08/09: la traversée sous le Hofsjökull

Publié le par bigfoot

Aussi à l'instant de chausser le sac à dos, je me dois d'avouer que je suis bien, juste bien.

Le bonheur, la sérénité, la joie de vivre ruissellent le long de ma veste.

 

Il fait un temps splendide, le soleil darde ses doux rayons sur mon auguste personne. Une petite brise océane provoque sur ma peau un agréable frissonnement quasi érotique. Le ruisseau à l'eau si cristalline dans la belle verte gazouille sur les cailloux moussus.

Les truites bondissent dévoilant leur armure argentée scintillante pour attraper les moches (euh...mouches) somnolentes. Les martin-pêcheurs rasent l'eau dans un vol supersonique étourdissant. 

Ca fait rire les oiseaux

Ca fait chanter les abeilles

Ca chasse les nuages et fait briller le soleil

Ca fait rire les oiseaux

Et danser les écureuils

Ca rajoute des couleurs

Aux couleurs de l'arc-en ciel

 

Dans ce vif ciel d'automne, les feuilles aux couleurs chatoyants remuent dans un murmure enchanteur. Les couleurs prismatiques filtrées sur l'herbe jouent dans les cheveux auburn de la sublime Sigrund à l'opulente poitrine diaphane réhaussée de belles taches de rousseur, allongée sur le tapis de mousse fraiche.

Elle m'attend, lascive, sensuelle...

 

... gzzzzzzzzzz!!! bing!!! cric!!! crac!!! glang!!! przkgjsyhzpxytcz (c'est du tchèque)...

 

 

 

Tu parles... C'est pas le bonheur qui ruisselle sur ma peau. Non, pas vraiment

Je suis plutôt Charcot sur le Pourquoi-Pas dans ces derniers instants dans l'autre baie à la con là-bas de l'autre côté dans l'ouest à l'endroit le plus déprimant d'Islande.

Une déferlante continue de s'abattre sur moi. 

Oh la vache!!! (le renne serait plus approprié ici).

Une belle journée pour s'amuser à colin-maillard. Il suffirait de me faire faire (c'est con le français des fois) deux tours sur moi-même que je partirais dans n'importe quelle direction sans savoir où je vais.

Visibilité néante, pluie diluvienne, vent monstrueux, un col que je sais pas où il est à franchir 500 mètres plus haut entre deux glaciers, une région où je n'ai jamais posé les pieds, à manger sans rationnement jusqu'à demain midi, pas dormi une seconde de la nuit.

Check-list rerminée. Toutes les casessont cochées. Je n'ai rien oublié. Tout est bon.

La journée en enfer peut commencer. Il n'y aucune raison que je soies déçu.

 

Alors les photos sur cet article... Euh... On laissera l'appareil à l'abri du déluge (désolé pour les photos des nibards de Sigrund).

Ici, c'est l'apocalypse. Mais qu'est ce qui va se passer au col?

Que raconter de cette ascension?

Jamais je n'ai hésité à essayer de passer. J'ai eu mon lot d'échecs cette année. Je dois réussir au moins une fois dans l'adversité. C'est inconscient, je ne me suis même pas posé la question du renoncement. 

La pluie et le vent ne m'ont jamais arrêté, Je ne suis pas en sucre, je ne fondrai pas.

 

Maintenant je dois dire merci à monsieur Garmin. Parfois on a des comportement étranges. Comme ailleurs, j'ai très peu bossé mon tracé gps. J'ai un point ici au départ, un autre là haut à 5 bornes et deux intermédiaires posés n'importe où histoire de dire mais qui n'apportent rien au film.

Je prends avant de partir le cap... Plein est qu'il me dit le gps. La carte (sous plastique obligatoirement) me dit plein est... Mais des fois, des fois, y'a des claques qui se perdent. j'ai visuellement repéré hier le passage et c'est plus nord que est qu'il faut prendre. Je fais fi des informations scientifiques dont je dispose et pars effectivement plein nord dans le full white dans l'axe des ravins qui descendent du glaciers.

Me doutant au fond de moi que quand même je suis en train de merder, j'opte pour un chemin intermédiaire entre cap gps et intuition.

En principe quand tu fonctionnes en mi-molette, ça marche mezzo-mezzo.

Plus j'approche du glacier, plus la pente s'accentue, plus les ravins s'encaissent devenant de plus en plus difficiles à franchir.

Inutile de parler conditions climatiques, j'ai pas les mots, je savais pas que c'était possible (hors ouragans). Le gore-tex a fait pshiiiitttt depuis longtemps. 

A force de monter vers le nord, je finis par me planter au-dessus d'un canyon impassable... Oups!!! Et m...!!! Je ne comprends pas, je refuse de comprendre, d'admettre que je dévie méchamment et sciemment.

Mon gps m'indqiue le sud est maintenant... J'avoue que je suis paumé, complètement désorienté. 

Soit maintenant je me fie à mon instinct (qui semble un peu émoussé), soit au gps mais j'arrête de ne pas décider.

 

J'opte pour la raison et le gps, accepte de descendre le ravin sur plus de 100 mètres de déniv pour trouver un passage potentiel qui s'avère très délicat à franchir. Une fois passé, je tire donc droit sur le cap du gps et me force à m'y tenir même si je n'y crois pas. C'est dur de lutter contre une conviction tenace.

Le vent n'est finalement pas plus débile en haut qu'en bas, ce qui est rassurant. Je vais échapper à l'enfer ultime donc et se contenter de l'enfer uniquement. Ca suffira.

 

les vallons herbeux et ravinés cédent place à proximité du col à un terrain morainique dégueulasse parfois mou. Les petits vallons sont couverts de neige plus agréables à remonter que sur les cailloux.

Plus de ravins maintenant mais une succession de petits plateaux en ressauts très courts.

Ca fait quatre heures que je cherche dans le dark... J'ai hâte de voir l'issue... C'est pas cool de passer autant de temps avec des doutes aussi intenses chevillés à l'esprit.

La pente s'adoucit, signe que j'approche de la ligne de partage des eaux. Sur ma gauche, ça se redresse fortement vers le Hofsjökull, signe que je suis dans le bon. Si j'avais suivi mon instinct, sans doute me serai-je mis dans un bordel de première catégorie.

Le col...

Je me fends d'une photo sous la veste.

P1020070 (Copier)

Sympa, non?

Du noir et du blanc... Et je sais pas pourquoi (faudra que j'en parle un jour à mon psy), je pense à Sauvez Willy...

Pas celui d'Arnold et willy, hein!!!

La grosse baleine blanche et noire... Au moins ça occupe et suis un poil moins en stress.

Enfin si, je sais pourquoi... On en reparle demain (je sors déjà le casque à pointe pour me protéger des réactions indignées).

 

Les idées de glandouille sur crête et autres options pittoresques sont mortes d'office. Y'a qu'une option à suivre, une seule... taillaud!!!

Du col vers l'est deux échappatoires par deux vallées parallèles qui conflueront dans la plaine côtière (donc pas si parallèles que ça) à 20 bornes. Les Hofsdalur et Flugustaðadalur.

Sachant que j'ai un blog à écrire et que c'est horrible d'insérer des caractères islandais dans le texte, je décide d'opter pour le premier.

Non, à l'étude de la carte, la tête de la vallée me parait moins pentue et donc plus simple à affronter dans ces conditions climatiques. La vallée a une inflexion nord dans un premier temps, creuse un ravin (j'imagine du fait du nom, Tungubotargil (gil signifie ravin)), avant de tourner définitivement à angle droit vers l'est et la mer.

La carte dit que le haut du ravin sera pris dans les glaces. Mes recherches sur Google Earth m'avaient montré que les glaciers ont reculé et que le passage est libre désormais. En bas deux cascades marquées sur la carte devraient égayer cette belle journée de pur bonheur.

Le versant maritime du col est tout aussi désolé, mais un peu plus abrité.

Je me permets ma première vraie pause du jour (je pense beaucoup moins aux siestes qu'hier) et pendant que je grignotte mes cacahuètes (très difficiles à piocher dans le sachet avec des moufles), il me vient une nouvelle chanson.

Je domine toute la zone décapée d'où s'est retiré le glacier récemment. Moraine affreuse composée de graviers, de sables au milieu desquels ruissellent de multiples ruisseaux (forcément) qui convergent un peu plus bas au bout du plateau en un seul gros torrent qui donnera la Hofsa.

D'instinct, je pars sur la rive gauche, au plus près des pentes du Hosjökull jusqu'en bordure du plateau supérieur. Oups!!! Une énorme cascade saute dans le vide sur une hauteur prodigieuse.

La descente jusqu'en bas serait possible mais ensuite l'encaissement rendra impossible la progression rive gauche. Je sors la carte. Le chemin est indiqué rive droite. 

Logique, même si depuis longtemps je ne me fie plus aux tracés verts. La rive droite, je l'ai noté en descendant parait simple, mais en bas. C'est pourquoi je me suis serré à gauche. Pour rejoindre le bas de ce côté, il est nécessaire de franchir une pente mi-terre, mi-graviers, mi-boue (c'est les soldes aujourd'hui) particulièrement exposée.

 

Je suis là en rive gauche, en train de regarder le vas de mon côté... Non, non, non, ça ne peut pas passer.

Et de regarder la rive droite en face et ce passage potentiel de cauchemar. Pour le rejoindre, il me faudra reprendre pied sur le plateau et donc remonter dans la moraine pour contourner la chute.

 

Là, j'avoue, j'ai le moral dans les chaussettes. Je sais que c'est à droite que je dois passer, mais je n'en ai pas envie. Je suis fatigué, las... J'en ai marre, mais marre... D'une force. Et alors remonter dans ce déluge glacial sur une moraine de merde pour aller me crader à quatre pattes sur une pente où toute chute sera ma dernière, c'est au-dessus de mes forces.

 

Pourtant, j'arrive à m'arracher à ma morosité. Je n'ai pas le choix, me direz-vous. A moins de vouloir dormir ici... Dormir sur une moraine sableuse, mouvante, hostile, balayée par les vents, sous une pluie diluvienne... L'idée te guérit de tous tes coups de mou. Il faudrait un cas de force majeure pour s'y résoudre.

Je remonte en pleurant de fatigue et/ou de rage sur cette cochonnerie et rejoins donc la rive droite et l'obstacle à affronter.

Qui s'avère beaucoup plus simple à franchir finalement que prévu. Il faut dire que c'est tellement boueux que je m'enfonce jusqu'au dessus des chevilles. Je ressors tout pourri, couvert de boue. Je me sens sale à travers les fringues. Le pantalon se colle contre ma peau, je sens la guangue de sable granuleuse contre mes cuisses, à travers les gants.

Heureusement qu'il pleut si fort. Ca va vite me rincer.

Le contournement est effectué. profitons de la cascade. J'adore le trident central.

P1020071 (Copier)

La descente est ultra rapide, je rejoins très vite les pentes herbeuses vers 800 mètres d'altitude. J'essaie de rester au maxi près de la lèvre du ravin (je sais pas si on dit ça mais ça change de rebord).

Sur le versant Hofsjökull en face, des myriades de cascatelles tombent en pluie et se dispersent sous le vent avant d'arriver tout en bas. La Hofsa passe donc dans le ravin marqué sur la carte Tungubotargil pas particulièrement beau, pas particulièrement encaissé mais parfois avec des ressauts du torrents très remarquables.

La descente se fait par une succession de plateaux, exactement comme sur l'autre versant. Les accès de l'un à l'autre sont très très raides, parfois tendus, à moins que je ne me trompe dans mes choix de passage. 

Je suis toujours inquiet en attente de découvrir l'accès du suivant. Peur de me retrouver bloqué.

Si jamais ça m'arrive... Je n'y survivrai pas. Je m'assierai là et je me laisserai mourir... Je ne remonterai pas...

 

Mais oui, ça passe et c'est avec soulagement que je rejoins une grande plaine au point de confluence avec la deuxième branche de la Hofsa. A partir de là, la rivière part plein est.

A ma grande surprise, l'autre branche est à sec, alors que d'après la carte, c'était la principale. Bah, je suis plus à cette anomalie près. Et même tant mieux, si je suis amené à la franchir, elle ne sera pas très méchante.

Et me voici enfin sur du plat, une grande plaine de trois km de long. Beaucoup d'oiseaux, de nouveau des moutons. Tranquille je suis hors d'affaire. Je continue un max ce soir, finis de vider le sac de bouffe et demain matin j'arrive à la route 1 pour retourner dans l'ouest et tenter l'aventure suivante à Þorsmörk.

Cool d'avoir des projets à moyen terme sans avoir à penser à l'immédiateté de la difficulté. En train de me projeter mentalement sur la cartographie de cette région et le moyen d'appréhender pour le mieux la remontée de la Hruna vers le glacier lorsque j'atteinds la limite de la plaine. 

A ma grande surprise, la rivière part dans un encaissement profond de toute beauté. Mais qui rend tout de suite la progression plus délicate et m'oblige à rapatrier mon esprit et ma concentration ici là.

C'est pas fini...

 

Mais c'est que c'est plus que beau. Les rapides, les cascades se multiplient dans des ravins courts qui succèdent rapidement à de longs biefs calmes.

Je ne vais finalement pas m'ennuyer dans cette descente que j'avais peur de trouver monotone.

 

Et j'arrive à la première cascade marquée sur la carte... Chemin en rive droite, je dépasse la cascade que je trouve exceptionnelle de par sa forme, d'abord triple pui sdouble dans un second ressaut et enfin simple dans le troisième et dernier.

Sauf que la rive droite est barrée par un ravin affluent profond comme une pensée de Vincent Mac Doom. C'est à dire insondable... Ca ne passera pas. J'essaie à plusieurs étages sur différentes vires de passer au plus près vers le fond de la Hofsa.

Je n'y arrive pas... Et cette carte qui dit que c'est à droite.

Après tout, je me fous de la carte et de ses indications pédestres de merde. Qu'est ce ce qui m'interdit de passer à gauche, après tout? y'a pas de sens interdit.

Je remonte vers l'amont pour rejoindre le lit de la rivière. Le premier point possible de passage est justement exactement sur le saut de la cascade. Il faudrait pas tomber là.

Et comme j'ai peur de tomber, je me laisse un peu de marge et remonte une cinquantaine de mètre plus haut vers un nouveau replat pour traverser safety et me laisser le temps de me récupérer si je pars à la baille.

je suis tellement trempé que je ne prends pas la peine de me déchausser pour traverser. Je serre juste très fort le pantalon sur les chaussures et traverse en courant en cinq ou six enjambées. L'eau ne m'atteint jamais les genoux. Le pantalon n'est pas solide mais par contre je dois reconnaitre qu'il est parfaitement efficace en ce qui concerne l'étanchéité.

Je dois remonter pas mal sur les flancs en rive gauche pour atteindre un point pas trop pentu au-dessus des ravines affluentes et poursuivre ma traversée sans stress.

J'aurai perdu pas loin d'une heure avec cette petite aventure. Il est temps de profiter de la cascade magique maintenant. Il est 15 heures, je suis parti à 5h ce matin. La journée commence à être longue.

P1020073 (Copier)

Quand je dis qu'elle est magnifique...

P1020076 (Copier)

Je risque de me vautrer misérablement en rejoignant le fond du ravin pour une dernière photo d'ensemble du systême. Absurde pour une photo de s'engager dans de telles pentes. Ca glisse tellement sous la pluie.

P1020078 (Copier)

En parlant de pluie, elle a quasiment cessé. Je ne m'en étais même pas rendu compte. Le vent aussi a cessé depuis que je suis tout en bas. 400 mètres à l'altimètre, ça sent l'écurie... Encore 5 bornes et je rejoindrai une piste qui démarre au pied de la dernière cascade répertoriée.

 

Je rejoins une nouvelle plaine intermédiaire, Ytribot avec beaucoup de traces de moutons. Il faut toujours se fier aux moutons. Ils connaissent le meilleur moyen pour rentrer à l'étable, donc je me mets dans le sillon de leurs innombrables drailles.

Un regard en arrière sur le dernier obstacle que je viens de franchir. 

P1020079 (Copier)

Je passe au-dessus d'un nouvel encaissement très prononcé où la rivière fait un bruit assourdissant. J'essaie de m'approcher au max du bord mais il y'a toujours une crête inférieure pour me barrer la vue de l'eau. complètement cuit, je ne pousse pas au bout, et me contenterai du bruit. 

Il doit pourtant y'avoir là une curiosité des plus intéressantes.

 

Une dernière longue descente en pente douce pour rejoindre la plaine côtière en même temps que la piste et la cascade ultime. Je ne vois que la tête de la cascade à 200 mètres en amont. Je suis allé trop loin. Et bien tant pis pour celle là aussi. Maintenant, il faut finir.

 

Et donc commence la marche monotone que je redoutais mais au moins je suis désormais dégagé de la moindre forme de stress. La piste que je suis est défoncée absolument impraticable avec un 4*4 normal. Les ornières sont monstrueuses, parfois profondes de plus d'un mètre et large d'autant. Pourtant, y'a des traces de pneus. ces types sont dingues avec leurs bagnoles transformées.

 

Il commence même à faire beau maintenant. Encore un peu de marche jusqu'à 19h00 et je stoppe après 14h en quasi non-stop. 

Je suis ruiné mais soulagé. Je suis passé beaucoup mieux que je ne l'espérais ce matin en partant sous la tempête.

Je ne trouve pas d'endroit abrité des regards convenable donc je me plante à deux mètres de la Hofsa, en plein centre de la vallée. Je n'aime pas trop à proximité des fermes être à découvert. Les fermiers peuvent être parfois rustres (mes parents jusqu'à la 100° génération sont paysans, je sais à quel point ils n'aiment pas voir les gens errer sur leurs terres) avec leurs hôtes non conviés.

Une dernière petite photo vers l'amont... Un repas dehors comme trop rarement cette et un dodo comme une souche avec la satisfaction d'avoir enfin vaincu le sort contraire cette année.

P1020081 (Copier)

D'après mon gps, il me reste 8 km pour finir demain matin. On peut le dire cette fois à coup sûr, à moins qu'un coup de jarnac ne me tombe sur le coin du nez, c'est gagné.

Publié dans islande

Commenter cet article

Stéphane 08/12/2013 13:14

Salut !

Pas facile cette année !
J'ai pas eu si moche que ça en août, hormis la tempête monstrueuse dans le canyon de Uxatindar et jusqu'à Eldgja.

Tiens David, je te file ce liens, ça va te rappeler les même souvenir qu'à moi... et si, on en trouve encore !!

http://www.bonbonsgourmands.fr/index.php?page=30

bigfoot 12/12/2013 13:44



Wouah!!! du jus d'orange sans orange. Merci stéphane, merci, définitivement...


 


sinon, ça n'a pas été facile cette année mais je n'ai pas été bon... C'est comme ça.


Doit y'avoir un micro-climat d'apocalypse dans ce coin d'Uxatindar. Ca lui va bien, lui donnant l'air de sortir des temps jurassiques.


 


 



ice cube 06/12/2013 14:10

très bon récit pour ces deux derniers jours.
Les photos sont superbes, les conditions météo dantesques!

bigfoot 12/12/2013 13:26



Le meilleur est à venir... et le meilleur c'est quand c'est pire :-/, parait il dans mes récits