24/06: l'Estéron de Vascognes à Roquestéron en mini raft

Publié le par bigfoot

Suite aux essais précédents, le premier désastreux dans la Vésubie en crue et le second en tongs sur la partie basse de l'Estéron, il fallait trouver un terrain intermédiaire pour vraiment teste le mini raft.

 

Toutes les rivières venant de la haute montagne étant toujours particulièrement hautes pour la saison, il ne me restait que l'Estéron pour faire une nouvelle sortie d'essai.

 

Echaudé par la tentative dans la Clue de la Cerise la dernière fois et par la difficulté de la navette de cette sortie, j'ai décidé de monter beaucoup plus haut dans la dernière partie vraiment navigable de cette rivière, c'est à dire du Pont de Vascognes jusqu'à Roquestéron, donné classe III (4).

Je n'avais pas osé la semaine dernière suite aux violents orages quand j'avais vu la rivière en "furie" sous mes pieds.

 

Le niveau est bien redescendu (6 m3/s) au pont du coude. Ce n'est plus du tout impressionnant. A la limite je me demande si je ne vais pas trop racler. C'est le malheur de ces rivières dans les alpes maritimes et leurs régimes torrentiels. Ou lles sont violentes ou elles sont à sec. Pas facile d'être au bon moment au bon endroit.

Vendredi dernier, j'ai pas osé, mais ce jeudi, je vais sans doute à avoir du mal à me glisser sur les hauts fonds...

 

Bref...

C'est génial. Il a manqué juste un petit peu d'eau en effet. J'ai pas mal accroché. Au moins je peux certifier que le  miniraft est d'une matière particulièrement résistante.

 

Les difficultés... sans plus... juste deux drossages qui envoyaient dans les arbres couchés très gros où j'aurais risqué soit de me blesser, soit de crever le bateau.

Avec cette hauteur d'eau donc, pas mal de passages où je suis resté planté. J'y ai laissé les bras à pagayer sur les fonds rocheux.

 

difficulté spécifique du miniraft : lutter contre le courant. Grosse prise à l'eau, très difficile une fois pris dans un passage de changer de trajectoire. Oui, il faut toujours anticiper les trajectoires mais c'est là d'autant plus vrai avec cet animal. Par contre sur courant faible, on peut vraiment manoeuvrer sur place.

 

Une seule belle crêpe sur le parcours sur un passage totalement anodin. Je décide d'aller à gauche. A trois mètres, je décide que c'est mieux à droite... Enroulé sur le rocher au milieu... Et pour dégager le raft, malgré la faiblesse du courant et la hauteur d'eau au niveau des genoux, ça a été excessivement délicat. Je n'ose imaginer par gros fond. A mon avis, il faut alors le dégonfler pour qu'il se vide et offre moins de prise au courant.

 

Autre soucis inhérent à ce bidule mais bien sûr évident... Comme le pont est ouvert, il se remplit très vite dans les rapides. Au maxi, j'ai fait des sauts d'un mètre. On se retrouve alors dans une baignoire flottante. J'ai dû le vider des dizaines de fois sur le parcours. Ce n'est pas très gênant en soi, mais déjà que j'accrochais, avec le poids de l'eau en plus, ça devenait par moment infranchissable.

 

 

Bon, une petite vidéo de brefs passages entre le pont de Sigale et Roquestéron, finalement le passage le plus technique de la descente. En amont, la rivière est plus étroite. Ca descend plus vite et mieux. C'est plus amusant donc mais je me suis trompé en mettant la caméra en route (j'ai appuyé sur le carré au lieu du rond ).

 

La flemme de faire un montage des différentes séquences... donc à la queue leu leu... vous pourrez voir aussi le plaisir à vider le bateau.

 

 

 

En conclusion, c'est un outil génial. Léger et peu encombrant, on le met sur le dos et hop en avant jusqu'au point de départ. Dans ce cas là, je suis monté de Rosquestéron à Aiglun à vélo en toute facilité. Navettes tranquilles donc.

 

Par contre, pour qui veut faire de très longues descentes en eaux agitées, style moi, ça reste limite niveau confort à cause du remplissage du bateau. Il ne faut pas que ça dure trop longtemps.

 

Une bonne leçon donc pour le calcul de mes rivières cet été en Islande...

 

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