04/05: Cascades de Végay et de la Cagne

Publié le par bigfoot

Enfin remis de mes terribles problèmes de santé qui ont ruiné tous mes efforts vélocyclistes de ces 15 derniers jours, je reprends donc en douceur mes activitéd de remise en forme printanière.

 

Première étape, une très grande classqiue, la cascade de la Cagne à Vescagne sous le Col de Vence.

Bon, je l'avoue. Initialement, je voulais juste mettre quelques photos pour mettre l'eau à la bouche mais ne pas dire où se trouvait cette enclave paradisiaque de l'ile de ma Réunion.

 

Finalement, l'accès qui était si sauvage et difficile d'accès dans une progression dans la forêt vierge primitive (j'exagère à peine) a été complètement déboisé. Bientôt ce sera l'autoroute.

Avant, il fallait progresser au mieux sur les rives de la rivière, voire dans son lit. Désormais, il suffit de suivre le petit sentier.

 

Et me voilà à faire l'ancien combattant. Avant c'était mieux et gnagnagna... Bon, c'est vrai mais quand même, y'en a marre de cette manie de pasteuriser nos si rudes sentiers.

 

Bref, se garer un peu après la route d'accès à Saint Barnabé derrière le Col de Vence. Balise.

Très grosse descente en lacets, très réputée pour les vététistes. Descente d'enfer, très technique. Moi, j'imagine pas que ce soit possible sans tomber du vélo. Christophe me dit que c'est possible mais bon, ce gars là, c'est pas une référence. C'est un dangereux psychopathe que même ses copains de sortie non moins malades d'Alticoop traitent de fou furieux.

Ce qui est sûr, c'est qu'à la montée, là, c'est vraiment pas possible sans mettre le vélo sur l'épaule. même lui l'avoue.

 

C'est en bas que ça se passe donc... un peu plus de 300 mètres...

cagne

On arrive aux ruines d'une ancienne mine (de cuivre si je me rappelle bien (c'est très important par rapport à l'itinéraire). Il reste un rail et un tombereau...

La cagne doit être franchie à gué. Elle ne fait pas plus de deux mètres de large. L'été, on la franchit en tongs sans se mouiller les pieds.

Au lézard vert, prendre le petit sentier presque invisible à gauche (environ 10 mètres après le gué).

cagne (2)

 

Maintenant il faut suivre cette sente parfois presque invisible en restant toujours en rive gauche. L'été, le lit de la rivière est parfois à sec. Ne pas se décourager, il doit y'avoir une sorte de lit souterrain car régulièrement, l'eau fait sa réapparition. Je n'ai jamais vu la cascade à sec.

Un petit aperçu de la rivière...

cagne (3)

Quand on ne peut plus progresser, c'est qu'on est arrivé à destination.

Sieste, contemplation, méditation, ce qu'on veut mais vraiment pas baignade... ah ça non... je crains pas l'eau froide et pourtant, je n'arrive pas à aller plus profond que les cuisses (en plein été)

Les photos...

environ 20 mètres de haut...

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On distingue des pans de tuf sur la gauche. Il est possible de les rejoindre et de voir la cascade à travers une petite arche en passant sur la gauche de la laune au ras de l'eau puis en montant deux trois mètres sur le tuf. Attention, ça glisse pas mal et on se mouille beaucoup en période humide.

Ca me fait rigoler, moi. Je frise...cagne (8)

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Bon, faut rentrer à la voiture par le même chemin. Il faisait frais au bord de l'eau. Ca va chauffer pour la remontée. Le contraste est saisissant.

par curiosité, il est intéressant, revenu sur le chemin principal de marcher vers Coursegoules. Il y'a de magnifiques prés qui surprennent un petit peu dans cette ambiance. Il est intéressant aussi d'inclure dans cette cascade des beaux parcours de traversée ou des boucles vers le plan des noves...

Au mouton, traverser la Cagne (ça me fait toujours marrer d'écrire ces détails topographiques)cagne (10)

Dernier truc: on dira pas que je l'ai pas dit. Il y'a beaucoup de serpents le long de la Cagne. Pas une seule sortie sans que j'en voie, donc pour les réfractaires aux petites bêtes à bon dieu...

 

 

 

 

Deuxième étape: la cascade de Végay, autre très grande classque dont je raffole particulièrement. De toute façon, pour moi, dès qu'il y'a une cascade, je suis gaga.

Mais à un point...

Collaborer chez i-trekkings, c'est un vrai sacerdoce, je vous jure.

Je me suis retrouvé embriguadé à tester du matos. Une veste en gore tex.

La solidité, c'est fait dans le maquis tout pourri

L'effet coupe-vent, c'est fait à toute bringue dans les descentes des cols de l'arrière pays à vélo.

 

Il restait à tester l'étanchéité, mais c'est ballot, il pleut pas. Je devais faire un test sous la douche également, mais je trouvais cette démarche anti-écologique et pas marrante du tout, donc passer sous une cascade pour voir si je reste au sec me semblait plutôt rigolo. Et comme je voulais tester mon vieux pantalon gore-tex et essayer de me rappeler les sensations de l'eau fraiche sur les pieds, j'ai profité de l'aubaine pour aller me mettre sous les embruns de la cascade.

Je voulais me mettre carrément sous la chute, mais elle ne soufflait pas assez loin pour être accesible. Je me suis tenu à un mètre seulement, la vasque étant trop profonde.

 

La cascade de Végay, au départ du pont de Vascognes (marrant, presque le même nom que la cascade précédente). Bon, ça continue dans l'interdiction de tout. Depuis l'été dernier, la route est interdite aux non-riverains... Pffff... Comme je viens deux fois l'an, je me considère riverain.

 

La cascade, hors haute montagne, c'est sans doute la plus grande cascade des Alpes Maritimes avec la cascade de Courmes dans les gorges du Loup. On commence à deviner la partie haute de la cascade au bout de 15 minutes, siège de l'expérience à venir.

vegay (2)

Le chemin de montée côté Vascognes est très simple. De l'autre côté, par aiglun, il est très raviné et glissant en un endroit qui peut le rendre parfois délicat sur une courte portion.

On approche, on approche.

vegay (3)

La cascade est divisée en trois tronçons. Je crois que le plus haut fait 45 mètres.

La partie basse. On y monte sans problème avec un enfant de quatre ans.

vegay (4)vegay (5)

Monter au secteur intermédiaire, avec un enfant de huit ans en faisant très attention et en ne lisant pas le panneau d'interdiction (pour changer) mais il est tout pourri, donc encore d'actualité? et puis, il faut pas escalader quoi? la cascade uniquement ou aussi les bordures?

vegay (6)Par contre, pour atteindre la dernière vasque, ça devient vraiment difficile, extrêmement glissant en ces périodes d'intempéries. Moi, vous savez que je suis prêt à tous les sacrifices pour vous offrir les plus beaux paysages de la région et mener à bien mon travail d'investigation quant à la qualité de la veste.

Le problème à la montée, c'est que je me suis tenu au plus près de l'eau et je me suis vraiment fait peur à la quasi verticale sur des secteurs très glissants. Il est plus raisonnable de monter en gravissant les graviers très roulants et désagréables en bordure de la falaise. C'est le chemin qu ej'ai pris au retour d'ailleurs en me laissant descendre sur les fesses.

Bon, sous la cascade, on ne regrette pas du tout l'effort et le petit gaz, même si on garde dans un coin de la tête qu'il va falloir un meilleur chemin pour descendre.

 

Equipement du couillon pour aller sous la cascade et c'est parti... Si le patron me payait pour faire ça, je l'attaquerais aux prud'hommes. Fais gaffe, Greg.

Bon, je vais poser l'appareil ici, il est à peu près à l'abri.

vegay (8)

Chaussures plus chausson néoprène, vieux pantalon gore tex et la fameuse veste à tester...

Et c'est parti, exactement là... plus deux mètres.

vegay (7)vegay

Et enfin la cerise sur la gateau. La preuve que je dis vrai.

 

La veste a parfaitement tenu le choc... Le pantalon qui en a vu d'autres (trois campagnes d'Islande et une de Corse), beaucoup trop en fait a laché quasiment de suite sous l'assaut des embruns. Les pieds sont restés au chaud.

Moi, je dis cette veste, elle est nickel pour ce qui est de l'étanchéité.

 

J'ai un gros soucis quand même, c'est quoi ce double menton qui ressort de sous cette veste? Il va falloir faire fondre les joues.

 

Au retour, ironie du sort, un gros orage me trempe beaucoup plus que le passage sous la cascade. J'te jure.

J'ai survécu à la gastro la semaine dernière. Vais je résister à la bronchite?

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