le baou de la Gaude... noires pensées...

Publié le par bigfoot

28/04/09

Travaillé cette nuit. Couché à 7h00 ce matin.
Il a plu toute la nuit mais j'ai décidé qu'au réveil, j'irais au bord de l'Estéron que j'ai entendu monter cette nuit. Et sous la pluie,les rivières en crue, ça m'amuse toujours (forcément, se suis pas riverain).

Debout à 10h30. Là je suis dans mon rythme normal (3 heures de sommeil). Grosse surprise. Soleil éclatant.
Et ben, j'ai plus envie d'aller au bord de l'Estéron maintenant. Changement de cap. Je vais monter au baou de la Gaude pour profiter du panoramique sur toute la Côte d'Azur. Et oui, les terribles photos panoramiques ne sauraient tarder. Ca finira bien par me passer...

Plutot que de monter par le chemin normal depuis Saint-Jeannet entre les deux baous, j'ai préféré prendre la rocade et passer à l'ouest de celui de Saint-Jeannet (sont gonflants de donner le même nom au village et au baou, ça fait un récit pas clairdéjà que...) en longeant les voies d'escalade qui surplombent la cagne. J'ai décidé aujourd'hui de forcer l'allure et d'être quasiment en mode trail et de charger un peu le sac à dos, même si j'ai besoin de rien ( ...envie de toi). Toujours la montée redoutée au Castellet. Petite pause aux ruines avec une belle vue maritime.


Longue traversée pour rejoindre le carrefour de Vescagne en sous bois de yeuses et attaquer le plateau des baous qui me permet de faire le bilan de la nuit de boulot écoulée. J'ai passé la moitié de cette satanée nuit à essayer de comprendre pourquoi on a perdu du produit (je travaille dans l'industrie chimique).
Lavoisier, certainement un soir où il était bourré et euphorique, a dit: rien ne se perd, rein ne se crée, tout se transforme.
Pourquoi alors chez nous, qui somment chimistes, la loi marche pas?
On est en dehors du systême euclidien? Ou bien quand deux lois s'affrontent, c'est toujours Murphy qui gagne?
Comment quand on a chargé 2000 kg, on n'en récupère que 1800? Hein, Lavoisier, t'expliques ça comment? J'aurais bien quelques pistes à lui donner, mais comme j'ai signé une clause de confidentialité dans mon contrat, je ne peux les lui indiquer (il peut m'envoyer un mail).
C'est super intéressant comme réflexion lorsqu'on ballade quand j'arrive aux restes d'un petit avion qui s'est scratché là il y'a longtemps de ça. Me remonte tout à coup à l'esprit ce fait divers dramatique de l'hélicoptère qui s'est écrasé hier en Corse avec une maman qui venait juste d'accoucher.
D'habitude, je ne suis assez blindé face à ce genre d'évènements. Je me dis que c'est la vie, qu'ils ont pas eu de chance et puis basta. Là, je suis perturbé.
Pourquoi eux? Pourquoi cet enfant n'a vécu que quelques minutes? Pourquoi il n'a pas eu le droit de vivre une vie pleine? Il n'a pas eu sa chance. Si je pouvais croire aux anges...
Même pas eu le droit d'essayer de goûter au bonheur. Je sais que la vie nous apparait souvent injuste... mais là, c'est trop dramatique.
Une felûre s'est ouverte dans ma carapace. C'est étrange comme sensation. Si longtemps que je n'ai pas ressenti une telle tristesse, alors que je ne suis finalement pas plus concerné que d'habitude et que le sort de mes congénères lointains ne m'intéresse pas plus que ça. Pourvu que la felûre ne s'élargisse pas (D'un coup d'éventail fut félé ; ... N'y touchez pas, il est brisé). Il est temps que je retourne chez le maréchal-ferrand pour réparer tout ça.
J'ai envie de voir mes enfants et d'essayer d'en profiter un max ce week-end. On ira loin et on mangera beaucoup de glaces...
Pourtant, le paysage est joli, mais le coeur n'y est plus.

Montée finale au baou en courant pour essayer d'évacuer cet affreux mauvais feeling par toutes les pores de ma peau en pleine sueur.
Quand je marche presque sur deux cons de patous qui bullaient à l'ombre d'un chêne pendant que les moutons sont en train de se barrer sur l'autre versant. Branleurs, va!
Ils sont tellement surpris (j'ai mis les pompes d'Eole pour être silencieux) et sans doute vexés qu'ils sont à deux doigts de me sauter dessus. Le coeur a failli explosé devant cette rencontre imprévue et brutale. Pourtant, j'ai vraiment pas peur des chiens (même pas assez sans doute). Bon, on va discuter un petit moment. Ouf, ils me laissent enfin passer.
C'est reparti mais ils m'ont cassé le rythme. Je rattrappe deux randonneurs du dimanche que j'ai tendance généralement à juste saluer puis à tracer ma route. Mais là, j'ai besoin de parler, de me rassurer, d'être humain et grégaire. Donc on discute un petit quart d'heure. Ils sont en vacances et font quelques ballades de ci de là. Je leur indique deux trois spots très sympas et très peu connus dans le coin. Mais qu'est ce qui m'arrive? Depuis quand je livre mes petits coins secrets?
Il est vraiment temps que je me ressaisisse.
Arrivée au baou de la Gaude. Magnifique panorama sur toute la côte avec la trace brunatre du Var qui a bien gonflé à cause des pluies de ces derniers jours loin dans la mer.



Redescente en courant puis petite sieste expresse. Ce soir, je dois retourner chercher les 200 kg manquants.

Mais avant n'oublions pas les .... panoramiques et video (il faut vraiment que je trouve une solution pour élargir ces photos).






et une petite vidéo avec un bonus à la fin pour faire pardonner la qualité médiocre.




Commenter cet article

Laélie 27/05/2009 20:42

Pour élargir tes photos, tu peux les charger plein pot dans ton dossier et quand tu les inserts dans ton texte, tu coche la case "Lien vers l'image originale" comme ça, il suffiera à tes lecteurs de cliquer sur la photo pour la voir dans le format dans lequel elle figure dans ton fichier... Heu... est-ce assez clair ?