Parce que mon professeur de français m'a appris qu'il faut toujours une intro...

Publié le par bigfoot

Donc, passage obligé.

Pourquoi la Corse alors que je vais aller m'enferrer dans deux mois en Islande?
Il semble qu'il n'y ait pas trop de points communs.

Donc la justification en quelques points.
Une logique que Descartes ne renierait pas.

La corse est une île, tout comme l'Islande. On peut pas s'échapper ou s'égarer trop longtemps puisqu'on finit par buter sur la mer. Imaginons un temps que je veuille aller à Berlin. Si je me loupe, je pourrais ne m'en rendre compte qu'à Vladivostok (ça en fait des pas de trop et des lyophilisés ingurgités).

La Corse, c'est la taille du Vatnajökull... Histoire de m'imprégner de la taille du glacier... P'tain, que c'est grand...
La Corse, c'est grosso modo la même population (en nombre, parce que  sinon, le Corse est juste un peu plus brun que l'Islandais) que l'Islande.

Parce que la semaine de congés est tombée un peu tard pour mettre en place un gros truc à l'arrache dans un pays scandinave à une époque de gros doutes sur les conditions nivologiques de ces pays nordiques

Parce que j'avais espoir de pas passer l'ensemble de mes congés en solo en restant à proximité de la maison.

Parce que 105 euros la traversée avec la voiture.



Résultat. Génialissime. Pourtant, c'était mon cinquième voyage en Corse. J'aime toujours autant. Pas de lassitude.

Même si le programme initial (dont je ne parlerai même plus) pas du tout respecté. Au feeling jour après jour.
Truc incroyable. Je me suis tellement régalé qu'à un moment, j'ai eu envie d'annuler mon tour islandais pour retourner en Corse dès cet été continuer mes ballades.
Mais non, je ne peux pas renoncer compte tenu de mon immense fan-club qui serait trop déçu de ne pas rigoler de mes galères estivales arctiques (sub-arctiques).


Mais bon, le camping sous le soleil à manger des saucisses et du bruccio. Pas de vent. La petite brise du soir bien agréable. Les baignades dans les torrents et la mer si limpides. Toujours en short et tee shirt. Tout ça, c'est bien cool.

Ma volonté donc de bouffer du lyo et du muesli, de me faire secouer par le libecciu islandais, de foutre le cul dans l'eau boueuse glaciale avec le déluge de pluie horizontale en pleine face couvert de gore-tex de la tête aux pieds un petit peu complètement ébranlée (la phrase est trop longue, je sais, monsieur Cazals, pour être compréhensible).
Ben tiens, si je réussis à passer le tour, je jure solennellement ce jour de plonger dans l'océan à l'arrivée (le problème, c'est qu'il est à plusieurs dizaines de km de l'arrivée, faudra que le stop marche, gnek gnek gnek, j'aurais toujours une excuse pour me défiler).

En tout cas mon moral au beau fixe et l'optimisme grimpant en flèche, j'ai décidé d'apporter une petite retouche non négligeable au tour islandais.
Mais c'est un petit secret entre moi et très peu d'initiés (si je le dis, on m'enferme avant que je parte).
Le pari est osé, mais si ça réussit, j'aurais réussi, je crois, le plus beau tour possible en Islande.



Mais cette semaine corse avec tout ça...

Ca avait pourtant pas commencé au top.

Vendredi 15 mai.

Boulot the morning. Le boat en tout début d'aprèm.
Départ avec un peu d'anticipation à 11h00
J'aime pas courir pour attraper mes vols, trains ou autres bateaux.

Passage express at home pour me rincer des miasmes de la chimie du matin.
Ah tiens, et si je changeais le joint du robinet d'eau froide de l'évier qui fuit depuis six mois...

Des idées, moi des fois...

Je vais fermer le robinet le robinet de l'arrivée générale de l'appart. le presse-étoupe lache entre mes doigts. La grosse grosse inondation à mes pieds. C'est bien de moi, ce genre d'aventures grotesques au dernier moment.
On va pas se laisser aller. On en a vu d'autres bien pires par le passé (je raconterai un jour l'histoire du sommier que j'ai coincé dans la cage d'escalier).
Ni vu ni connu, je referme doucement la porte mais la laisse entrebaillée pour que les riverains voient très vite les dégâts. Courageusement, je m'éclipse. Vraiment plus le temps de glander à faire le plombier. Y'aura bien une âme charitable pour réparer ça. De toute façon, ça fuit tellement que l'immeuble va fondre s'ils font rien aujourd'hui. On verra le résultat à la rentrée.


Bateau à 14h30 de Nice pour Bastia.
Mer pas belle. Orages annoncés.
Un peu de retard à l'allumage.

Traversée toujours aussi monotone avec un NGV qui n'a de GV que le nom.

Beaucoup de retard à l'éteignage.
Plus d'une heure de retard.
Au moins, ça m'a permis de re réfléchir longtemps à l'organisation de mes sorties et bien sûr de changer d'avis.
Avant de partir, j'avais décidé de progresser du nord vers le sud jusqu'au jeudi suivant, jour charnière où le voyage pourrait prendre un tour plus romantique.
A l'arrivée, j'ai décidé de partir dans l'autre sens du sud vers le nord en commençant par la montagne de Cagna, juste à côté de Porto-Vecchio.

Bon, on est vraiment à la bourre. 20h30 à Bastia au lieu de 19h15.
En trombe vers le sud donc.
Vers Aléria, il en tombe des trombes justement. Gros orage.
A Guisonnachia, je suis déglingué. Je suis debout depuis 4h du mat à cause (grâce) du travail, plus la traversée qui m'épuise à chaque fois par cette inaction forcée à subir la bateau et la foule. Comme d'habitude dans ces endroits de regroupement de mes semblables comme les gares ou les aéroports, je me sens seul comme jamais. J'aimerais tomber en catalepsie jusqu'à l'arrivée. Je ne supporte pas.
Bref, je me sens pas de pousser jusqu'à Porto-Vecchio.
A Solenzara, sous la pluie toujours, je décide de monter camper à Bavella et faire ma première journée demain autour des aiguilles et de pousser ma reco jusqu'au dessus des vallons De Polischellu et Purcaraccia.

J'avais oublié. C'est raide de partout des deux côtés de la route. Pas de piste qui part un peu dans le maquis pour se planquer des éventuels regards inquisiteurs et/ou indiscrets. Il est 23h30. Je me gare sur une aire de parking et décide de dormir dans la voiture pour cette nuit.
La Polo, on sait tous que déjà, pour le confort de conduite , c'est un peu dur et pas super agréable. Mais alors pour dormir, je vous dis pas...



Merci beaucoup à Philippe EVRARD pour tous ces conseils et la qualité de ses deux sites web.
le site Corse-sauvage
le blog Corse-sauvage

Publié dans corse

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Laélie 27/05/2009 20:26

¡ Hola !

Je ne sais pas si cette escapade corse t'as laissé le temps de réviser la leçon 2 d'islandais de ta méthode Assimil... pour ma part, j'attaque la leçon 64 de la même méthode mais pour l'espagnol... (si t'as pas fais le lien, tu me connais sous le pseudo de val38 sur un certain forum ;-))

Bref tout ça pour dire que je suis d'accord avec toi quand tu parles de la beauté de l'ïle de beauté ! Pour ma part, j'en suis à 3 voyages, plein de randos et un parfum de garigue instantané dans les narines rien que d'entendre le mot "Corse".

Je garde donc un œil sur le site pour lire, toujours avec plaisir, la suite de ton périple.

Rachelllllll 27/05/2009 15:16

Dis donc, t'y vas fort toi!!! Comparer la Corse à l'Islande !!!! Je suis verte, non plutot rouge!!! Euh je suis toutes les couleurs à la fois ahahah!!!! Jte jure celle là, je l'avais encore jamais lu!!! Je vais pas m'en sortir vivante moi avec tout ca!!! MDR!

bigfoot 27/05/2009 15:32


ben quoi?
on peut bien comparer ce qui est pas comparable pour en conclure que c'est pas comparable.
parce que si tu compares pas, comment peux tu dire que c'est pas comparable?
la comparaison antagoniste que ça s'appelle, la comparaison pas comparable. j'ai pas raison?
T'as remarqué au fait la paraison du feuillage des arbres?