28/07: Askja

Publié le par bigfoot

Finie la rigolade après ces trois jours moyenasses pour pas dire pour les deux premiers complètement pourris.

 

Maintenant c'est l'heure des braves...

Les chochottes et les précieux, direction le blue lagoon...

Ceux qui en ont dans le calbut (qu'ils ne craindront pas de porter rance pendant deux semaines) et qui ne savent pas le jour de leur prochaine douche, suivez moi  (prenez votre brosse à dents quand même).

 

Bus pour Askja à 8h00. Bien fait de réserver depuis la France. Il est plein.

La F88 (route d'accès depuis Myvatn) est interdite depuis deux jours aux véhicules particuliers. Les rivières issues du Vatnajökull sont démontées et les gués menant à Askja sont considérés dangereux donc interdiction aux voitures. Pour le bus, pas de problème...

En tout cas, ça confirme bien mon impression d'hier quand j'ai vu la gueule de la Skjalfandafljot. Ca fond fort là haut sur le glacier.

Compte tenu de mes projets loufoques de cette année, ça pourrait bien être un problème sérieux.

 

Dans le bus assis à côté d'un suisse... Pas un mot dans les premières heures. Je suis super stressé à l'idée enfin de m'y coller. A-je bien calculé mon coup? Le poids délirant de mon sac à dos ne sera t'il pas  trop handicapant? Vais je supporter le désert, la pluie? les problèmes des gués? Bref tous les soucis liés à ce genre de sortie.

 

Ah oui, pour ceux qui ne savent pas les préparatifs de l'expé, le but est de descendre certaines rivières en bateau. J'ai donc environ 6kg de matos en plus par rapport à la normale. J'ai eu beau sacrifier une paire de chaussettes et un slip en contrepartie pour équilibrer la balance des poids entrants et sortants, elle penche quand même sacrément du côté positif.

Départ à 30kg sans compter l'eau.

 

 

Quelques arrêts sur la route qui est infinie. Les champs de lave de plus en plus impressionnants. Certains sont absolument impraticables à pied. Toujours plus de stress pour moi qui ne veux pas marcher sur les pistes mais couper à travers champs. Si certains sont de ce type, je ne passerai pas. J'ai encore en tête l'extraordinaire mais terrible expérience dans la caldeira de l'Askja il y'a 4 ans.

 

Arrêt 1 à Herðubreiðarlindir. Je vais voir les gardiens pour leur parler de mon idée de tenter une sortie originale non pratiquée sur l'Askja, par le sud-ouest au col de Suðurskarð. Ils ont des doutes mais pensent que c'est possible. Toutefois, ils me conseillent de poser la question à ceux de dreki qui connaissent mieux le cratère qu'eux. de tout mon voyage, finalement, ce seront les seuls à pas me gonfler à  tenter de me persuader de renoncer à mes plans.

 

Arrêt 2 à la cascade juste après le refuge...

En effet, y'a un peu d'eau dans la Jokulsa à Fjollum

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Moi je dis que toute personne tombant ici dans l'eau va subir une force verticale, dirigée de bas en eau et opposée au poids du volume de fluide déplacé...

 

La Jokulsa charrie des quantités phénoménales de pierres ponces. Il y'en a des milliards de tonnes (et c'est pas lourd pourtant). Je me dis que je suis pas vraiment sympa avec mon voisin de bus et je vais tenter de briser la glace. Il a l'air intéressé par les cailloux donc je ramasse quelques pierres ponces pour lui montrer ce que c'est. Je lui explique donc le truc.

Qu'est ce qu'il me répond, ce con? C'est pas bien de ramasser des pierres. Ils faut les laisser là où elles sont...

Je lui demande alors s'il a peur qu'elles ne retrouvent pas le chemin vers leur maman... (va te faire peindre... (je lui dis pas parce que je suis poli)).

 

Dernière tentative d'être sociable avant mon départ complètement ratée. Pas de regrets de quitter mes congénères donc.

 

Dreki. Je voulais discuter avec les rangers mais on s'arrête pas à l'aller. Y'a un poste avancé me dit on au parking de l'Askja où je pourrai poser toutes les questions que je veux.

 

Sur le dernier tronçon de route, notre guide (arghhhh... j'ai du mal à dire ça) nous parle du lac Oskjuvatn et d'un fait divers particulier qui a eu lieu au début du XX quand deux explorateurs allemands ont disparu corps et bien en faisant du bateau sur le lac. On n'a jamais retrouvé ni corps ni embarcation. Le lac est considéré maudit depuis.

 

Gulp...... pas exclus dans mes idées farfelues de passer dessus plutot que de marcher autour... pas super rassurant tout ça.

 

Parking de l'Askja...

Le poste avancé... C'est pas Fort Saganne... Y'a même pas une guitoune pour planquer le pauvre gusse qui glande là haut sous une belle pluie à plus de 1000 mètres d'altitude.

Le poste, c'est une pierre plate sur laquelle le type peut s'assoir (on a quand même droit au confort quand on est rangers). Faut être islandais pour supporter de telles conditions.

Le type en question est une nana (m'en fous, je suis pas misogyne (tant qu'elles sont moins fortes que moi, j'ai pas de problèmes avec les nanas)) d'au moins 18 ans et une semaine. Sans doute en stage 1° semaine. Elle a pas encore dû passer la visite médicale d'aptitude.

Elle va bien m'aider je le sens.

Un type comme moi avec des idées si novatrices  est la némésis des rangers islandais. Ils ne supportent pas qu'on sorte des sentiers battus.

Suðurskarð, elle a jamais entendu parler, je dois lui sortir la carte pour lui montrer où c'est. Mon reproche auprès d'eux est qu'ils ne connaissent pas leur secteur. Ils ne sont capables de dispenser du conseil que sur des sentiers et des pistes connus et reconnus.

Mon idée, ça ne se fait pas. Askja ne se franchit que par le sud sur la f910 (mon voyage 2008) ou par le nord à Jonskarð vers Dyngjufell (mon voyage 2007). C'est pas concevable de sortir de ces deux alternatives.

 

Moi, j'ai trois idées pour passer à Suðurskarð. Par la montagne par l'est  puis le sud d'Oskjuvatn et un petit viro sous Þorvaldstindur. Dans le cratère, en longeant le lac au plus près, sans doute moins beau mais plus safe et plus rapide (au milieu du cratère en plein coeur du champ de lave, c'est terrible, jai déjà donné)). Ou enfin en canotant sur le lac. Quand j'émets la troisième hypothèse, elle est à la limite du malaise vagal.

Elle se précipite sur son portable et appelle son maitre de stage pour lui faire part de mon projet.

Réponse sans appel: longer le lac. C'est dangereux mais "it's your decision" (j'ai dû l'entendre 100 fois celle là).

 

C'est ce que je pensais aussi... Mauvaise météo aujourd'hui, brouillard et pluie. Aucun intérêt par les crêtes et le lac, je fanfaronnais mais bon je suis pas serein pour cette idée.

 

Dès que je suis à Nyidalur, il faut que je les prévienne... Sauf que je compte pas aller à Nyidalur...

Ah. Comment on fait alors? Mon prochain refuge, c'est Landmannalaugar dans 10 jours... Bon, ben tant pis alors...

 

Finies les formalités administratives et douanières, on ouvre la barrière et on lache le fauve...

 

Première vue du cratère sans traces de neiges en trois visites (la visibilité est pas top, certes)

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Une demi-heure après, la vue toujours aussi fabuleuse sur Viti.

Troisième visite et toujours pas de baignade. Je n'ai pas le temps. Je ne suis pas là pour être ici. Ce soir, il faut que je sois de l'autre côté du cratère.

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Je vais chercher un petit litre d'eau dans Oskjuvatn. Le lac est d'un calme extraordinaire. Quand même, se mettre à l'eau dans de telles conditions est bien tentant.

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Mais j'ai tout de même un problème avec cette hypothèse. Le brouillard. Les rives sont bordées de falaises. D'après ma carte, Il n'y a qu'une possibilité de débarquement au sud ouest, là où les courbes de niveau sont un peu moins reserrées mais j'aimerais avoir une confirmation visuelle.

4 km de diamètre, il me faudra au moins deux heures pour traverser le lac. Imaginer que ça le fait pas, autant pour revenir au point de départ et la demi-journée qui me reste aura été inutile.

Je ne veux pas démarrer par le risque d'un échec. il faut maintenant que ça pulse et que vraiment je mette de la distance par rapport au parking, histoire de rentrer pour de vrai dans mon aventure et faire tomber le niveau de stress.

 

C'est parti le long du lac.

Passage devant une stèle commémorant la disparition des deux explorateurs. A partir de maintenant, je crois que je ne verrai plus âme qui vive avant trois quatre jours... yes!!!!!! Ni sentier, ni route, ni marquage, ni nini peau de chagrin.

Un miracle islandais. la pluie et le brouillard sont en train de se lever avec une fulgurance inattendue. Trop tard pour redescendre au bord de l'eau utiliser le bateau.

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J'ai du mal à distinguer de toute façon les accès tout au fond. Ne plus se prendre la tête avec cette hypothèse du bateau. T'avais un choix à faire. Tu l'as pris selon les données du moment. il n'y a pas de regrets à avoir.

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De l'autre côté, la ligne de crêtes s'est dégagée elle aussi, me narguant de même que le lac.

Je me dis que si le volcan était animé de mauvaises intentions et avait voulu m'attirer à un endroit précis, il ne s'y serait pas pris autrement. Fermer toutes les issues pour m'envoyer vers une chausse-trappe. Style me coincer dans un angle, ce qui pour un volcan circulaire est un bel exploit.

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Le début est très simple... trop simple, sans rapport avec ce que j'avais connu il y'a 4 ans.

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Sur les rives sud inaccessibles pour un randonneur (possible pour un alpiniste en venant des falaises au dessus mais bon ça dépasse le cadre de mes compétences) on distingue de grosses zones géothermiques, dans les nuages le point culminant du volcan, Þorvaldstindur.P1050063 [Résolution de l'écran]

J'avance vite. Les champs sont souvent ensablés ce qui atténue la difficulté des reliefs acérés des coulées de lave. Le problème par contre est que c'est parfois piégeux et le sol se dérobe parfois sous les pieds. Curieuse sensation d'ailleurs que de marcher là. Ca sonne creux sous les pieds. On a l'impression de marcher sur une chape en béton construite au dessus d'un vide sanitaire. Il doit y'avoir de sacrées cavernes dissimulées sous mes pieds.

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Oui, bon, c'est pas toujours si simple. Amusant d'ailleurs changer aussi régulièrement de type de coulées de laves. Celle là, faudrait pas qu'elle dure trop longtemps. 

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Au fait, je m'étais pas encore montré cette année... Je vieillis pas, hein?

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Ici, des vandales ont fait brûlé une poubelle en plastique...

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Petit rappel de mon prof de géo dans mon oreille interne (on dit pyroclastique, pas pyropastique).

Ah ok ok, alors c'est pas une poubelle en plastique qui a fondu...

 

Puisqu'on en est aux photos de présentation, mon meilleur ami (et pire ennemi) pour me réchauffer... le même que Dora l'exploratrice. C'est normal, on appartient au même syndicat des explorateurs: Sakado (en bleu, le bateau) et ses 30kg initiaux.

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Oui bon, mes choix musicaux vont avoir tendance à fortement atténuer le haut niveau intellectuel de mes articles.

C'est déjà mieux hein?

 

Et puis, il faut un peu se détendre avant le drame.

Je vous ai dit que Askja était à l'affut (de canon) et me poussait vers un piège imparable. il a juste mal jaugé mon extraordinaire capacité d'anticipation et de réaction ainsi que ma non moins extraordinaire force physique

 

Retour dans une zone ensablée. Régulièrement, mes batons passent dans des trous. J'ai beau être super attentif, je n'en suis pas moins d'un naturel distrait et il m'arrive aussi parfois de jouer avec le feu, style, ça a pas l'air cool mais c'est rigolo de passer sur cet endroit qui a l'air pas mal miné.

Et vlan, un trou plus gros que les autres s'ouvre sous mon pied droit.

Curieuse sensation que de passer à travers le sol. Ma jambe entière passe à travers. Je bascule vers l'avant. Mon dos arrive à supporter la bascule du sac par dessus ma tête. Je sens une tension terrible sur les os de ma cuisse et mon genou qui subissent l'élan de ma chute vers l'avant complètement coincés dans le trou. Tout tient. Par contre le pied tape très fort dessous.

 

Le temps s'arrête un petit moment. Je ne bouge pas, compte mes abattis.

Après un premier topo rapide, y'a rien de cassé ou d'irrémédiable.

J'enlève le sac... C'est bon... Mes mains sont légèrement eraflées.

Sortir du trou.

C'est bon. Le pantalon est légèrement déchiré juste sous le genou (un pantalon tout neuf, salaud, va...).

Mais ma cheville droite a morflé. Heureusement que je suis parti avec des bonnes grosses godasses d'alpi en prévision des champs de lave cette année. Si je n'avais pas eu ce type de graules, je pouvais retourner à la case départ avec une cheville qui serait ressorti sous l'humérus.

Juste que ça faisait une heure que je me disais de relacer mes chaussures pour mieux me tenir le pied mais que j'ai eu la flemme de m'arrêter pour le faire. Si je l'avais fait, l'incident aurait juste été anecdotique. Là, ça fait quand même plutôt mal.

On verra bien dans les heures à venir l'évolution du truc. Mais je vais pas capituler d'emblée.

 

The hole (imaginer qu'il n'y avait aucun signe de son existence avant que je passe à travers)

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J'ai survécu au piège donc.

Je me rapproche de l'extrémité du lac (pareil, comment arriver à l'extrémité d'un lac circulaire?)

L'eau jaune au premier plan est un signe d'activité géothermique (algues).

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 Celui là, il va pas être simple à traverser mais au moins pas de pièges cachés (petite question, un piège peut il ne pas être caché?). Au fond à gauche de la montagne le passage de Suðurskarð pour sortir de la caldeira demain matin. C'est simple. Qu'est ce qu'ils disent, ces rangers?

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Cette île noire au milieu est d'un effet extraordinaire dans ce décor. Les islandais l'appellent l'ile de la tortue (je crois). Que pensez vous d'un bivouac dessus? Moi, je dis que ça le ferait bien. Bon, évidemment, si le vent se lève... Et puis ça a pas l'air très plat.

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A l'ouest du lac, autres coulées, autres couleurs, autres type de laves...

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Plus près des zones géothermiques de la rive sud maintenant. Notez la couleur de l'eau sous les fumerolles.

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Une fascination toujours pareille pour les fins de coulées... je suis toujours perplexe davant ces phénomènes là. Les derniers morceaux font plus deux mètres de haut.

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Voilà, je suis sorti des champs de lave de l'Askja. Demain, il faudra gravir le cratère, puis basuler dans le désert entre le volcan et le glacier en direction du volcan Trolladyngja.

 

Mais en attendant, il faut trouver un petit coin de bivouac sympatoche, trouver de l'eau aussi et éventuellement s'amuser un peu. on est pas là que pour trimer quand même.

 

Donc...

un passage descend vers le lac où j'entends un ruissellement d'eau. En effet un filet d'eau de fonte des neige ruisselle dans une crevasse de lave rouge. Je fais le plein.

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Cette crevasse est bien orientée et descend vers le lac.

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Oui bon, la photo, c'est l'opposite side.

Voilà, je suis au bord du lac donc c'était possible de traverser en bateau... à retenir pour les futurs aventuriers... que mon voyage exploratoire et le sacrifice de ma cheville ne soient pas vains.

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Ah ben oui, j'aime les crevasses...

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Maintenant que je suis au bord de l'eau, je me dis que ce serait pas mal de faire un petit tour sur le lac maintenant que je sais qu'il est possible d'accoster ici, histoire d'aller voir la zone géothermique. celle là, y'a pas grand monde qui doit l'avoir vu de près.

J'aime toujours avoir l'impression d'être le premier à faire des trucs spéciaux même si je sais que c'est un rêve superflu au XXI° siècle.

Sauf que j'ai laissé le sac à dos à l'étage, 100 mètres plus haut, appuyé contre une nouvelle stèle commémorant elle aussi la disparition des deux explorateurs et me rappelant qu'une bête rode au fond du lac prête à dévorer le prétentieux qui osera naviguer sur les ondes maudites.

Je suis fracassé, mal à la cheville. Je ne m'imagine pas remonter chercher le matos, redescendre (encore que ça...) puis remonter après...

Tant pis, je saurais pour une prochaine fois...

 

Arrivé en haut, je me file le plus grand coup de pied au cul de l'histoire de ma vie...

"Tu te rends compte, mec, que tu as une occasion unique de faire du bateau ce soir sur ce lac mythique? pas de vent, eau plate, soleil... t'es sur place... la tente quasi montée... t'as le bateau... et tu fais ta faignasse alors que tu peux vivre un instant inoubliable qui est à portée de main... si tu n'y vas pas, tu vas le regretter tout ton voyage. ne vis pas de regrets. quand tu as une occasion, ne la lache pas, ces instants sont trop rares pour être ignorés. on peut faire des choix d'itinéraire malheureux, passer à côté de trucs fabuleux par ignorance au moment des choix. là, ce n'est pas le cas, tu sais ce qui t'attend, fonce, tu dois avoir honte de ne te poser ne serait ce que la question".

 

Je redescends en courant

 

Cette navigation sur le lac...

 

Sensation très étrange, plutôt indescriptible... mélange d'excitation et de frousse. Impression de commettre un sacrilège comme si je pénétrais dans un tombeau ou un temple sacré.

Lac le plus profond d'islande, environ 300 mètres, dans le cratère d'un volcan toujours actif, j'ai l'impression d'être aspiré vers le fond. Je me sens si fragile sur mon minuscule gonflable. Le sentiment de la bête au fond de l'eau qui m'épie.

Le calme environnant inhabituel ici plutôt habitué au hurlement de la tempête.

Tout me parait extraterrestre. j'ai changé de dimension sur le lac.

Et l'Askja pour terminer et l'endroit que je vénère par dessus tout en Islande, celui qui m'a donné envie de revenir tous les ans, lieu totalement surréaliste où la raison humaine a cédé le pas au délire de la nature. Je suis juste toléré ici, pas vraiment à ma place. un coup de colère de la bête et je disparais en quelques secondes...

 

Unique en tout cas... notez la couleur de l'eau plus on s'approche des fumerolles...

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1h30 sur l'eau... il fait froid... à moins que je grelotte de peur...

Il est temps de rentrer.

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P1050114 [Résolution de l'écran]P1050116 [Résolution de l'écran]P1050119 [Résolution de l'écran]Ah ben oui, je suis pas dans mon état normal... il m'a fallu au moins 20 tentatives pour réussir à faire à peu près cette photo. La moindre ondulation du bateau provoquant une ride incroyable sur un lac encore plus plat qu'une limande (désolé, je trouve pas l'inspiration pour le coup (disons que la bienséance m'oblige à une amnésie passagère)).

 

Planter le camp maintenant dans la champ de lave à un endroit correct.

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Je trouve que c'est pas mal, moi... Bon, ça manque un peu de verdure mais dans ce quartier, c'est pas simple...

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Le point de vue est quand même pas mal.

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Je m'endors vers 22h00. Nuit parfaite...

 

 

la carte...

carte askja

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Valérie 28/08/2010 11:52


J'adore quand tu te mets des coup de pieds au cul !
J'ai des frissons rien que d'imaginer l'ambiance sur le lac...


bigfoot 30/08/2010 11:20



imagine surtout la température de l'eau pour les frissons.


ce lac est vraiment impressionnant... déjà sur les rives, on le sent maléfique. dessus, c'est vraiment très particulier...


dommage que je ne l'ai pas traversé dans son intégralité, mais je n'avais pas les éléments suffisants pour tenter l'expérience au moment du choix.