28/07: Hauhverir - Hattver - Landmannalaugar

Publié le par bigfoot

Il court il court le furet, il est passé par ici, il repassera par là.

il est passé par le sud de Hrafntinnusker, il repassera par le nord.

 

Le problème, c'est qu'il n'a pas su décider hier soir du trajet par le nord. C'est rare, mais pas envie de se casser la tête à trouver un chemin logique sur la carte.

De toutes façons, rien ne s'est passé comme prévu depuis le départ, ce qui est loin d'être désagréable au fond. Quand même plus sympa de laisser les pas tracer le chemin et les découvertes au détour d'un virage n'en sont que plus belles.

La seule chose dont je suis sûr aujourd'hui, c'est qu'il me faut rejoindre Landmannalaugar ce soir. Je suis à sec de bouffe, enfin presque... Et que je veux passer par le nord en essayant de voir le maximum de fumées comme hier. Mais que trop près du sommet je risque de me mettre en galère comme les types aperçus hier soir.

 

Aussi, je pars en direction des premières fumées au nord de Hrafntinnusker. on va faire ainsi, de fumées en fumées, comme les indiens (supposition anthropologique douteuse).

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Je risquais pas de la louper la première... Elle envoie quasiment autant de fumée que celle tout en haut d'hier après midi.

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La différence est qu'il n'y a pas du tout de vent et que les fumées montent à la verticale.

L'orifice de sortie est moins gros et la vapeur semble sortir avec moins de pression. De plus la forme du site permet presque de rentrer dans la cavité... presque hein...

En montant la vue se dégage sur Reykjadalir et la vallée de la Markarfljot, souvenirs souvenirs de 2010.
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Il y'a de plus en plus d'obsidiennes au fur et à mesure que je monte, ce qui me permet de rappeler que "Hrafn" signifie corbeau, la couleur noire du plumage correspondant à celle de la roche.

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Pour la première fois depuis pas mal de temps, je tombe sur une piste, celle montant en fait au refuge de Hrafntinnusker. Et deux énormes 4*4 garés sur le bord de la route.

Hmm!!! c'est bien le signe que je m'approche de la civilisation. Je ne fais que croiser la piste et continue plein est.

Très vite, j'arrive sur un sentier avec les piquets caractéristiques des chemins balisés islandais. Balisage bleu, je ne me rappelle pas que le laugavegur soit bleu. J'ai un souvenir de rouge.

Je m'arrête un instant, la direction ne ressemble pas à celle du laugavegur. De plus, je ne trouve pas que le sentier est suffisammment piétiné au vu de la surfréquentation du "GR". Et pour finir de me faire douter, je ne vois personne, absolument personne et en milieu de matinée sur le laugavegur, il est impossible de ne pas croiser un randonneur.

Ce n'est de toutes façons pas compliqué. Moi, je vais à l'est, le laugavegur va vers le nord (ou le sud), donc tout droit, je ne reste pas sur le chemin. Marrant, je marche dans les traces d'une motocross à travers le champ de lave du plateau. Je n'ose pas imaginer l'état des pneus après une telle scéance.

A force de tirer plein est, j'arrive à l'extrémité du plateau au nord de Söðull, petite montagne au nord est de Hrafntinnusker. Et sur quoi je tombe? un sentier énorme assez large pour marcher à trois de front. Le balisage rouge du laugavegur réapparait et de loin, il y'a des cairns de la taille des trolls de Tolkien. Ce n'est pas un sentier, c'est le chemin de labeur des fourmis ouvrières.

Où que mon regard se porte sur le sentier, y'a des gens qui marchent et ils ont l'air aussi heureux que les fourmis qui vont au taf. Pas une fois y'a quelqu'un dans les groupes que je croise qui dit bonjour ou se permet un sourire, alors peut être que je suis pas d'aspect sympathique mais c'est toujours sur ce genre de chemin que la communication s'arrête.

Je suis coutumier du fait sur le GR20 en Corse ou le GR52 dans mon Mercantour à moi. Je sais pas, c'est peut être moi qui me ferme parce que je ne veux pas appartenir au monde des randonneurs sur sentier et inconsciemment je me ferme. Ou alors je pense plutôt que les gens marchant en groupe se referment sur un monde clos se limitant à eux mêmes. Et comme chacun marchant sur un chemin commun avec un itinéraire et des étapes communes, qu'ont ils à se dire?

Bref j'adhère pas, du tout, du tout, du tout. Je préfère être seul et croiser des gens en des endroits improbables. Ca accrochera pas forcément mais toujours il y'aura communication intéressante. Il fut une époque où je faisais des détours pour éviter les rencontres; j'ai progressé aujourd'hui, je vais au devant...

 

Je reste le temps nécessaire sur le laugavegur jusqu'au moment où je trouve un passage qui me parait simple pour descendre dans la mythique caldeira du Torfajökull, c'est à dire à l'aplomb du ravin de la Litla-Hamragil. Et là un gars m'interpelle pour me dire que je me trompe et que je quitte le sentier.

J'hésite à lui répondre par un bêlement mais préfère lui dire que je vais faire caca dans un coin discret... pfff...

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Je ne veux pas descendre de suite mais continuer à courbe de niveau, rejoindre Reykjafjöll et atteindre Hauhverir, la plus belle source chaude de l'univers (je ne connais pas au-delà de l'univers).

Il faut quand même traverser la litla et les pentes à l'hubac sont soit couverte par des névés à l'allure fragile soit des pentes trop raides.

Je suis obligé de remonter assez haut vers le refuge pour pouvoir traverser en toute sérénité. 

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Finalement j'ai presque fait le tour intégral de la caldeira.

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Je vais pas rejoindre le refuge, j'ai le temps de fréquenter la foule ce soir à Landmannalaugar mais plutôt maintenant rejoindre le saint des saints, la caldeira du Torfajökull avec ses sources chaudes, glaciers, ryolithes, ravins et autres cascades...

Le plus beau de ce qui existe en Islande est concentré là. Retournons au pays imaginaire qui n'existe pas.

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Je me rappelle très bien ces paysages et les difficultés de la zone. Pour rejoindre Hauhverir, il me faut vraiment rester au plus haut pour ne pas être piégé par les ravins qui remontent très haut.

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Par contre, j'ai obligation de passer alors sur de sales névés qui me font soucis à cause des ponts de neige qui sont formés entre les parois des ravins.

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Les fumées apparaissent assez vite. Il me suffit de suivre la crête qui descend à l'incroyable place de Hauhverir, peut être mon endroit préféré d'Islande.

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En approchant du rebord du ravin, je redécouvre la confluence des deux Hamragil.

Je suis exactement sur les lieux de mon passage en 2010.

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Un peu plus loin, on voit distinctement Hattur (le chapeau), la confluence entre la Jokulgil et le vallon de Hattver par où j'ai l'intention de rejoindre landmannalaugar.

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Et à droite le Torfajökull sur lequel je devrais passer dans trois jours pour quitter le secteur et rejoindre Strutslaug.

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Les derniers vallonnements avant la vision de malade...

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prêts? 3.2.1...

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Hauhverir... la plus belle de toutes, 5 mètres de diamètre d'une piscine d'eau siliceuse turquoise. Y'aurait bien Hveravellir pour rivaliser mais trop accessible, trop facile à atteindre et ça c'est rédhibitoire pour moi.

Petite fumée sympathique.
Son seul problème... 50°C trop chaude à la limite de l'ébullition...
Mais niveau visuel, trop trop beau...
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Je vous dis pas combien la pause sur la pelouse juste à côté fut longue et savoureuse.
Un de ces instants rares et voluptueux.
Cette année, "l'oeil" d'Haskerðingur est moins marqué qu'en 2010.
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Il faut maintenant rejoindre le fond de la vallée là où les deux Hamragil se rejoignent.
Ici je suis coincé entre la litla-Hamragil d'un côté et la Kaldaklof de l'autre.
Par expérience, je sais qu'il faut absolument éviter de redescendre le long de la Kaldaklof où je m'étais pris une belle claque dans la gueule alors que côté Hamragil, c'est relativement aisé.
Donc ceci dit, j'opte pour évidemment pour Hamragil. Faut pas pousser trop loin.
Cinq minutes plus tard, l'arête choisie m'amène sur la Kaldaklof à droite sur la photo suivante.
Comme quoi, on peut pas lutter contre le destin...
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C'est d'autant plus piégeux que le début est fastoche.
Pas trop raide et un semblant de trace...
En fait ce sont ces connards de moutons qui tracent des drailles cul de sac.
Alors on dira que si mouton le peut, homme le veut...
Et vouloir, c'est pouvoir...
Et le pouvoir de l'intention déplace des montagnes...
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Début de l'embrouille...
C'est là que c'est terrible, tu te fais avoir en douceur.
C'est raide, t'as des petits pas compliqués mais courts qui se passent facilement et tu descends tu descends.
T'as l'impression de voir la sortie pas loin, le chemin marqué.
Tout content de moi, j'ai réussi à contourner la première cascade moyennant quelques acrobaties.
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Z'avez vu? Je suis presque en bas. Il me manque 50 mètres et je suis bloqué sur une nouvelle cascade.
Fin de l'histoire. Faut remonter.
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Le retour sur la crête est difficile, comme toujours quand on a perdu.
C'est pour ca qu'il vaut mieux être bloqué à la montée qu'à la descente. C'est plus facile de renoncer en montant. Aussi on prend moins de risques, sachant que la descente est derrière.
Quand tu descends, pour pas avoir à pleurer à la remontée en cas d'échec, t'as tendance à prendre plus de risques.
Les traces de pas sur la gauche de la remontée...
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Nouvelle tentative de descente un peu plus loin.
Ca me parait jouable bien que très raide. Les traces à gauche ne me paraissent pas praticables.
Mais elles sont de toutes façons inaccessibles.
Là, je vais tirer droit vers le bas dans la pente gravelo-herbeuse (comme ils disent dans les guides) qui devraient être plus stable que les petits cailloux nus.
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Croyez que la photo écrase particulièrement les pentes.
Le début de la descente se passe bien, mais en pas chassés tellement c'est raide.
Il arrive un point où ce n'est vraiment plus possible donc je tente ensuite de partir en traversée mais comme d'hab, les traversées sont très compliquées dans ces pentes si raides.
Et je me retrouve bloqué comme sur la Ljosa la veille.
Et demi-tour de vainqueur pour changer et retour sur la crête initiale.
Les années passent et se ressemblent. La Kaldaklof l'emporte à chaque fois.
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Moins de photos, j'ai autre chose à faire que du reportage en ces instants...
C'est d'ailleurs le signe l'absence de photos que ça se tend et qu'on a autre chose à faire.
Donc, une heure plus tard, après divers contournements, je suis quasiment en bas.
Quand tu réfléchis un peu, et que tu tentes pas la descente directe, tu arrives assez facilement vers le bas.
Sur les photos à venir de demain depuis le versant d'en face, on voit bien les incidents de parcours et les demi-tours.
Me voici atteignant les mousses, le signe que c'est presque gagné.
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Là, ça sent l'écurie, c'est presque gagné.
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Descente tranquille maintenant sous les yeux du troll loup.
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Au bord de l'eau maintenant,il faut se déchausser pour affronter la Jokulgil naissante, confluente des Hamragil et de Kaldaklof.
Si je la suivais jusqu'au bout, j'atteindrais Landmannalaugar. C'est une des possibilités décrites par les cartes.
Mais non, je préfère couper ce soir par Hattver et sa crête mythique (au minimum, vraiment).
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La célèbre orgue basaltique du quartier sous Hattur.
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Il a fait tellement beau aujourd'hui que la Jokulgil est plutôt velue ce soir. On ne la franchit pas aisément n'importe où. Faut choisir les passages pour pas se faire retourner par les flots.
Je rencontre un suisse qui va camper là ce soir à Hattver à l'endroit  où j'avais dormi il y'a deux ans.
on discute une bonne demi-heure avant que je m'engage dans le vallon perpendiculaire de Hattver.
J'espère retrouver mon chemin de montée de la dernière fois sans trop de peine.
Ben, en fait, y'a le chemin qui est balisé le long d'une crête. Je n'étais pas passé par là, sans doute que j'avais pas vu le passage. Aussi j'étais descendu sur le cul par une multitude de petits ravins d'où mon inquiétude à retrouver ce chemin.
Du coup, c'est super simple, balisé et la trace super bien faite.
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Face à la confluence, il y'a cette montagne triangulaire veinée de bleu, Hnausar que j'aime tant.
Maintenant il faut suivre la crête qui monte qui monte...
Parfois débonnaire (comme ils disent dans les guides) parfois beaucoup plus étroite, limite impressionnante, elle zigzague jusqu'au plateau sommital pendant une heure.
Quelques photos de ce passage d'anthologie, un des plus beaux chemins balisés que je connaisse.
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Pour donner une idée de la taille de ces montagnes de ryolithe, une photo avec mon ombre...
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Retour aux photos de la crête.
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A ma grande surprise, un panneau indique en haut le départ vers la crête. Je suis sûr qu'il n'existait pas en 2010.
Me voici sur le grand tour de Skalli indiqué sur les dépliants vendus à Landmannalaugar.
Dernier regard du jour sur la zone Haskerðingur Hauhverir Kaldaklof Hattver.
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Je descends par le côté Jokulgil sur le chemin.
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Je n'ai plus envie de sortir des sentiers en cette fin d'après midi et je n'ai plus que l'envie d'arriver à la casa et tremper les fesses dans la piscine la plus top de l'univers (et je connais pas au-delà de l'univers). Même la foule que je sais que je vais rencontrer ne devrait pas trop me perturber.
Au détour d'un névé, le sentier me montant à plus de 1000 mètres, je tombe sur deux jeunes français qui font un tour à la one again en Islande pour remplir la petite semaine bonus qu'il leur reste après un périble kayak de plusieurs semaines au Groënland. 
Comme ça, à la volée sur la carte, je leur donne une idée d'itinéraire en boucle dans le coin via mes dernières expériences avec un retour par le Maelifellsandur.
Deux dernières heures un peu longuettes après la beauté des paysages précédents.
Une petite bouffée d'angoisse à la vue lointaine du grouillant Landmannalaugar.
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Je passe juste au-dessus aussi de Litla Brandsgil qui était le ravin par lequel je m'étais engagé en 2010 pour rallier Hattver. J'ai l'impression d'être à la maison quand je croise mes itinéraires passés.
La montagne dominante dans le contre-jour est Blahnukur
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Arrivée un peu stress à Landmannalaugar, les pieds en déconfiture et inquiet de la foule.
Chez le gardien, j'ai un petit moment d'angoisse sur une incompréhension quand je crois qu'ils ont paumé mon colis.
Le problème résolu, je tombe aussitôt sur un gars qui m'interpelle...
Dis, t'es pas le type qui tient un blog sur l'Islande?
Alléluia, j'ai atteint la célébrité suprême... Je vous dis pas les progrès depuis le début.
"Bonjour, moi c'est David, je tiens un blog sur l'Islande"... "Ah? connais pas, désolé"
"Salut, j'ai posté quelques articles sur l'Islande dans mon blog"... "En effet ça me dit quelque chose"
"J'ai posté des photos sur le web"... "bigfoot, oui, en effet, je tombe souvent sur tes photos quand je cherche un truc (dixit un islandais)"
Et donc désormais on m'interpelle en me demandant si je suis moi... cool...
La prochaine étape, on me désignera de loin du doigt "oh regarde c'est bigfoot" et les filles m'arracheront les vêtements.
En fait je m'aperçois que je m'en fous complètement. Ca fait plaisir bien sûr de savoir que mes histoires plaisent et donnent envie aux gens de voyager. J'ai reçu d'autres témoignages cet automne vraiment sympa me disant que c'était grâce à moi qu'ils avaient franchi le cap de voyager seul.
Oui, ça fait chaud au coeur mais je suis passé depuis quelques temps au-delà de ça. 
Qu'on me lise me suffit et encore je le fais plus pour moi l'utilisant plutôt comme support pour un journal de voyage et pour mes souvenirs futurs de vieux croulant. Je n'apporte plus la moindre importance à une quelconque notoriété.
Je vous le dis, mes calculs de 2010 m'ont sacrément dégonflé le bulbe. Ils ont été finalement plus salutaires que nocifs.
Nous mangeons, Romain, Sylvain et leur petite troupe ensemble à discuter des projets islandais. Si j'ai bien compris, ils sont revenus icià Landmannalaugar exprès pour aller voir les montagnes bleues de Sveinsgil après la lecture de mon article 2010. C'est aussi mon but demain de retourner au montagnes bleues par un autre accès. Ce qui me rassure, c'est qu'ils comptent y'aller en deux jours, ça m'évitera de partager l'endroit.
Je pars ensuite à la tombée de la nuit vers la piscine quand la frénésie est retombée.
Je n'y éprouve pas le bien être de la dernière fois, la magie opère moins.
C'est trop bruyant, ça parle trop français, trop italien. il y'a des enfants qui chahutent, des ivrognes qui braillent.
Et tout à coup, le feu me prend les pieds. L'eau me fait définitivement trop trop mal  (tromal... ça me rappelle "shining", tiens) sur mes blessures aux panards.
Je quitte aussitôt la flotte et me précipite vers la tente me masser les petits petons avec tout plein de pommade.
J'ai beaucoup de mal à m'endormir entre le bruit du camp et la douleur. Heureusement, Umberto Eco m'aide à fermer les yeux.
Les yeux tout pleins des souvenirs exceptionnels de ces derniers jours.

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quality equipment and spray 06/08/2014 09:58

I am very much delighted to experience the beautiful spots from the Iceland. It require some talent to capture such lovely stills from the nature and you have done a wonderful job in capturing these. I greatly enjoy this outage and thanks very much.

Vincent 20/07/2014 02:07

Bonjour,

A la vue des photos de la 2ème partie de la journée, je me pose une question... si c'est l'autoroute sur le Landmannalaugar, est-ce plus calme sur les itinéraires annexes, pourtant balisés eux aussi? On dirait qu'il n'y a strictement personne ni sur la sente qui remonte sur la crête depuis le fond de la Jökulgil, ni même sur la boucle de Skali... A vue de carte (j'ai une copie d'un dépliant des sentiers du coin, datant de 2005), cette boucle semble pourtant être LA ballade évidente du coin, non? Est-il possible que les gens restent réellement tous sur le Landmannalaugar, au point de ne même pas tester les variantes balisées autour?
Si oui, ça pourrait me décider à venir quand-même dans ce coin, malgré la surfréquentation :)