08/08: Le Skaftarjökull et Langisjor (Utfall - Fagrifjorður)

Publié le par bigfoot

Le vent s'est calmé en cours de nuit. C'est déjà ça de gagner.

Davantage reposé, les derniers mètres de la moraine me paraissent moins difficiles.

J'ai le choix. Ou je franchis le petit collet pour rejoindre l'accès que je connais au glacier un peu plus au nord, ou plus court pour rejoindre le glacier me taper la moraine où j'ai dormi, juste au-dessus de la source de la Hverfisfjlot.

J'opte pour le choix deux. La glace n'est pas si loin.

Pourtant, la moraine m'apparait bien dégueulasse. Mais on est tôt le matin. j'imagine que le sol sera moins meuble.

Encore une fois, quand on prend peu de photos, c'est le signe que c'est tendu. On oublie un peu par la suite la difficulté ou les peurs d'un moment donné. Il suffit de regarder la quantité de photos prises à un instant donné pour se rappeler combien le passage était difficile.

Voici la seule photo du passage sur la moraine, au tout début du passage.

Oui, ce passage a été épouvantable... IL NE FAUT PAS LE PRENDRE, JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS... Prenez plus au nord à la jonction entre Skaftarjökull et Siðujökull. Evitez la source de la Hverfisfjlot.

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Comment expliquer?

C'est déjà pas agréable en temps normal, mais ici... Il faut dire que d'emblée, elle m'apparait beaucoup plus impressionnante que celles que j'ai pu parcourir (et j'ai pas été déçu aux environs de ce même glacier en 2009).

En fait cette moraine me semble posée sur la rivière, mouvante, telle la meringue sur une crême anglaise d'une île flottante.

On devine le sol gorgé en dessous. La question est de savoir la quantité de terre au-dessus.

Les collines de sables et de cailloux sont plus hautes que d'habitude, croûlantes. Le sable n'est pas mouvant en général mais tellement fin que l'on s'enfonce systématiquement jusqu'aux chevilles. Marcher sur les cailloux n'apporte pas grand changement puisqu'ils s'enfoncent sous mon poids comme des champignons dans Super Mario.

Mais il est toujours mieux de marcher sur ces collines que dans les creux qui sont composés, eux de vrais sables mouvants.

On ajoute de temps en temps une vilaine langue de glace bien fourbe cachée sous le bordel sablonneux qui te fait prendre des gamelles d'anthologie et on a le tableau magique de l'endroit.

C'est pas avec ça qu'ils vont attirer du monde au syndicat d'initiatives local.

 

Bref, c'est l'enfer, chaque pas doit être réfléchi. Glace? gamelle... sable? je m'enfonce... colline? elle s'écroule...

Il n'y a pas très long à parcourir, moins d'un km, mais ça me prend un temps fou.

Ce qui est incroyable, c'est l'eau emprisonnée dans ce réseau. Je l'ai souvent remarqué mais là c'est puissance 1000.

Dès que je pose un pied, il se passe quelque chose. Une flaque à deux mètres? le pied s'enfonce, un bruit de succion et un tourbillon dans la flaque qui disparait.

Ou alors, au contraire, elle apparait ailleurs. tout est sous le même réseau, un maillage total. J'imagine qu'il y'a plusieurs webmasters pour gérer toutes les flaques.

Encore plus impressionnant toujours lié à la flotte. Un pas provoque parfois la chute d'une colline pas loin. Le tout est dans un équilibre instable que ma seule présence met en péril.

 

Et puis c'est la couille... Le bug... Je ne savais pas que ça pouvait exister, que c'était même possible. C'est pourquoi je n'ai pas eu peur d'affronter une moraine aussi grosse.

Descente d'une énième colline dans un glissement sur le cul. Me voici dans un creux bien trempé, avec une flaque d'eau sablonneuse. Plantage du bâton pour voir. Comme prévu, il s'enfonce d'un mètre. 

Il faut le contourner. Je passe à flanc de la colline suivante.

Un énorme sluuuuuuuurp!!! un regard à gauche, la flaque disparait dans un tourbillon. Je suis un mètre au-dessus, Le sol lache, je glisse jusqu'à l'endroit où il 'y avait la flaque un instant plus tôt avec le glissement de terrain.

Ok!!! pas de mal!!!

Un pas pour remonter et sortir. La colline au-dessus était déséquilibrée et s'effondre sur moi de toute sa hauteur. Au moins cinq mètres de sable et de cailloux me tombent dessus comme un camion qui ouvrirait sa benne.

Je n'ai pas le temps d'avoir peur. Je ne comprends rien à ce qui m'arrive. Une fraction de seconde, un grand bruit, un nuage de poussières...

Putain, je suis couvert jusqu'à la taille de cat amas de sable et de cailloux. A part les yeux qui me brûlent, rien, absolument rien, je n'ai rien...

Et si la colline avait été deux fois plus haute, j'aurais été enterré?

Je suis obligé de creuser un peu pour libérer mes jambes et sortit de cette gangue. Bon au moins, ici précisément c'est stable maintenant, ça bougera plus. 

Ben ça alors, je savais pas que c'était possible ce genre de connerie. Je redouble de prudence pour finir la traversée de ce merdier.

Quelle joie d'atteindre la bonne glace bien dure.

Je ne retrouve pas les quelques crevasses de la dernière visite.

J'ai la chance qu'il ne se mette à pleuvoir que maintenant. Je n'arrive pas à imaginer quelle aurait été la traversée de cette merde tout à l'heure sous la flotte.

J'ai les pompes, les fringues remplies de sable. Ca gratouille de partout. Je vis pas le moment le plus heureux de ma vie.

Bon maintenant que c'est safe, profitons du paysage, contrasté entre glace plus noire que blanche et le vert des Fogrufjöll au fond.

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Comme la Skafta n'est pas commode du tout à franchir et que bon en fait j'ai pas envie de tenter un gué de plusieurs kilomètres composé de torrents débiles entrecoupés de sables mouvants, j'ai pris l'option glacier pour la contourner.

C'est toujours une bonne idée de passer sur un glacier pour éviter un obstacle de cette envergure.

Il faut remonter donc assez haut sur le glacier, puis partir plein nord pour aller au-delà des sources de la skafta et redescendre de l'autre les pieds au sec pour rejoindre le lac langisjor objet de pas mal de mes fantasmes depuis mes débuts islandais.

En dessous je Commence à bien voir le lacis tortueux des eaux de la Skafta.

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Le brouillard tombe très vite, limitant la visibilité au seul glacier.

C'est très simple pour pas se paumer, même sans l'aide de la boussole, il suffit de marcher perpendiculaire aux fractures de la glace qui sont dans le sens de la pente.

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Le brouillard a pas duré longtemps. 

Mes premières vues sur Langisjor. 

Ouais bon, pour l'instant, ça casse pas trois pattes à un canard (je me demande si ma lectrice préférée non francophone mais très francophile arrivent à comprendre ces citations à deux balles).

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Quand je vois ces bras de la Skafta qui dévalent, je suis bien content de mon choix d'évitement. L'évitement est souvent préférable à la confrontation physique directe (j'ai compris ça très vite au rugby).

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Il y'a évidemment un petit détail qui me hante l'esprit. Forcément au bon endroit...

La Skafta est régulièrement sujette à des jokulhaups (la flemme d'expliquer avec mes mots). Tellement sujette d'ailleurs qu'on a même donné au phénomène, le skaftahlaup.

Donc en gros, si pépé Grimsvötn s'excite un poil, y'a quelque part sous mes pieds un truc qui est en train de monter en pression et qui risque de péter à tout moment emportant le glacier dans la Skafta. Si t'es dessus au moment de "l'incident", tu dois éprouver quelques sensations d'adrénaline en te faisant disloquer, écraser, broyer par des millions de tonnes de glace et de flotte qui se barrent dans la rivière.

Exemple avec l'Eyjafjallajökull en 2010. 

Et bien on va accélérer le pas... Hop hop hop... ou trouver un gros glaçon sur lequel s'assoir quand arrivera la vague.

Depuis que je pense à ça, je le trouve de moins en moins sympathique l'animal, déjà qu'il ne me plaisait guère avant.

Et je remémore le discours d'Olivier en 2008 sous le Mulajökull qui raconte avoir marché autour de blocs monstrueux à plusieurs kilomètre sous le front du glacier alors que j'y faisais le con dessus moins d'une semaine avant.

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Allez, hop hop hop, et puis de toutes façons, c'est pas super beau.

de rares crevasses sur la route...

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Je reste sur le glacier pour contourner le petit massif de Skaftarfell (ils sont d'une originalité rare mais au moins tu sais de suite où c'est quand on t'en parle) d'où surgent (pour les non francophones de naissance mais francophiles, une rapide traduction germanophone: quellen)  pas mal de départs de la Skafta (ben oui).

Oui, je m'autorise des private jokes sur cet article.

 

Bon, à partir de là, j'ai un problème de mémoire. Je sais plus trop comment je suis sorti du glacier. Ce qui est sûr c'est que c'était super simple. rien à voir avec l'autre côté. Moraine rocheuse bien dure bien solide. Pas de rivière à franchir.

Que du facile. On voit sur la photo suivante qu'à part une météorite je risquais pas de me prendre un coin de moraine sur le museau.

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Pour confirmer le choix judicieux de mon itinéraire, je m'approche un peu de la Skafta pour rire. Ah ben ouais, j'ai plus que bien fait. Ca pulse dru, Il y'a quand même beaucoup d'eau qui descend.

 

Pour rire au fond de moi je sais que j'ai fait une connerie. que mon esprit a volontairement occulté un petit détail pourtant très net, très visible, très large, très connu sur la carte.

Un petit détail que je connais très bien et qui n'est pas sans me rappeler les instants qui ont précédé ma traversée de l'Arnarfellkvisl sous le Mulajökull.

Une rivière psychotique, tarée, de malade est sur la carte mais comme je la vois pas de loin ni ne l'entends, alors peut être que compte tenu des mouvements de terrain fréquants en Islande et de la péremption de ces cartes pourries (pas tant que ça, loin s'en faut, mais un peu quand même parfois), alors peut être que la rivière n'est plus là. 

Des fois tu te demandes ce qui te passe par la tête (je me pose souvent cette question ces derniers temps).

J'avale paisiblement mon petit km de plat sur le désert morainique jusqu'au point de jonction avec les Fogrufjöll (belles montagnes en dialecte local) me disant que c'est d'une facilité déconcertante quand forcément je tombe sur un petit truc...

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Ben oui, le terrain a pas bougé tant que ça depuis l'édition de la dernière carte périmée pourrie...

Y'a bien un petit bras majeur de la Skafta qui se dresse devant moi.

Je savais bien que j'étais pas assez remonté sur le glacier pour contourner le petit truc.

Donc soit je repars sur la glace, soit je tente.

 

J'ai tenté, ça mange pas de pain...

J'ai eu peur. D'aussi long gué, je ne me rappelle pas.

Profond très vite jusqu'à la taille, heureusement que le courant n'était pas trop violent... Je suis passé avec une facilité surprenante mais franchement, après coup, je suis sûr que c'était une grosse bêtise de faire cette traversée.

Si jamais tu prends une gamelle au milieu du lit qui fait là ses 50 mètres bien tassés, le temps de sortir de l'eau que tu es déjà au large des Açores.

il ne fallait pas 3cm d'eau de plus...

Et bien voilà, j'y suis, héhéhé... les rives du lac ne sont plus très loin.

Je touche au but de l'un de mes désirs islandais les plus ardents.

Langisjor, me voilà...

Les pieds sur la lande et je suis assailli par mille milliards de mouches...

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Merde!!! Je déteste, déteste plus que toutes les péripéties que j'ai pues affronter aujourd'hui.

J'oublie en principe une chose par an dans mon sac à dos. Là, j'ai le flash instantanné. 

C'est la moustiquaire de tête qui est restée dans le placard... Ahhh!!! je meurs!!!

Vite le Lac...

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Voilà c'est beau, on s' casss!!!

Je n'y arrive pas c'est plus fort que moi. Les essaims de mouches autour de la tête me gachent tout plaisir. je n'arrive pas à faire abstraction.

Putain de pays venté 364 jours par an. Faut que je me retrouve ici, là où j'ai toujours rêvé d'être le seul jour de pétole de l'année. Et merde!!!

Mais qu'est ce que vous branlez, Eole et Zéphyrin? Vous jouez au rami?

Pas le moindre souffle de vent... C'est une première ça... J'avais pas fait gaffe que la météo était si calme.

 

Bon sérieusement, c'est vraiment beau, aussi beau que je le pensais. Faut dire que j'ai vu tellement de clichés de ca lac. C'est con de trop connaître un endroit avant de le découvrir de ses propres yeux.

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Sur la photo suivante, il y'a deux points notables.

A gauche une crique (milieu de la photo), Fagrifjorður absolument sublimissime.

Et plus à gauche encore à la rupture entre les deux montagnes, le déversoir du lac, Utfall.

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Ce lac a une histoire particulière très récente. Lorsque l'on regarde le lac sur une carte, si c'était normal, le déversoir se ferait à l'aval comme toute rivière ou lac bien élevé.

Sauf qu'y a un truc qui a bougé il y'a une grosse cinquantaine d'années. La Skafta qui passait en partie dedans a été déviée au sud du lac d'une part et d'un autre côté le déversoir a basculé vers l'amont, à Utfall donc qui permet de raccorder le lac plus bas à la Skafta.

Bon, j'ai pas tout compris à l'histoire... Faut aller chercher les infos complémentaires sur le web. 

Une chance extraordinaire aussi, le lieu vient d'être classé dans le parc national du Vatnajökull le protégeant des projets de barrage de Landsvirkjun, l'EDF local qui a déjà massacré un certain nombre de sites. Mais bon, il n'est pas de mon propos de juger la politique industrielle de l'Islande. J'aurais bonne mine de le faire sous le prisme déformant de mon regard d'étranger touriste...

C'est comme juger de la chasse à la baleine par exemple. Les islandais ne comprennent pas le haro venu du monde entier sur une tradition séculaire. Au même titre ça me gonfle quand les étrangers viennent critiquer la culture du foie gras dans le sud-ouest. Marre de ces jugments hâtifs extérieurs.

 

Bon revenons à Langisjor. Je m'éclate malheureusement pas du tout à cause des mouches.

Mais c'est beau quand même. Je me répète? Oui, mais c'est vraiment beau.

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Surtout avec ce ciel noir et cette lumière très argentée.

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Comme il y'a très peu d'eau qui rentre désormais dans le lac, le courant est très faible. Les sédiments décantent et on a un lac d'une eau d'une clarté exceptionnelle.

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Utfall...

Bel endroit parmi les beaux endroits des belles montagnes. Et en plus symbolique. Langisjor se vide par là dans une belle cascade vers deux autres lacs intermédiaires avant de finir dans la Skafta.

La vue de la sortie... Pour traverser, va falloir encore déchausser une fois, pfff...

 

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Avec l'enfer des mouches, s'arrêter, et faire te défaire des noeuds est un truc qui m'horripile.

Heureusement juste au bord de la cascade, le courant d'air engendré diminue leur quantité, je m'offre un premier vrai arrêt cool au bord du lac.

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Z-avez vu? y'a un vrai chemin!!! Il a tendance à souvent disparaitre dans les montagnes. Ils ne réapparait bien net qu'en certains passages obligés.

J'adore cette photo!!!

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Il faut descendre là, traverser avant le lac, se fritter avec les mouches pendant qu'on se sèche les arpions...

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Puis on passe sur le versant sud, c'est à dire côté Skafta.

C'est le côté rigolo de cette montagne très étroite, juste un fil entre le lac et la rivière. On choisit son paysage.

Du lacustre? allez hop, on va au nord... de la rivière? allez hop on va au sud... Les deux? allons sur la crête...

C'est bien sympa, cette particularité.

J'arrive à Grasver, endroit que j'avais idéalisé dans mes rêves. Nonnnnnnn!!! C'est l'enfer, la source des mouches, un truc de dingue digne du Myvatn des mauvais jours...

Petit détail, si j'avais tenté latraversée la Skafta, c'est ici que j'avais visé mon arrivée...

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Je cours le long des pentes pour échapper au déferlement.

Je ne sais pas si c'est l'heure tardive (les mouches se couchant tôt pour être en forme le matin) ou l'éloignement relatif des grosses masses d'eau (les mouches sont très peu aventureuses), mais dès que j'arrive sur le plateau central entre lac et rivière, je suis enfin tranquille.

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On va profiter alors de cette sérénité nouvelle pour continuer de marcher malgré l'heure tardive (le bigfoot se couche tard cette année).

J'imaginais la montagne plus verte, complètement recouverte de mousses. J'imaginais moins de graviers.

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Le niveau des lacs me semble également assez bas.

C'est beau, c'est incontestable mais je suis un peu sur ma faim par rapport à l'idéalisation que je m'étais faite des lieux.

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Oui, oui, je suis blasé... trop d'Islande cette année, trop de merveilles depus quinze jours...

Tout devient fade...

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Et puis c'est la bascule derrière un petit collet sur le lac et j'arrive au-dessus de Fagrifjorður.

Et là, et là, tout bascule en effet.

Putain!!! Mais mais mais c'est exceptionnel. Dieter m'avait dit avoir les larmes aux yeux en découvrant ce site.

et Dieter, c'est un colosse, hein... Pas le genre à verser une petite larme avec un hérisson écrasé sur la route...

Et pas une mouche... Alors là je touche au paradis...

Je vais avoir une de ces soirées...

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Comme toujours je mets du temps pour arriver au point final pour profiter de l'instant d'avant... Mes préliminaires à moi...

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Une des meilleures nuits que j'ai jamais passées.

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Pas mal comme site. J'ai assez d'eau pour le pastis. Pas de voisins avant Sveinstindur à 10 bornes au moins.

Je suis bien.

D'autant plus après les problèmes du jour, l'éboulement, le gros gué et les mouches, je profite torse nu du couchant avec beaucoup de sérénité. Le dur est derrière.

J'ai du mal à me débarasser du sable collé sur la tente depuis la veille. C'est fou comme il est collant ce bidule.

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Quelques photos avant de manger et de se coucher, j'aurai tout mon temps demain pour profiter des rives.

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Quand j'ai montré les photos aux copains, ils ont crû que je dormais sur la plage au bord de mer. Non non, c'est bien au bord d'un lac...

Je finis mon exceptionnel bouquin... Ahahaha la chute du pendule de Foucault... Tout ça pour ça... Pfff... Encore plus déçu... Eco s'est foutu de la gueule du monde avec celui là. Retourne écrire "le nom de la rose", t'as été beaucoup plus performant.

 

Bonne nuit.

il faut se remettre à l'endroit. Ca a été très éprouvant aujourd'hui.

Publié dans islande

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david 14/05/2014 14:18

salut...
ben non, c'est toujours le problème des coins isolés en islande... y'a rien d'autre que les sales cartes de lmi au 1/100000

Larti 22/04/2014 20:46

Salut David. Je vise Langisjor pour cet été. Après une lecture attentive d'internet, yc les inquiétudes que tu évoquais avant ton périple de 2009, je n'arrive pas à me faire une idée claire. Y a-t-il des difficultés à faire le tour complet du lac, notamment bien sûr au pied du Tungnaarfjokull ?

larti 25/04/2014 14:46

Merci ! mon projet = tour du Langisjor, puis je descends au sud : Eldgja nord, Holaskjol, Raudibotn (par Eldgja sud en shuntant Strutslaug, déjà vu), Hvangil, Thormorsk. Pour le partie Langisjor, peux-tu me dire où trouver une carte un peu correcte ?

david 23/04/2014 08:51

salut.
en fait tout dépend de ce que tu entends pour tour du lac.
en effet, si tu te contentes du tour du lac stricto sensu, donc le long des rives, tu n'auras aucun problème (même si je ne connais pas la rive nord du lac que je crois aisée).

c'est si tu commences à vouloir envisager de passer par le Laki que tu vas rencontrer les mêmes problèmes que moi sur cet article avec la traversée de la Skafta.
là, j'ai eu deux problèmes majeurs aisément évitables quand on sait... donc éviter la moraine décrite sur cet article en prenant un poil plus au nord à la jonction sur la carte entre Skaftarjökull et Tungnarjökull.
et éviter le bras de la Skafta à l'amont du lac en allant chercher plus au nord sur le glacier pour le contourner.
Si tu respectes ces deux points, c'est alors fingers in the noose.

David

Stéphane 25/08/2013 20:31

Malheureusement, je n'avais pas le choix car les bras de barraient l'accès à la moraine, j'ai bien essayé de longer les bras pour le contourner en montant plus bas sur la glace, davantage sur le
Siðujökull, mais quand j'ai vu la gueule et la longueur de la moraine, j'ai laissé tomber, on aurait dit celle du Krossajökull, à Þórsmörk !

L'an prochain, je pense partir d'Askja, je n'y suis pas retourner depuis longtemps, mais pour aller où, là est la question ? J'ai aucune idée encore.

Le Lonsoræfi c'est tendu ouai, et je te souhaite bon courage !! mais c'est tellement beau.
J'ai toujours le regrets de ne pas m'y être aventuré davantage la dernière fois que j'y suis allé...

Tu tentes donc le passage de Kjos ?

Góða ferð !!

bigfoot 28/08/2013 20:43



pour avoir pratiqué les deux moraines, je préfère encore le krossarjökull. au moins c'est beau au-dessus.


je déteste ce passage aux sources de la skafta.


 


sinon, askja... tu explores par le côté sud, file à kistufell et tu fais la grosse méchante traversée sur le dyngjujökull en deux jours jusqu'à Kverkfjöll.


les montagnes environnantes y sont très très belles.


 


pour le lonsoraefi, j'avais tellement aimé la première fois... faut que je pousse plus loin.


 


je laisse tomber kjos cette année... tant pis, je n'ai pas assez de temps pour tout.



Stéphane 20/08/2013 21:51

Salut David !

Toi ça va bientôt commencer alors que que moi je suis déjà rentré !

Je suis monté quasiment à la jonction entre les deux langue... bon, j'me suis cassé la gueule avant dans un des bras de la Skafta car le courant s'est déchainé juste à ce moment là le salaud,
résultat, deux genoux amochés dont un qui à doublé de volume le lendemain mais bon...

J'ai eu à peine 100m de moraine, mais presque 3/4 d'heure.
Puis 5h30 de glace, et en fait j'en suis descendu largement après les Skaftarfell, j'ai continué encore un peu sur le Tungnarjökull, 20m de moraine à la sortie et un gué à peine à mi cuisse !!
Tranquille.

Par contre avec mon genoux, je n'ai pas pu monter à Sveinstindur, hélas.
Le canyon d'Uxatindar est magique mais casse patte surtout qu'il ne m'en restait qu'une.

Bon voyage à toi !!

bigfoot 25/08/2013 19:43



salut


oui la skafta est traitresse. je lisais encore ces jours ci qu'un jokulhaup était attendu sous peu. 


je crois définitivement que c'est une connerie de l'affronter.


 


et les moraines là sont si traitresses.


 


bref, un endroit pas très accueillant.


 


sveinstindur, c'est dommage mais je trouve qu'ils abusent quand ils disent que c'est le plus beau point de vue d'islande.


le canyon d'uxatindar est en effet pour le moins magique. j'adore ce passage.


 


en effet pour moi départ la semaine prochaine, absolument pas prêt... calculs d'itinéraires baclés, place à l'impro...


et dans les canyons de thorsmörk et du lonsoraefi, ça risque d'être tendu.


on verra bien...


 


à+