06/08: Veiðivötn - Landmannalaugar

Publié le par bigfoot

Le jour où tout bascula...

Le jour où mes préceptes d'indépendance furent battus en brèche...

 

Réveil plus matinal que la moyenne...

J'ai exactement une journée de retard par rapport à ce que j'avais calculé.Je crois franchement que ce n'est pas un jour de retard que j'ai mais plutôt que j'avais été bien trop ambitieux dans ma planification.

Je voulais canoter un peu sur les lacs mais maintenant que je suis devant, je n'y vois aucun intérêt. Si je fais l'impasse sur toute cette zone et que je tire droit devant moi, je peux faire deux étapes en une et me retrouver ce soir juste devant la Tungnaa à Skiggnisvatn. Demain matin ou ce soir, je mets le bateau à l'eau et je traverse le monstre.

Demain soir, je nage dans la source chaude à Landmannalaugar. J'ai hâte...

 

Mais je ne peux pas partir direct sans un petit crochet vers un ou deux lacs à proximité.

P1050957 [Résolution de l'écran]Temps humide, doux, presque chaud... Pas un brin de vent et ici, ça appelle les moucherons...

Luminosité étrange. A mon avis, aujourd'hui, je vais manger cher...

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En attendant ce moment, promenade apéritive vers le lac de Skeifan, repéré sur le web... Cratère rouge et noir plongeant dans un lac.

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Je me contenterai de cette courte appoche de Veiðivötn. Ca mérite mieux que d'y passer comme un bourrin.

Je ne m'attendais pas du tout à une telle beauté ici.

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C'est vrai que les guides style le routard ne décrivent pas cet endroit. De toute façon, il n'existe pas de bon guide sur l'Islande.

Mon opinion sur ce sujet: l'Islande est traitée comme tout autre pays européen. Un pays européen, d'un point de vue touristique, c'est visiter des villes, s'imprégner de culture (et de bouffe), et éventuellement pour aller d'une ville à l'autre s'arrêter trente secondes sur un spot nature avant de rejoindre son hôtel, lequel sera sélectionné en fonction de sa carte de resto (il faut du pain frais et chaud absolument).

Volontairement provocateur dans le cliché... L'Islande n'est pas un pays comme un autre, surtout à notre échelle européenne.

Désertique, quasiment inhabité, une culture riche de traditions mais qui n'a pas laissé tellement de traces... L'intérêt essentiel de ce pays réside dans sa nature improbable et déchainée...

Pourtant les guides décrivent l'Islande selon les thèmes habituels: villes, resto, hôtel...

La moitié du Routard dédiée à Reykjavik (qui est certainement très agréable à vivre en tant que résident mais d'un inintérêt total pour le touriste que je suis), une page seulement pour Landmannalaugar et combien de spots ignorés...

Je deviens fou sur les forums quand je vois des sujets où les gens demandent si on peut visiter Landmannalaugar en 2 heures alors qu'ils ont prévu au contraire 2 jours pour Reykjavik. c'est une ineptie totale. J'ai essayé une fois de le dire gentiment... on m'a envoyé à 10 mètre en me disant que je ne détenais pas la vérité et qu'il était aussi intéressant de vivre au milieu des islandais et de goûter à leurs traditons.

C'est tout à fait vrai... Alors, bon Pizza Hut et Burger King aux gastronomes imbus de culture viking.

 

Certes, j'ai un fonctionnement différent de la norme mais quand même, comment peut on ignorer de tels endroits comme Landmannalaugar? Fin de la parenthèse...

 

Bon, d'un autre côté, moi, j'aime bien ne rencontrer personne et profiter égoïstement de mes découvertes dans des endroits aussi désolés.

Pas si désolé que ça ici d'ailleurs en ce vendredi. C'est un endroit privilégié des Islandais qui viennent pêcher en nombre. Un de leur endroits intimes, pas encore trop visité par les continentaux (comme diraient les Corses).

 

Rauðgigur (le "cratère rouge")

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Les lacs comblent de multiples cratères... On marche dans les laves moussues tout autour... très marécageux... une avifaune importante. Enfin le chant des oiseaux brise le silence. Une semaine que je n'avais pour compagnon que le vent et la pluie (plus rarement sauf sur la tente la nuit).

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En forme de croissant, le lac de Skeifan avec le cratère rouge plongeant dedans.

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Ah, ces bruits étranges... ces chants inconnus en France

J'en reste là pour mon exploration.

Plein ouest maintenant... Marécages spongieux pour arriver à Rauðgigur repéré tout à l'heure... A mon avis, je n'ai pas le droit de marcher là. un panneau indiquait un truc style passage interdit mais en tant qu'ignorant, j'ai fait l'innocent.

Petit coup de stress. a peine je m'engage qu'arrive derrière moi un gros 4*4 rouge...

Le gars m'observe avant de faire demi-tour très rapidement.

Moins de 10 minutes après, je le vois de l'autre côté, garé vers le point où je vais sortir... A mon avis, je vais avoir droit à une petite explication. Il faut que je devienne encore plus bête que je ne suis et que j'oublie tous mes rudiments d'anglais (et même ceux de français, en fait les rudiments de toute sorte de langage compréhensible)

Fausse alerte, il repart plus loin se garer à nouveau sur un autre parking encore plus loin, reprend son manège d'observation, puis repart encore une fois... Il doit sans doute surveiller les pêcheurs sans permis. 

P1050982 [Résolution de l'écran]P1050985 [Résolution de l'écran]Retour sur la route... Au fond les montagnes dominant Drekavatn (je rappelle "le lac du dragon")... Peut être oui la forme de la tête d'un dragon. Je suis pas convaincu.

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Dernier regard sur Hraunvötn avant de tourner le dos au secteur et me concentrer sur l'avancée rapide prévue maintenant.

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La route... je me sers du panneau comme porte manteau... Je me mets en short et tee-shirt tellement il fait chaud ce matin malgré l'absence de soleil.

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Bon, la route nationale n'est plus très loin: 130 km. Une semaine en gros si je glande pas en route, sauf que c'est dans mon intention de glander en route...

C'est parti, en avant pour la piste, il faut avancer.

 

Désert vraiment noir, parfois relevé de points rouges.

Un bon grain est en train de se pointer.

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Si ça, c'est pas un grand moment de solitude...

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La pluie arrive, vite se couvrir de la tête aux pieds avant le déluge.

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Je marche ainsi une douzaine de km. Finalement la pluie me distrait de la monotonie. Ca ne me dérange pas trop. Comme le long d'Hagongulon, à choisir, autant que ce soit quand je suis sur des étapes de transition qu'il tombe des cordes.

Et je n'ai de toute façon toujours pas à me plaindre de la météo cette année.

 

La pluie s'arrête quand j'arrive au carrefour avec la route principale.

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Je me pose une question. Il fait pas beau, plutôt froid mais j'avais prévu sur mes plans loufoques de descendre la Vatnakvisl, rivière se déversant des principaux lacs de Veiðivötn. Le point de mise à l'eau est à 4 km environ.

 

Passe alors un gros camion blanc immatriculé en Belgique.

Grand bonjour souriant à travers les vitres et il disparait dans un nuage de poussière.

Chose étonnante... D'après ma carte, à ce carrefour ma piste devrait continuer vers l'ouest mais il n'y a que du sable en face de moi.

Je sors donc le gps pour prendre le cap (j'ai abandonné depuis longtemps de chercher à comprendre les aberrations sur les infrastructures indiquées sur les cartes islandaises).

Je range le gps, remets le sac sur le dos et m'apprête à franchir la piste  principale quand j'entends un nouveau bruit de moteur.

Mon oreille tellement exercée et surtout si sensible aux bruits mécaniques insupportables reconnait aussitôt le bruit du moteur du camion belge.

 

Je sens au fond de moi qu'il va se passer quelque chose de pas commun. Quelqu'un qui fait demi-tour 5 minutes après son passage a réfléchi à son acte. Ce n'est pas une décision spontanée. Ca signifie qu'il a envie de me rencontrer.

De mon côté, je ne sais pour l'instant pas trop quoi en penser. J'espère juste qu'ils sont wallons, et non flamands, pas parce que je préfère les uns aux autres mais je ne me sens pas de faire l'effort de parler en anglais. Parce que mon niveau limité d'anglais m'oblige en effet à de gros efforts qui pompent réellement beaucoup de mon énergie tellement je suis obligé de me concentrer.

Je me rappelle encore de l'état dans lequel Fiona m'avait laissé après 15 jours chez moi de couchsurfing à parler en anglais toute la journée. Epuisé au moins autant qu'après de longues journées de marche.

Je me rappelle aussi ma rencontre avec Patrick et ses potes flamands dans le refuge d'Emstrur l'an dernier. ils avaient l'air marrants mais toute communication était quasi impossible. Je me demande d'ailleurs comment un pays peut fonctionner quand on ne parle as la même langue, déjà qu'en parlant la même, ça marche moyen...

 

Bref, arrive en effet le camion... vraiment énorme... la génèse de sa construction ici... et on échange en français...

Une minute plus tard, et je disparaissais derrière une butte et cette rencontre n'avait jamais lieu... A quoi ça tient, le hasard, le destin...

Parfois à une faute d'orthographe en saisissant le nom d'une source chaude sur un moteur de recherche et un enchainement d'évènements improbables provoque une rencontre impossible dans la "vraie" vie... De là, deux ans de plaisir à partager de si bons moments...

Ici, c'est juste une carte pourrie qui m'a fait arrêter pour réfléchir 10 minutes à ce que je faisais (mon dos meurtri aussi)... Deux minutes plus tard et je suis assis dans le camion de Cédric, Elyane et leurs enfants, tous deux photographes de profession (les parents, pas les enfants), à déguster un bon petit café bien chaud. Ah, l'odeur du café brûlant...

C'est rare chez moi, mais le courant passe tout de suite entre nous. Cédric me dira plus tard qu'il en est de même pour lui, plutôt bourri et caustique en temps normal (tiens, ça me rappelle quelqu'un aux grands pieds qui tient un blog de voyage).

 

Pourquoi se sont ils arrêtés, ont pris la décision de faire demi-tour?

Parce que je sortais de nulle part, que je n'avais pas l'air comme les autres sur des routes classiques et que je semblais n'avoir pas vu la civilisation depuis un bon bout de temps.

Peut être que j'aurais envie d'un café ou d'une soupe après le déluge du matin... Peut être que de par ma façon de voyager, je pourrai apporter une vision différente du voyage en Islande...

 

Quoiqu'il en soit, nous discutons peut être deux heures d'Islande. Ils sont là pour l'été, à sillonner l'île dans tous les sens, à shooter à tout va dans le désert (leur grande passion... et puis il y'en a une autre que je dévoilerai un peu plus tard)... Un voyage test pour le nouveau camion avant de s'envoyer dans des expéditions de plus grande envergure en Afrique... De mon côté, j'essaie de leur donner quelques conseils sur les sites incontournables mais hors sentiers battus que je peux connaître.

 

Je leur parle également de Skiggnisvatn, l'endroit où je veux aller ce soir. Cette photo extraordinaire que j'ai découverte (mais perdue) sur le web. Lac d'un bleu opalescent à la confluenence entre la grise Tungnaa et la limpide Vatnakvisl serpentant dans le vert fluorescent des mousses posées sur les sables noirs...

J'ai passé des heures à chercher l'endroit sur google earth. Je suis sûr que c'est là même si je n'en ai jamais eu de confirmation.

Bien sûr que ça intrigue leur oeil de photographe. Ils ont vu le panneau pour Skiggnisvatn quelques km plus au sud et me proposent de m'amener jusque là.

 

Maintenant que j'en suis à écrire mes aventures, j'ai la flemme de reprendre tout ce qui m'est passé par la tête à cet instant là... Peut être que je reprendrai plus tard mes pensées... en ce moment, je veux surtout raconter ce que je vois et ce que je fais plutôt que les interférences dans ma boîte à idées...(voir article 1 pour l'ébauche de mes petits soucis intellectuels).

 

J'accepte leur proposition, abandonnant l'idée de la descente en miniraft sur près de 10 km de la Vatnakvisl. Une erreur? Je ne le saurai jamais. Ce qui est sûr, c'est qu'un voyage se nourrit d'improvisations et du hasard des rencontres. La chance m'a fait renconter Cedric et Elyane. Il n'y a pas à ergoter sur ce que j'ai fait ou pas. Je l'ai fait, je suis parti avec eux. Il faut cesser de se torturer le cerveau pour savoir si c'était une bonne décision ou pas.

J'ai passé un très grand moment avec eux, différent de ce que j'avais programmé, mais est ce bien grave?...

STOPPPPPPPPPPPPPP.......... et voilà que je repars sur mes interrogations...

 

Skiggnisvatn...

Sous un vent déchainé et les nuages... Pas de vert fluo, mais quels contrastes, quelle nature incroyable...

Oui, ça a quand même plus que de la gueule.

Une certitude maintenant que j'ai vu et endroit: l'idée du miniraft est une idée géniale ici... Pas de gros courant, rivière très large et limpide, des lacs, des marais... la confluence, basculer dans la grise Tungnaa, se laisser entrainer dans le lac Skiggnisvatn... traverser la mythique Tungnaa... marcher une douzaine de km par Ljotipollur et Blahylur pour arriver à Landmannalaugar. L'étape dantesque...

A retenir... j'ai déjà en tête un prochain itinéraire passant par là... Prévoir suffisamment de marge pour pouvoir attendre un jour de beau temps pour decendre la Vatnakvisl...

 

La série de photos...

Vatnakvisl à gauche, Tungnaa à droite... 

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Skiggnisvatn est le lac ouvert à droite... Les rivières ont éventré le cratère et l'ont rempli. L'eau de la Tungnaa, éclaircie par la claire Vatnakvisl décante dans le lac, lui donnant uen couleur très particulière.

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La Vatnakvisl... et ses lacs...

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Une de mes préférées... l'entrée de Skyggnisvatn...

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Et les autres... ce lac... ah ce lac... on touche au sublime... Que la lumière change, et la couleur de l'eau devient toute autre.

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Extraordinaire...

 

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Ils vont à Landmannalaugar ce soir et me proposent de m'amener jusque là.

Avoir accepté de monter dans le camion a brisé toute ma volonté de m'engager face à ces rivières et à une météo qui commence à devenir plutôt violente.

J'accepte sans trop rechigner. En plus, je gagnerai une journée sur le programme et me retrouverai avec un jour d'avance que je pourrai éventuellement exploiter pour laisser passer une sale journée ou au contraire buller sous le soleil à un endroit qui me plait.

Autant je n'étais plus qu'à 15 bornes à vol d'oiseau de Landmannalaugar (bon, y'a juste la Tungnaa entre nous), autant en camion il faut pas loin de 60 km pour s'y rendre. En effet, la Tungnaa fait une boucle très importante dans laquelle viennent se nicher les lacs de Veiðivötn. Aucun pont, aucun gué ne permettent de la traverser là. Il faut remonter jusqu'à Hrauneyjar et son barrage pour traverser la Tungnaa puis récupérer la f208 nord pour rejoindre Landmannalaugar.

 

Peu de stops sur la route. il est tard et ils doivent rentrer à Selfoss pour se ravitailler... Il n'y a plus rien à manger dans le camion ou presque.P1060038 [Résolution de l'écran]

Arrivée à Landmannalaugar (pas de photos cette année de tout ce secteur au nord (Ljottipollur, Frostastaðavatn...)

Ni du site lui même d'ailleurs... pas trop...

On devine la piscine avec sa terrasse pour se dessaper juste à hauteur des fumées.

Notez la hauteur de la coulée de lave par rapport au refuge.

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 Ils me proposent de manger avec eux avant de repartir pour Selfoss.

J'accepte évidemment avec grand plaisir... Spaghettis bolognaises... tu parles que je refuses pas des pâtes à gogo...

Enfin, même pour rien, je prends beaucoup de plaisir à passer un peu de temps avec eux. a quoi c'est dû? à mon isolement pendant une semaine sans parler à personne? en principe, ça me gêne pas de rester seul. Je n'éprouve pas de besoins particuliers à fréquenter les miens.

 

Confirmation d'ailleurs lorsque je dresse ma tente au milieu de ce camp épouvantable pendant que l'eau des pâtes boût... Je me prends un peu la gueule avec mon voisin qui fait du bruit. Ca tombe bien, il est français... Il comprend très bien ma mauvaise humeur soudaine. De toute façon, même polonais, il aurait compris, je sais être très persuasif quand je vais pas bien...

 

Inscription auprès des wardens... Je récupère mon paquet envoyé depuis Reykjavik le premier jour. J'avais pris des produits frais me disant qu'ils resteraient au froid dans l'emplacement de stockage du refuge. Ces branleurs mettent le chauffage dans ce local, juste là, pas ailleurs... Je comprends rien...

 

Bon,on verra demain si le beurre, le bacon et le fromage ont tenu...

 

Repas encore bien sympa dans le camion... Ils reviennent normalement dans deux jours ici... Je serai sans doute déjà parti pour ma petite boucle dans le Landmannalaugar.

 

Au revoir. A bientôt...

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Retour au camp...

Déprime grave dans l'abominable camping semsblable à un camp de réfugiés kurdes en Turquie.

Je vais dans la piscine. Beaucoup de monde mais finalement la piscine est très grande. De plus, l'heure avançant, ça se vide tout doucement.

J'y reste de 19h00 jusqu'à minuit. Il se et à pleuvoir très fort pendant que je discute avec d'autres groupes de français, notamment Clément, Adrien et Nicolas qui vienennt d'achever le laugavegur.

J'ai un problème, moi, je vous dis, à rester à discuter et à fréquenter mes congénères. C'est du jamais vu en 4 ans d'Islande.

Faudra que j'aille consulter un psy à mon retour. Je n'aurais jamais crû que j'étais capable d'autant de sociabilité...

 

Demain, journée de repos... Et puis vu le mauvais temps, ce serait dommage de marcher sous la pluie dans le saint des saints. Sans doute l'un des plus beaux endroits au monde minimum).

 

Bonne nuit...

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Jouge 13/09/2010 10:16


Salut David,
tu as bien raison : le Landmannalaugar c'est ce qu'il y a de plus beau ! Mais il faut du beau temps, la lumière fait alors littéralement exploser les couleurs !
Je me demande d'ailleurs pourquoi en 2009 pour rallier Skaftafell tu étais parti de Thorsmork plutôt du mythique Landmannalaugar.
A+


bigfoot 13/09/2010 10:58



je devais me rendre la troisième semaine à landmannalaugar en voiture. c'est pourquoi j'ai décidé de partir de thorsmork en 2009.


je réservais landmannalaugar à pied pour un autre voyage... c'est chose faite...


jusqu'à maintenant, askja était mon lieu de pélerinage, désormais, je le transfère à landmannalaugar.