mardi 19 mai - Scandola - la mer en Corse, ça vaut bien un gué en Islande.

Publié le par bigfoot


Avant propos...
Pendant que j'écris ces pages d'anthologie que les sociologues martiens éplucheront aux cours de leurs études futures pour tenter de décrypter le mode de vie de ces étranges bipèdes roses aux moeurs pour le moins surprenantes, dont la moitié d'entre eux a une excroissance bizarre qui pendouille entre les guiboles et l'autre moitié de curieuses protubérances sur le haut du corps qui déplacent disgracieusement (du point de vue des martiens s'entend) leur centre de gravité vers le haut...

Record du monde de la phrase la plus longue non terminée. Bon je reprends au début pour que ma diatribe soit compréhensible.

Pendant que j'écris ces pages d'anthologie,..., j'ai repris ma vie normale sur la Côte d'Azur.
Aujourd'hui, j'ai promis à mes enfants de les amener à la plage. Gros effort, je vous jure. Pas à cause de mes enfants, je précise, mais de ce qui m'attend à la plage.
Si je veux une plage de sable, la plus près est à Juan-les Pins (sont où les pins? et me parlez pas des sapinettes devant le casino). Action (Action in english).
Je m'attendais au pire. Mais ça  a été encore pire que le pire que je pouvais imaginer (j'ai un proverbe spécial mais je le garde pour des galères futures, les proverbes, ça marche qu'une fois dans un texte).

On parle pas des bouchons. Juste de la plage.
Les voitures à 5 mètres de l'eau, juste devant la voie ferrée.
Et les plages privées qui privent le public de l'accès à la mer. Faut dire que je connais très mal cet endroit (et je n'y remettrai plus jamais les pieds de ma vie). Donc avec les deux bonhommes, on marche quelques centaines de mètres au milieu des matelas qui vont jusqu'au bord de l'eau.
17h00. Fin de journée. Qu'est ce que ça devait être à 15h00?
Etalage de graisse rougie. Ca sent le monoÏ.
Les visages hébétés par une journée de libations et d'exposition crétine au soleil.
Sans parler de ceux qui sont bourrés. La plage pue l'alcool et le rosé.
Musique à fond...
Jambes emmêlées.Corps mélangés. Z-ont plus qu'à limer devant nous.
Le gros tas d'éléphants de mer.
Spectacle pitoyable. Je déteste. une fois de plus, mon bazooka est resté à la maison.
Un jour,  je vais exploser, c'est sûr. Je ne supporte plus.
Quel plaisir à venir en vacances à passer ces journées à s'entasser ou à rotir aussi lamentablement?

Et oh, toi...de quoi je me mêle? Quel plaisir à venir en vacances à se foutre en galère avec un sac à dos de 30 kg à traverser des gués dont l'eau est à 2°C? hein?
Ben ouais, t'as raison, bon mélanome...

Tout ça pour dire que la mer comme je pourrais la pratiquer à l'année, je hais.
Mais en Corse...

C'EST MAGIQUE. J'AIME TROP.

Faut dire que j'ai tout fait aussi pour sortir du contexte beach.
La location du kayak, j'ai un peu galéré (entrainement à ramer). C'est le gars d'à côté qui loue les kayaks du gars qui a pas encore ouvert. C'est vraiment pas un lève tôt, mais comme les bidochons de la veille font la grasse avant de sortir de leur hôtel, c'est pas la peine qu'il vienne avant 9h00.
Moi qui rêvais de sortir avant le lever du jour pour profiter de l'aube en pleine mer, une expérience extraordinaire que j'avais vécu une fois en allant aux îles de Lérins sur mon pneumatique. Gros souvenir.

Donc départ à 9h et quelques.
C'est beau, c'est dur pour les jambes (faut pas chercher à comprendre).
Mer calme. Ciel immaculé.
Fabuleux.
Porto Scandola, aller retour dans la journée, c'est raide. Faut pas trop glandouiller. Le temps quand même de profiter des anfractuosités et curiosités de la roche.
Grottes, arches, trous, eau limpide.

No words, je me suis essoufflé avec ma colère du début de l'article.






J'abuse, je sais mais c'est vraiment trop beau. La Porte d'Aix.

Y'a des grottes aussi.


Et des arches (avec des méduses)



Ca va être l'heure de la pause, dans le coin, en bas à gauche de la photo.



Non non, l'image n'est pas retouchée. Quel athlète (what an athlet)!

Bon ,faut rentrer at home. Argh, c'est déjà plus difficile. La mer est un tout petit peu plus agitée. Le courant contraire.

Ben, on va se réfugier dans une grotte.



Fait flipper un peu celle là, elle est vraiment profonde. Tout au fond, on ne voit plus du tout l'entrée. On a juste le flop flop des vagues contre les parois (y'a bien un pirate qu'aura planqué un trésor là).
Ouf, suis sauvé, j'ai retrouvé la sortie.

A nouveau l'arche de tout à l'heure pour rigoler encore une fois. Y'a toujours aussi peu de place pour le kayak.

Il reste deux heures pour rentrer à Porto. C'est long. on va abréger en faisant une bonne sieste sur une plage abandonnée (lalalala).
A poil pour rattrapper les écarts de bronzage.

Mince, l'appareil s'est bloqué au mauvais moment ... désolé pour l'absence d'image, j'avais pourtant juré d'être transparent dans mon récit.


De retour à Porto.
18h00.

De retour au camping municipal de Porto. J'étais bien finalement là. J'aurais pas dû plier ce matin.
Même emplacement, mêmes voisins qui se marrent à me regarder monter le matos une nouvelle fois.
Riez, riez... Après une telle journée, j'aime la terre entière.

Final en apothéose.
Le coucher de soleil dans les calanches de Piana, ça doit avoir de la gueule.

Je confirme, ça en a.


j'ai pas pu me résoudre là aussi à faire un tri sélectif.




Ce que je comprends pas, c'est que tous ils se barrent alors que le plus beau est à venir.

Le soleil s'est noyé dans l'eau. C'est prodigieux. Le plus beau coucher que j'ai jamais vu. Même le soleil de minuit en Islande ne rivalise pas avec celui ci.

Voilà, y'a plus, je peux rentrer au camping manger mon couscous lyo.
J'ai connu meilleur plat.

Quelle journée.
Corse, je t'aime définitivement.

Demain, on retournera au col de Verghio pour défier l'Oeil du Diable.

Publié dans corse

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Patricia 08/03/2011 22:44


moi aussi je veux venir...