout.


Petit aparté d'un quart d'heure au royaume des bisounours dans lequel nous vivons depuis trois jours.
Le camping. Plus personne à la réception. Moi, j'aime pas attendre. Veux pas bosser?
Je me casse.
Et là, c'est la crise

Ouvrez le ban.

... mais pourquoi tu fais ça, c'est ridicule... t'es pas à cinq minutes... ça va fermé et puis y'aura plus rien d'ouvert.................... mais ........ et puis..........c'est pas vrai....... j'y crois pas.......oh le mec........

Quinze minutes plus tard. Je dois bien me rendre à l'évidence. Elle a raison (bien sur que j'ai raison). Tous les campings sont encore fermés. La saison pas commencée. Y'en a qu'un. C'est celui de tout à l'heure. Demi tour... pffff, il m'en coûte, vous pouvez pas imaginer....

Fermez le ban.

Toujours pas là, le gars.
On plante la tente et on verra bien. Demain matin, pour payer, il sera sans doute pas encore là non plus.
Quand on finit par croire qu'on va lever l'ancre gratis, il arrive.

il est super rigolo. Le camping est blindé d'allemands qui sont en vacances depuis hier. Ca le gave... Il était mieux avant quand le camping était vide. C'était plus calme. tant pis pour le chiffre d'affaires (doit pas dire ça à son banquier).
Super chouette camping dont j'ai oublié le nom. Tout ombragé sous les oliviers (ça tache) et les eucalyptus, la réception est à moins de trois mètres de la plage, moins de dix de la mer (toute la nuit on entendra les vagues). Mais il est face à la route qui monte à Cervione.

Il me recommande un resto sympa (faisait longtemps) à Cervione: aux trois fourchettes.

Village super au dessus de la mer, intact, rustique comme on les aime.
Le resto sur la place de l'église. Intact, rustique comme on les aime. repas sur la terrasse sous l'auvent.

Génial... La régalade

Pour pas cher (pas assez par rapport à la qualité de ses produits), on se pète le ventre.
Il fait tout lui même, même (ça, si c'est pas de la répétition) le vin.

Lonzu avec macédoine de légume
canellonis au brocciu
fromage..... brrrrrrrrrrrrr..... corse
plus un fiadone pour moi.

et une liqueur de myrte....
plus encore un verre d'eau de vie de myrte...
et une autre liqueur pour comparer avec l'eau de vie.

Euh... Tatiana, tu te rappelais qu'il y'avait autant de virages pour descendre sur la côte?


Dimanche 24 mai.

Dodo pas long... Réveil très rapide.
Go to Bastia.
Un bordel incommensurable à l'embarquement.
Rien à raconter sur le retour sauf qu'on s'est bien emm... (normal quoi)
Sauf que c'est là que Gaston lagaffe entre en jeu...
1/ Sur le port, je veux contrôler l'état du sac de provisions corses. Ils sont dans un sac isotherme et j'ai acheté un sac de glaçons pour essayer de maintenir la température fraiche le plus longtemps possible. Mais je n'ai pas confiance dans l'étanchéité du sachet. Bien m'en prend, il est effectivement percé et une partie de l'eau s'est déjà vidée sur les figatelli.
Pas grave, je sors le sachet. Un tout petit trou par lequel je commence à vider l'eau restante (un bon demi litre). Bien sûr, ça va pas assez vite. je presse encore et encore sur le sachet. Tout à coup, le sac éclate.
Le jet d'eau induit aurait pu aller par terre, ou vers le ciel, contre ma voiture (qui en a bien besoin), au pire contre moi. Non, pile à travers la fenêtre de la voiture d'à côté. Evidemment, la place passager est occupée par une pimbêche permanentée quinquagénère. Ben, elle s'est tout pris dans la figure, la pauvre. Je suis confus, mais j'arrive pas à m'arrêter de rire. Tout le monde d'ailleurs est écroulé de rire. Après enquête plus poussée, je m'aperçois que même la voiture de l'autre côté est trempée. L'eau est rentrée par la fenêtre passager et ressortie par celle du conducteur (il a bien fait de la laisser ouverte) sans quasiment mouiller l'intérieur.

2/ Descente à la soute pour récupérer la voiture à l'arrivée à Nice.
En ouvrant la porte (blindée), j'entends un grand cri et une femme qui part à cloche pieds en hurlant de douleur. J'y ai éclaté un orteil en ouvrant. On a pas idée de se mettre derrière un eporte aussi. Je plaide non coupable,mais comme je suis très gentil, je m'excuse.
Tatiana, dans un grand excès de mansuétude, me dit: "mais pourquoi tu t'excuses? elle avait rien à faire derrière cette porte, cette conne. Ca lui servira de leçon. Et en plus elle gueule. Envoie la c..."
Ah... ces serbes....
Bon, elle a raison. Va te faire voir. T'avais qu'à pas...


Nice. dans les dix derniers à sortir du bâteau... Normal... Pauvre caliméro...


крај


Ah oui,j'oubliais le drame...
Le truc de dingue.
Tatiana a pris un coup de soleil...

Pour vous, ça ne veut peut être rien dire, mais pour elle ça veut dire beaucoup.
des heures et des heures de gommage, de crêmage, d'appication d'onguents et autres puttings importés des states réduites à néant par deux heures d'expo au soleil.
Mais comment va t'on faire?
tatiana, ma creme solaire était peut-être périmée, ça fait deux ans que le tube est ouvert.
Oui, mais bon, oh, ça explique pas pourquoi moi, j'en ai pas pris.

Publié dans corse

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Sandra 04/06/2009 11:29

Super récit comme d'hab' et des photos qui font rêver d'évasion. Cela me donne des idées pour nos prochains voyages de futurs-parents-indignes qui abandonnent leur progéniture à Papy et Mamie pour partir en virée !!! Je sais déjà qui harceler pour obtenir de bons conseils...

Sinon merci de penser à ton fan-club qui attend toujours avec impatience le compte rendu de tes expéditions islandaises, tu imagines notre déception si tu changeais de destination, surtout avec l'itinéraire prometteur de cette année !

bigfoot 04/06/2009 11:49


merci sandra pour ton post, il est gentil (c'est pas comme celui de certaine, suivez mon regard, un peu au-dessus).
courage, plus qu'un mois à tenir... à moins que ce soit le contraire, que la la difficulté commence après...
n'hésite pas à me harceler... j'aime trop ça...

au risque de te décevoir, l'itinéraire raccourci, mais en nette amélioration. petite surprise que je vous réserve... enfin, j'espère que la surprise ne sera pas pour moi sur le moment... on verra
bien.


Laélie 03/06/2009 14:28

Bon, et là pour le coup c'est pas discret : je ris en lisant ton post alors que je suis au bureau... je vais me faire remarquer !

bigfoot 03/06/2009 22:28


bof, tu t'en fiches, dans deux semaines, tu lèves l'ancre...
euh... dis moi, mon fan club serait il en train de naitre? vais fanfaronner bientôt, moi...

c'est en jouant dans la fanfare qu'on devient fanfaron...