02/09: Hoffellsfjöll

Publié le par bigfoot

Voici la version officielle, la seule, la vraie et unique histoire de cette journée. Toute autre version que vous pourriez entendre est fausse, déformée et amplifiée:

Bigfoot voulait voir le paysage du haut de la montagne. Il est monté en haut, a pris deux trois photos, a eu cette phrase célèbre: "c'est beau, allez on s' casse" et est redescendu par le même chemin regarder le coucher de soleil sur le glacier avant de s'offrir une nuit hantée de jolis rêves.

 

Voici l'histoire...

Le réveil est réconfortant, ensoleillé. Les nuages sont en train de se dissiper, roulant langoureusement sur les reliefs marqués des montagnes qui m'entourent.

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Je ne suis pas beaucoup monté hier soir. C'est donc un peu plus de 1000 mètres de déniv qui m'attend aujourd'hui. Mon sac pèse environ 20kg, mes épaules ne sont pas encore prêtes (je crois d'ailleurs qu'elles ne le seront jamais) et ne parlons pas des mollets et encore moins du souffle.

J'ai toujours des relents de chlorure de sulfuryle qui me reprochent dès que je respire très fort.

L'objectif est très simple. Rejoindre la montagne tout en haut qui répond du doux nom de Grasgiljatindur à 1275 mètres (poétiquement le pic du ravin herbeux).

Le chemin sera très facile à suivre. Remonter le ravin (Efstafellsgil) rive gauche au maximum sur le fil de la crête, atteindre la barre rocheuse qui coiffe le cirque supérieur et essayer de la contourner pour atteindre le sommet. Un seul point m'inquiète d'après la carte. Cette barre rocheuse justement... Sur la carte déjà, depuis le début de ma planification les courbes de niveau m'inspirent une légère inquiétude. De loin, je la trouve encore plus inquiétante. C'est un mur vertical composé de gradins qui m'attend tout là haut.

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Je commence donc ma montée à un rythme de sénateur (âge compris) rattrape une piste de quad et un chemin pédestre balisé de piquets jaunes selon la mode islandaise. Décidément, l'Islande sauvage n'est plus ce qu'elle était... Patience...

Un problème m'occulte un peu l'esprit, j'ai un bug avec mon appareil photo. Je n'ai emporté que deux batteries. La première juste après une journée de sortie est à plat... il ne m'en reste plus qu'une pour tenir deux semaines. Je ne comprends pas pourquoi elle a laché si vite. A cause de l'humidité de Jokulsarlon? Quand même...

Alors déjà je me mets à échaffauder des projets de récupération d'une nouvelle batterie ou d'un chargeur avec retour express à Reykjavik entre mes deux sorties. Oui, mais quand et quelle partie du voyage sacrifier? Mon esprit tourne en boucle sur le sujet, me faisant perdre le plaisir de la contemplation.

Une chose est sûre, c'est que je vais y'aller mollo avec les photos. J'en fais déjà assez peu généralement mais là, je vais essayer de fonctionner comme à l'époque de l'argentique avec des photos prises à coup sûr. Eviter le multiplication des clichés, pas d'effets de style avec plein de longues pauses et d'utilisation du retardateur.

En voici quand même une du glacier que je commence à dominer d'assez haut.

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Le chemin est aisé, mal marqué car sans doute peu fréquenté mais assez bien balisé pour le moment. D'un autre côté, le balisage, on s'en fout un peu ici. Il suffit de marcher sur la crête.

Il fait vraiment très beau ce matin. Le vent n'est pas des plus forts. C'est agréable, moyennement froid, je distingue nettement la côte.

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Un truc qui me dit que je suis pas serein en ce début de voyage, ce sont les chansons cons qui me passent par la tête.

Vous savez qu'en situation de stress important, "ça fait rire les oiseaux" me passe par la tête (rappel ici)

Alors même si je n'en suis pas là (encore que), j'ai toute une série de standards haut de gamme qui défile. En voici une liste non exhaustive.

Oui, bon, c'est très scène toulousaine...

Ok, ça vaut bien la compagnie créole...
Quand j'ai des refrains de ce niveau incrustés dans le cervelet, autant dire qu'il y'a un truc qui cloche.
Ah... quand je pense que j'étais transporté l'an dernier par les Stranglers sur les derniers km de mon voyage. Y'a pas à dire, ça manque de continuité.

Enfin, je sais pourquoi... C'est cette putain de barre rocheuse en haut qui m'angoisse. 

Plus je monte, moins je la sens cette histoire... La voyez vous tout à droite? 

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Et puis ces nuages qui montent, qui s'enroulent autour du sommet. Avec le vent, ils progressent à grande vitesse dans le ciel. Il suffit de quelques secondes pour qu'ils cachent le sommet.

Une boule au fond du ventre, oui. Ca ne marche pas aujourd'hui. Dès la première journée me confronter à de telles pentes sur le crumble de la montagne islandaise n'était peut être pas une bonne idée.

J'ai toujours besoin d'un laps de temps pour m'adapter aux conditions de cette montagne particulière et à la rudesse du climat islandais.

Cette année, j'ai pataugé deux semaines dans la piscine à la maison et les vasques du Chassezac. Pas la meilleure des préparations of course pour s'y coller.

 

Ok, ce serait plus compliqué de marcher sur le glacier, mais ça c'est pour plus tard...

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De correcte la pente s'accentue enfin. La vue sur le Hoffellsjökull est somptueuse, me donnant des idées pour le futur. Ah, ça des idées, j'en ai, y'a pas de doutes... Quant à les réaliser... C'est une autre histoire, style aujourd'hui...

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Et oui, les maîtres mots, planification rigoureuse, préparation physique et psychologique... Jamais je n'ai été aussi désinvolte que cette année pour de multiples raisons qui peuvent s'entendre mais qui en fin de compte me pèsent déjà sur le moral, moins de trois heures après le vrai départ.

Au moins pour me distraire de cet amas de pensées négatives, le spectacle du fond du ravin est grandiose, coloré avec la rivière qui saute en grosses cascades.

Je ne pensais pas trouver ici des colorations aussi marquées.

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A la fin de la grosse pente, j'arrive sur la crête orientale à peu près horizontale qui commence à s'affiner.

C'est magnifique. Mon regard nepeut jamais vraiment se décrocher de cette barre rocheuse.

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Bon, nous y voici presque, on va savoir. 800 mètres gravis. Je sais pas pourquoi mais j'ai pas pris une photo du versant est (enfin, si, puisque j'ai pas de batterie) mais les montagnes y sont noires avec des reflets d'aile de corbeau bleutés.

Bon, alors la petite bosse à droite, c'est Geitafellstindur (pic de la montagne de la chèvre (finalement c'est proche de l'anglais, l'islandais). Grasgiljatindur est à gauche après la série de gradins rocheux.

On va commencer par Geitafellstindur pour avoir une vue d'ensemble du bordel à franchir. Et déja me faire une petit test grandeur nature du type "d'escalade" qui m'attend.

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En principe d'après la carte, il faudra rejoindre le col entre les deux tindur. Je me ferai donc un petit bonus avec le premier sommet.

En parlant de sommet, me voici précisément à celui de Geitafell, point haut de la crête avec un surhaussement de palagonite au-dessus des ryolithes. De là,on voit bien les deux tindur.

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Un test de l'appareil photo pour voir s'il est capable de mettre au point sur des contrastes aussi marqués...

Validé, on peut aller plus loin. Le glacier devient vraiment un vague souvenir vu d'ici.

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Vous n'êtes pas sans savoir que j'adore les cascades... Alors quand il y'en a deux qui finissent leur chute au même endroit dans un Y presque parfait, je suis aux anges.

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J'en avais une en stock du fameux versant noir (mais la photo ne rend pas hommage à la beauté de la montagne). La mer est au loin derrière... Très très loin, à peine 10 bornes... Et pourtant je suis déjà très isolé du reste du monde... Faut dire aussi que quand t'habites Höfn, la capitale de cette région, t'es déjà très isolé...

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Elle est vraiment très très longue cette crête. Jamais on arrive au but.

Même pour monter à mon petit tindur observatoire, ça m'a l'air coton. Ici, à plus de 1000 mètres sur la crête, le vent devient costaud.

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Un autre signe en plus de la compagnie créole qui indique que les choses se tendent, c'est l'absence de photos...

Quand j'ai besoin de concentration pour trouver le passage ou des prises sur des vires gazeuses, il me sort complètement de l'esprit l'idée de prendre des photos pour illustrer mes propos ou me rappeler quand je serai gateux les passages que je savais contourner.

Les cailloux en Islande sont extrêment abrasifs, destructeurs pour les pompes (je suis recordman du monde actuel du ressemelage avec deux/trois paires par an qui y passent, le mercantour aussi est destructeur de godasses). Superposés les uns sur les autres, "ils te me font" de ces putains de montagnes aux parois abruptes qui semblent inoxydables.

Pourtant, il suffit que tu les regardes pour qu'ils tombent tout seul.

Commencer à mettre les mains pour vraiment escalader des pas ne serait-ce que de cotation facile (de toute façon le max que j'ai le courage d'affronter sans assurage) devient immédiatement périlleux. Chaque prise, chaque pas doit être réfléchi plus qu'ailleurs quand t'as du gaz en dessous. Et même là, y'a tout qui te part. Alors, tu poses ton pied, tu attends l'éboulement de type dit standard autour de toi sur un ou deux mètres et tu passes au pied ou à la main suivante.

La montée au "petit" tindur s'échelonne sur des petits gradins de 4-5 mètres de haut qu'il faut gravir successivement avec des petits replats minuscules entre chacun. Ca m'occasionne un bon coup de stress, pas encore habitué à ce type de progression. Je savais que ce serait tendu compte tenu de mes limites à l'exposition, je ne suis pas déçu des sensations procurées, mais le tout se passe sans stress insurmontable. c'est même beaucoup plus simple (comme souvent) que je ne le pensais d'en bas.

Le sommet est lui plutôt plat, tout en longueur. Le vent souffle très fort.

Il est temps d'étudier les environs...

Commençons par le sud. A gauche la vallée de la Hoffellsà (l'accent est dans l'autre sens normalement) dont im faudra rejoindre la tête. Curiosité toponymique, la rivière ne descend pas du glacier homonyme.

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Côté ouest, la crête par où je suis monté surplombée par Geitafell donc et dominant le ravin Eftafellsgil. Hoffellsjökull est tout en bas, 1000 mètres environ de déniv.

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Plein nord dominant le haut de la Hoffellsà et au loin les montagnes encerclant le Lambatungnajökull (lui, il faudra le traverser) puis longeant la Skyndidalsà. C'est dans ce coin que mes aventures doivent me conduire dans les prochains jours.

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Comme une buse, je n'ai pas pris de photo des gradins à emprunter pour monter au gros tindur, but ultime de la montée. Pourtant, j'étais sûr d'avoir pris le cliché (il y'en a plusieurs comme çà dont j'ai le souvenir d'avoir appuyé sur le bouton qui manquent à l'appel... mais celle là en particulier était importante pour moi).

Alors pour les décrire... Les mêmes que ceux que j'ai monté mais plus hauts et surtout un gaz latéral monstrueux du fait du resserrement extrême de l'arête à hauteur du collet que je devrais prendre . Sur la photo précédente, on devine la chute dans le versant nord.

Bon, c'est déjà pas mal pour aujourd'hui. On va redescendre sagement et contourner la montagne demain pour rejoindre la Hoffellsà.

 

 

Dans les milieux autorisés qui s'autorisent à donner leur version des choses même quand on la leur demande pas, il se murmure cependant que les motivations du sieur Bigfoot étaient légèrement différentes quant à la suite à donner aux évènements et que le sieur en question s'est légèrement auto censuré afin de limiter les dégâts occasionnés à son ego (en plus de son pantalon gore-tex à 250 euros).

Voici donc ce qu'il murmure très fort (mais ce n'est vraiment pas la réalité vraie, il est souhaitable de se conformer à la version officielle approuvée par l'auteur).

 

Pour comprendre les motivations du bonhomme, il faut connaître l'itinéraire envisagé au préalable (et une carte accompagnant le récit sera nécessaire, le bonhomme ayant renoncé à se faire c... à importer sa carto sur ses articles).

L'idée était de traverser la montagne... Jusqu'au point où nous reprenons le récit la réalité est conforme. là où ça change, c'est qu'il fallait vraiment escalader les gradins pour rejoindre Grasgiltindur.

Reprenons cette photo...

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Bigfoot est donc au sommet de Geitafellstindur, à droite.

D'après la carte, pour rejoindre les sommets de gauche, il doit rejoindre le col juste à gauche en dessous de son sommet. Puis monter les fameux gradins, longer la falaise sous Grasgilstindur, puis traverser le gros névé dans la combe pentue, passer enfin sous le sommet le plus à gauche (Efstafellstindur) sans se vautrer dans la neige sinon le saut par dessus la corniche va être un peu trop haut pour son intégrité physique. Il sera alors temps pour lui de contourner la montagne et de redscendre sur la Hoffellsà pour un gros dodo, voire même de pousser jusqu'au glacier Lambatungnajökull si affinités.

Rejoindre le col depuis son sommet est strictement impossible sans matos d'alpinisme et une vraie cordée d'au moins deux gaziers.

Il faut donc redescendre par le même chemin dans un premier temps pour se retrouver sur un terrain légèrement moins pointu et accidenté.

Si en montant, Bigfoot a trouvé que c'était difficile, imaginez en descente. 

Descente qui se conclut par une bonne gamelle avec départ sur le cul... Et le gore-tex paclite (une première pour changer des bon vieux falzards d'un kg bien rigides bien solides qu'il a l'habitude de porter) ça le fait vraiment pas quand il glisse sur le cul sur quelques mètres... Bigfoot se retrouve donc le cul à l'air, des bandes de tissus pendouillant sur les fesses comme s'il avait échappé de justesse à une attaque d'ours polaire qui n'aurait que griffé que l'air juste derrière lui.    

Aussi, notre bonhomme est il désormais un peu sur la défensive au moment de remonter se frotter au même terrain, qui parait d'ici encore plus ardu que celui qu'il vient de pratiquer

alors l'idée germe d'essayer de monter plutôt dans la combe d'éboulis surmontée de neige à gauche de la barre rocheuse.

Pour ça il faut redescendre au milieu du vallon. Il nous l'a dit, il adore les cascades, aussi se rapproche t-il d'abord du bord du cirque pour dominer le profond ravin dans l'axe. 

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Sur la carte, au niveau de ce passage entre le deux barres, les courbes de niveau sont un poil plus espacées. Mais c'est au moins deux cents mètres d'ascension sur un terrain dégueulasse qui l'attendent.

Pas encore habitué à ce type de terrain, il n'a pas la foi de s'y filer, les jambes sont dans le rouge, à la limite des crampes, les épaules sont dans l'état prévu en ce premier jour, c'est à dire en marmelade. Quant aux poumons, c'est simple, il suffit qu'il crache pour qu'il en sorte des flammes.

Tous les prétextes sont alors bons pour renoncer à la tentative. Et ce sont les nuages qui en seront les bouc-émissaires. Les montagnes accrochent trop de nuages, il va bientôt pleuvoir, ça va devenir dangereux, il est tard, ce n'est pas raisonnable, il est temps de redscendre.

Une dernière option subsiste, moins dénivelée qui consisterait à traverser complètement le ravin (hors photo). La barre rocheuse forme un éperon sous lequel il semble possible de passer. Par contre, il est impossible en visuel de voir derrière si ça peut passer.

En pourcentage, bigfoot s'accorde 50% de réussite par là. Pas suffisant par rapport à son état de décrépitude pour tenter.

C'est donc la redscente par le même chemin sans rien d'autre de particulier que de se dire que "p'tain, c'est vrai que la montée était raide, je comprends pourquoi je suis bouilli".

En bas dans la plaine, l'idée est de se balader en attendant la fin de la journée et de se trouver un bel emplacement pour dormir dominant le glacier.

Le vent est vraiment trop fort, d'ouest donc du glacier pour que l'idée soit applicable. Il y'a très peu d'abris naturels valables.

Un peu de marche dans les marais...

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Avant le glacier... Splendide.

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Tellement fatigué aussi bien physiquement que psychologiquement qu'il n'est même pas question de descendre au bord du lac.

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Le sommet est désormais bien pris dans le nuages... Il avait pas forcément tord quand il pensait que le temps allait se dégrader. D'un autre côté si tu fais rien quand le temps se dégrade en Islande, tu fais pas grand chose à l'arrivée.

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C'est beau mais si vous saviez comme il en marre le type d'être aussi près du glacier.

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Le bas du ravin gravi aujourd'hui...

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Assez de tourisme pour aujourd'hui, il est temps de dresser la casa pour reposer tout ça.

Reprenez la première photo de l'article, collez là et vous aurez exactement l'emplacement de cette nouvelle nuit. Pour la première fois sans doute, 24 heures exactement après, je suis exactement au même point que la veille, au mètre près.

Désespérant...

Pour faire simple... une journée de marche et déjà une journée de retard dans la gueule.

N'ayant prévu aucune journée de sécurité, il faudra faire une impasse quelque part un peu plus tard. Ou alors faire des journées doubles (mais là croyez moi, c'est pas au programme, elles sont déjà assez chargées comme ça).

 

Note spéciale de bigfoot:

1/ c'est surtout parce que je ne voulais pas entendre Dorothée ou la compagnie créole que je n'ai pas tenté le pierrier

2/ après coup, là sous la tente en réfléchissant, j'ai trouvé très frustrant de ne pas avoir réussi à me forcer à monter. La conséquence au delà du retard sera de me faire passer par les fonds de vallée larges et faciles, me faisant perdre tout le côté "exploratoire" d'une traversée telle qu'envisagée sur les plans. C'est con de ne pas s'en tenir à des plans longuement réfléchis, en tout cas de ne pas essayer. Il faut que ça me serve de leçon si le même incident de parcours se reproduit.

Mais c'est vrai que la réalité du moment rattrape souvent les grandes théories échaffaudées bien au chaud dans le fauteuil du salon.

 

 

Vous avez aimé le 2/9? Vous adorerez le 4/9...

Publié dans islande

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Commenter cet article

Jouge 22/11/2013 09:13

Quelle est cette tente verte ? On dirait une Vaude... Et quid de ta Spectrum 23 ?

bigfoot 22/11/2013 13:42



c'est une hilleberg (un nouveau bourgeois, chaque fois ça se confirme)... la soulo je crois...


la spectrum... j'en avais marre de sortir tout trempé du sauna les matins sans vent. j'ai fait une erreur d'acheter une mono-paroi.



Jouge 19/11/2013 09:59

Jolies images !
Sinon... Heu, comment dire... Autant avoir des acouphènes sous stress avec "Ca fait rire les oiseaux", c'est normal, cela peut arriver à n'importe qui (même aux plus grands). Par contre (et là je
m'inquiète pour toi Bigfoot, mais sérieux !!!) avoir des hallucinations auditives sur Corinne Charby, faut arrêter ! LOL

bigfoot 20/11/2013 18:34



corynne charby, c'est comme l'hôtel... c'est normal pour un type de 42 ans :)


Rappelle toi les émois que nous procurait la belle corynne lorsque nous étions en période de poussée acnéique en 1986 (les plus jeunes, vous marrez pas)...


hein... rappelle toi les photos de la miss dans les magazines de charme...


 


mais c'est vrai que j'ai plus d'hallucinations auditives que visuelles de corynne et c'est bien dommage



Bifidusse 18/11/2013 00:23

Oh merde ! Corinne Charby ! :|

(magnifiques photos, sinon :))

bigfoot 20/11/2013 18:37



ben oui!!! et encore je vous ai pas tout dit...



François 17/11/2013 17:01

Les photos en bas du glacier: magnifiques, ça donne envie trainer dans le coin ! .... Un peu bête de revenir dormir au même endroit et d'avoir trimbalé le sac toute la journée, à vide tu serais
peut-être allé en haut, mais en Islande, entre le plan et la réalité il y a souvent un gouffre ( au propre comme au figuré !) ou une barre infranchissable , le temps aussi vient souvent amplifier
les difficultés.
En tout cas ne jamais regretter a posteriori les décisions de sagesse prises sur le terrain même si une fois revenu au calme on se met à penser qu'on aurait tout de même pu tenter le passage.

bigfoot 22/11/2013 13:58



salut françois,


tu as parfaitement raison, il est tellement facile de refaire le match après coup, hors stress, en oubliant avec une malhonnêteté intellectuelle facile tous les petits éléments qui ont poussé à
abandonner.


Il n'y a que la réalité du moment qui compte.