02/05: pas mieux (Ferriate) mais quand même...

Publié le par bigfoot

On ne change pas une équipe qui gagne.

Gardons donc pour protagonistes les Ferriate et votre humbre serviteur qui parle de lui à la troisième personne désormais (le maquis l'a rendu fou)...

 

Pour se réveiller, encore faut il avoir dormi. C'est quand même terrible que la fatigue excessive empêche le sommeil.

J'ai passé la fin de la nuit à essayer d'enrouler mes omoplates entre deux rochers, tout en glissant mon bassin dans un angle aigu de 78.4° entre la racine de la bruyère et les branches des genets. La fesse droite reculée au max pour poser sur la pierre plate à deux mètres de là et les cuisses de l'autre côté sur le tapis d'aiguilles.

 

Quand je me lève, je découvre à quel point notre corps compte de muscles et autres terminaisons nerveuses. Il me faut du temps pour me déplier jusqu'en position d'australopithèque.

Il n'est pour l'instant pas question d'envisager l'erectus.

Ca me laisse le temps de manger mon repas de la veille que je n'avais eu la force d'ingurgiter.

Enfin, je vais quand même beaucoup mieux au moins moralement. Ouf, je suis passé et le spectacle de l'autre côté me laisse croire à un léger répit avant de retomber dans le bordel au fond du prochain ravin.

L'objectif suivant est maintenant de rejoindre Foce finosella en contournant par le sud l'éperon rocheux qui me domine.

Je sais que ça passe. L'inénarrable Philippe ayant décrit sur son site l'existence d'une boucle plutôt complètement maquisée par ici (c'est le moins qu'on puisse dire). Il s'agit de trouver la vire permettant le contournement dans les dalles. Le problème c'est que j'ai regardé son itinéraire en diagonale sans vraiment le mémoriser. Parce que moi je suis moins con que les autres et que le sens de l'itinéraire chez moi c'est comme le sans issue sous la bure d'une nonne.

Et puis comme j'ai envie de faire différemment subitement, plutot que de rejoindre le col, je décide de partir droit dans le ravin de Finosella pour remonter le ruisseau homonyme jusqu'au refuge de Paliri. Je perds du déniv mais gagne pas mal de distance.

Y'a plus qu'à...

C'est tout en bas, le col à droite finalement rejeté (mon appareil commence à merder avec les contrastes, il doit en avoir marre de prendre des jetons depuis 5 ans).

P1160455 (Copier)

Il s'avère que c'est encore plus raide que de l'autre côté et la végétation devenant moins haute, les perspectives commencent vite à prendre un tour vertigineux.

Paliri ressort ce matin de la brume. 

Et moi je sens que c'est pas gagné avant de pouvoir lui gratter le dessus la tête ce soir.

P1160456 (Copier)

C'est tellement raide que je descends plus que j'avance, glissant dans les graviers, m'accrochant aux branches des quelques rares pins qui résistent à l'érosion.

En passant je jette un oeil distrait sur ma droite pour repérer la vire de Philippe. Non, je la vois pas et puis je n'imagine qu'un passage existe là pour le randonneur lambda.

Encore plus loin, je vois Punta di Bonifacio dont je compte chatouiller les pieds demain soir. C'est encore moins gagné.

J'ai parcouru 100 mètres que j'ai déjà calé de 200 de déniv et la pente devient inversement exponentielle.

P1160465 (Copier)

Et finit comme je le craignais en asymptote verticale à la confluence des deux ravins. Deux ravins d'éboulis que ma corde de 50 mètres ne me permet pas de rejoindre (ça manque de photos mon histoire... j'en ai pas de cet endroit).

Je suis coincé, incapable de rejoindre en ligne droite le ruisseau de finosella.

 

Ben, faut remonter essayer de trouver la vire...

Comme d'hab dans la défaite c'est toujours très dur de remonter alors dans ces pentes excessives je vous laisse imaginer.

En remontant, je découvre un cairn sur ma gauche. Celui là, il a pas poussé là par hasard. Il doit marquer le passage pour contourner la montagne.

En effet, je rejoins une première vire surplombant une dalle pseudo horizontale que t'as pas intérêt à sauter.

Une cinquantaine de mètres avant d'arriver à une fracture dans la dalle supérieure d'une trentaine de centimètres de large.

Alors là, le phiphi, il abuse je me dis intérieurement...

Bon, ben puisqu'on y'est, on va pas se laisser abattre et la remonter. Vingt mètres plus loin et plus haut, toujours de plus en plus gazeux commence la vraie vire longue d'une centaine de mètre contre la paroi verticale. La vire proprement dite forme une anfractuosité d'une cinquantaine de cm pas très profonde entre la paroi et la dalle horizontale d'une dizaine de mètres de long terminant sur un abîme sans fin (mais avec fond).

P1160470 (Copier)

Et c'est là que je commets l'erreur fondamentale du voyage, qui toutefois me semble avoir été une erreur très positive en fin de compte. Je n'ai pas fait le mètre suffisant pour trouver le passage...

 

Pour ceux qui suivent attentivement mes récits, je suis pas super fort sur le vertige. J'ai besoin de m'entrainer pour pouvoir affronter des vides inter-sidéraux.

Chaque année j'ai le même soucis. En début de saison estivale, je ne suis pas serein dans les situations gazeuses, puis au fur et à mesure de mes sorties, j'ai le pied montagnard qui revient et je peux alors me permettre d'affronter de vrais petits passages alpins sans trop de stress. Par exemple pour ceux qui connaissent le mercantour, je peux en fin d'été me frotter aux voies normales du Neiglier, du Saint-Robert ou de Chaminaye pour citer celles que j'ai gravies l'été dernier, alors que j'en suis totalement incapable en juillet.

Bref, tout ça pour dire que c'est ma première sortie de l'année et que ça fait déjà un petit moment que je puise dans mes réserves de courage pour surmonter le gaz de cette vire.

J'ai les mains plaquées contre la paroi quand j'arrive au bout de la vire marqué par un con de sapin rabougri mais non moins centenaire.

Là, la paroi s'arrête net, de même la dalle sur laquelle je pose les pieds... A un mètre de moi, c'est la fin du monde, juste derrière le petit sapin.

Je n'ai pas le courage de l'enjamber pour voir le Styx dévaler un million de km plus bas et décide de faire demi-tour. J'ai dû me tromper de vire. C'est sans doute pas la bonne.

Alors, c'est pas compliqué pour faire demi-tour, tu touches à rien, t'as même pas les pieds ou les mains à bouger... Tu tournes juste la tête dans l'autre sens et tu repars exactement comme t'es venu en chantant les Bangles...

Et donc c'est une nouvelle fois en winner que je reviens à la ca départ à posto di Condutorri (il a dû avoir du mal à monter sa bagnole jusque là le driver).

Deux heures de marche depuis le départ, 300 mètres de déniv dans les deux sens, un bon coup de stress et je suis de retour au point zéro.

La Corse est cette année une magnifique réussite personnelle. C'est bien la première fois que je n'arrive à sortir aucun sentiment positif de mes sorties.

Pour l'instant, tout se résume à une succession d'échecs, de renoncements, de buts face à la verticalité de la montagne.

Le plaisir dans tout ça? J'ai même l'impression que je suis plus joyeux quand je vais à l'usine travailler avec l'ammoniac... Le degré 0 du bonheur... A peu près autant que si je faisais l'amour avec un hérisson.

 

Mais moi, vous me connaissez, je suis pas homme sans ressources ni idées... Hein, on va pas se laisser abattre par si peu.

Si tu peux pas par la face sud, tu peux peut être par la face nord. Rappelle toi le collet d'hier soir où t'as hésité un moment.

Il te suffit de le rejoindre, de changer de vallon et de le remonter pour rejoindre l'autre côté et t'auras gagné.

Me voici donc reparti dans l'abominable couloir de la veille à la recherche du collet. Je suis nul depuis mon départ mais j'ai néanmoins toujours cette qualité de retrouver le chemin par lequel je suis passé la veille. Je ne sais comment mais je mémorise très bien les lieux par lesquels je suis déjà passer.

Je pourrai revenir dans dix ans que je pourrai remonter par le même chemin les yeux fermés (au moins ça me protègera des épines).

Et donc je retrouve mon terrible bosquet de bruyères...

A la descente, c'est vachement plus simple de prendrede l'élan pour passer en force, sauf que quand la branche casse, tu vas t'empaler dans la suivante qui elle par effet de catapulte te reprojette en arrière contre le moignon que tu viens de casser.

J'en ressors plus griffé que si on m'avait jeté tout nu dans la fosse d'un spectacle de Justin Bieber au milieu des passionata hystériques.

Le collet donc, une tentative de basculer dans le couloir à côté. Bon au moins je vais pas loin, pas plus de cent mètres pour me rendre compte que c'est un nouveau passage de dingue avec des parois verticales et que merde, j'en ai plein le dos du quartier.

Sur la photo suivante, la partie inférieure de ce couloir avec Punta Lunarda et Malanda au fond qui me narguent.

P1160471 (Copier)

Je réunis tous les membres du comité exécutif de la SA Bigfoot Corp.

Ordre du jour très simple: conserve t-on les objectifs initiaux ou décidons nous d'alléger le planning prévisionnel?

Tête, épaules, genoux, reins, coeur, tibias, mollets, poumons et dos exigent un repli sans conditions vers la bagnole as soon as possible.

Yeux est moins pressé mais en a un peu ras le bon aussi d'avoir son champ de vision tronqué de longue par la végétation.

Langue, nez, vessie, rate, vésicule, grand colomb et amygdales s'en foutent et soit votent blanc, soit s'abstiennent (bravo)

Prostate et hypothalamus sont en congé et n'ont pas daigné venir participer à cette réunion d'importance capitale qui peut changer la face des trois prochains jours.

 

Aussi à l'unanimité, il est décidé d'arrêter cette grance mascarade et de rentrer at home dans les plus brefs délais.

Et c'est la longue et fastidieuse redscente du looser qui s'amorce. Depuis Cagne en 2006, je ne me rappelle pas avoir tant morflé sur une sortie montagne.

J'essaie de me forcer à apprécier le paysage autour de moi et change d'itinéraire de descente pour passer plus à l'ouest et rejoindre un nouveau couloir tout en bas au point nommé zucca où j'espère manger des courgettes (ça doit être le pic à droite sur la photo suivante).

P1160473 (Copier)

Je trouve alors un petit chemin cairné que je perds en arrivant dans le lit du ruisseau. J'entends la Vacca mugir bien plus bas.

Il fallait sans doute continuer en ligne de niveau alors que je me suis laissé entrainer dans le lit juste en dessous d'une énorme balme aménagée en abri sous roche par quelque berger ochlophobe.

Et me voici reparti pour une nouvelle aventure dans le lit du ruisseau, quasi à sec mais tout glissant tout plein. Plus je descends, plus je suis obligé d'affronter des petits ressauts obligeant à de petites désescalades casse gueule à souhait et plus l'eau devient abondante dans le lit.

Je reste pourtant dans le lit le plus possible au risque de me gameller dans la flotte pour ne pas avoir à affronter les massifs de ronce qui bordent les berges.

J'en suis presque au point de sortir la corde pour tirer des rappels dans les dernières longueurs au-dessus de la Vacca quand il me semble deviner l'esquisse d'un sentier derrière l'entrelac des ronces sur ma gauche.

Bah, je suis plus à ça près. Je mets le casque sur la tête, les lunettes et le sac en protection ventrale et je me jette comme un para dans le ciel de Normandie en 44 dans le feu des ronces.

Trente secondes plus loin, je suis comme Frodon dans la toile d'Arachne ou Steve Mac Queen dans les barbelés de la Grande Evasion... Ou plutôt David comme un gros con gesticulant dans un roncier avec des épines grosses comme vous aurez deviné quoi (et encore je suis modeste).

Au moins la colère ou l'énergie du désespoir (faisons un peu dans le grandiloquent pour faire style) me poussent à m'extraire de la machoire du requin végétal et à rejoindre ce que j'ai crû être un sentier et qui n'est autre qu'un plat pourri entre des chênes pourris dans un terrain pourri de ce pays pourri sur cette ile pourrie au milieu de cette mer pourrie dans ce monde pourri...

Et MERDE!!!! trois fois merde!!!!!!!!!!!!!!

Mais je sais pourquoi j'aime tant l'Islande plus que nulle part ailleurs sur cette terre. C'est qu'il n'y a pas de forêt pour te faire chier.

Proverbe islandais: si t'es perdu dans une forêt islandaise, t'as qu'à te lever pour trouver ton chemin.

 

Enfin au bout de quelues minutes de lutte acharnée, je ressors tout décharné, harnaché de mon sac à dos ventral, au bord de la Vacca à quelques mètres de mon point de départ d'hier après midi avec le Castellu d'Urnucciu sous les yeux.

Un parcours de vainqueur. Mon idée de traversée est déjà morte.

P1160474 (Copier)

Je n'ai plus envie de maquis, de Corse sauvage, de montagne... de rien.

J'ai plus qu'à rejoindre la bagnole.

P1160475 (Copier)

D'abord la confluence de ma némésis Polischellu avec Purcaraccia qui donne la Vacca.

L'endroit est d'ailleurs très joli et je m'y accorde enfin une première vraie pause depuis hier après midi.

P1160477 (Copier)

Il faut traverser en déchaussant, pas le choix cette année... Trop d'eau. Puis remonter en choisissant une rive de la Purcaraccia...

J'arrive sur la route au hameau d'Arggiavara. Je la suis jusqu'à la voiture 1 km plus loin.

Tout le long, je réfléchis de ce que je vais faire de mes trois prochains jours.

100 mètres avant la voiture, je rencontre un couple de clermontois en train de contempler cette montagne de m... qui m'a tellement mis au supplice. 

Je leur donne deux trois tuyaux de balades autres que celle du trou de la bombe, à peu près la seule décrite dans les guides et balisée à Bavella.

Comme quoi, je suis plus fort à donner des itinéraires aux autres qu'à m'en proposer des nouveaux.

 

Carbonisé, j'abandonne l'idée la moins saugrenue qui consistait à aller dormir ce soir au pied de punta di Malanda et décide de retourner vers le bord de mer.

Je suis plutôt désemparé, déçu et vexé par mon échec.

Je balance un texto plus pour rire que sérieux à Philippe pour qu'il m'invite à partager une bière avec le grand vainqueur des Ferriate.

Le temps de téléphoner à Sabine avec une voix qui semble sonner la défaite même à 200 bornes de là, lui dis que je sais plus quoi faire à part d'attendre le bâteau dimanche.

Plus la force de faire des projections d'efforts physiques. Mal aux jambes, aux genoux, les épaules en sang, et surtout mal dans la tête.

 

Pendant ce temps là un double appel, Philippe, qui a bien reçu mon texto et me dit de venir boire un coup chez lui.

Et voici donc comment enfin j'ai rencontré l'homme qui m'a envoyé dans les kékés des Ferriate, l'homme que j'ai le plus maudit ces dernières heures. ;)

 

Philippe, le créateur du site Corse-Sauvage.

 

Alors pour qui veut sortir des sentiers battus mais attention, je vous souhaite bien du courage... ;)

 

Hors de question de rentrer dans le détail de nos discussions. 

il m'explique qu'à la fin de la vire, il fallait redescendre dans un petit couloir très vertical d'une cinquantaine de mètres pour rejoindre le fond du ravin et partir vers le col. il m'a manqué le petit pas pour jeter un oeil au-delà de la vire et trouver le chemin, juste un petit pas...

Passées les deux premières bières, quand je me dispose à prendre congé pour aller trouver un camping à Porto Vecchio, il me propose de rester dormir à la maison et de me remettre sur le chemin que j'aurais dû emprunter dans deux jours.

C'est à dire rejoindre en voiture le ruisseau de la Carciara par une des pistes qui y mène, remonter le torrent en sa compagnie jusqu'à la confluence avec la Frassiccia que  je remonterai seul jusqu'à bocca fumicosa.

Abandonnée l'idée de bocca Lariciu et des sentiers par trop escarpés pour cette année. J'ai conscience que je n'aurai pas le temps de m'y frotter d'ici dimanche. Le carton des ferriate m'a suffi.

 

il me récupèrera au col de Bavella après la traversée de la crête des Terrasses.

 

Banco, sa proposition me requinque et relance mon élan de découverte vers les montagnes et maquis corses.

 

Rien que pour ça, au-delà de la qualité de cet homme hors-norme (si si), je suis trop heureux de la tournure des évènements et de mon échec préliminaire.

 

Mais je ne me ferai pas le thuriféraire du bonhomme par mes propos dithyrambiques. Son site se suffira par lui même à vous démontrer sa connaissance des sentiers cachés (et même ceux qui n'existent pas ou plus).

Publié dans corse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Corse sauvage 24/06/2013 16:49

"Thuriféraire", "panégyrique", "dithyrambique", ... sont des termes tout à fait appréciables pour mon ego, mais qui doivent être tempérés et modulés par le fait que je sors de 30 ans de vacances
annuelles ininterrompues en Corse et que j'habite depuis 4 ans sur place non loin des "exploits" de notre Islandiste invétéré !
J'ai donc un peu d'avance sur David en ce qui concerne les itinéraires locaux et les pièges qui y sont associés...

bigfoot 30/11/2013 14:40



et puis l'Islande en termes de maquis, ça n'aide pas à accumuler de l'expérience 



Corse sauvage 24/06/2013 16:42

Pour l'échec du "Giru di Ferriate" :

- Envisager une descente complète du couloir érodé depuis le bivouac de Bocca di I Cunduttori jusqu'au ruisseau de Finosella était une belle idée d'exploration, un peu osée quand même compte tenu
des dénivelées (re-descente jusque vers 600m et remontée à 1100m !) et des obstacles prévisibles du maquis (sauf débit d'eau suffisant dans le ruisseau du couloir)
- Pour les dalles et la vire des Ferriate, le plus simple est de regarder les photos de mon derniers parcours dans ce coin en juillet 2008 avec 3 copains que j'accompagnais (Cf.
http://corse-sauvage.fr/index.php?post/2008/07/26/51-randonnes-estivales-en-juillet-2008-2-les-courses-sur-bavella#Rando4). On comprend ainsi très bien "l'ambiance" des dalles (cf. photo vers le
bas du couloir) et celle de la fissure horizontale en haut des dalles où David a fait demi-tour. Dommage, car les photos de mes trois partenaires sont prises à la fin de la vire, là où la paroi qui
les domine s'interrompt et laisse place à une petite brèche donnant accès à un couloir rocheux raide et étroit qui permet descendre vers l'Ouest dans le couloir voisin et de remonter le couloir
suivant jusqu'à Bocca Piana... Comme on le voit sur les photos, mes compagnons ne sont pas si fiers que cela sur la fissure en contournant tous les obstacles végétaux du côté le plus étroit mais le
moins vertigineux, la paroi rocheuse à leur main droite !!
- Il faut effectivement beaucoup de sang froid pour avoir consenti à refaire la descente du couloir vers la Vacca en y incluant A NOUVEAU le "raccourci" végétal !! Evidemment, le petit chemin
cairné était bien celui de la "voie normale" du Giru di Ferriate en provenance de la piste DFCI !

bigfoot 30/11/2013 14:38



ce n'était pas un échec... c'était une sortie exploratoire en vue de la préparation de la vraie sortie .


 



Rachel 16/06/2013 12:15

Ouiiiii tout le reste n'est que superflu ;). Non mais en vrai on s'inquiete toujours un peu.... on t'aimeeeeeeee tu sais ahahah.

Oui oui on emmenage dans la nouvelle maison à cette periode. Mais tu seras ou en haut?

bigfoot 18/06/2013 14:18



en haut... tu sais bien... Lonsoraefi, Þorsmörk, Skaftafell.


 


faut pas s'inquiéter, je suis très très prudent ;)



Rachel 15/06/2013 13:33

T'es là...c'est l'essentiel hein... ca se termine forcément bien ;).
J'te juuuuuureeeeeeeeee ;)

bigfoot 16/06/2013 12:06



ben oui, tout le reste n'est que blabla et tourments philosophiques ;)


j'ai crû lire que vous aménagiez dans votre domus début septembre. mince, je vais louper l'inauguration... je serai là haut à cette période... héhéhé...



Rachel 10/06/2013 12:44

ah ben voilaaaaaaaaa...ca se termine bien. En ce moment j'aime les jolies fins ;). Bisoussssssssss David!!!

bigfoot 10/06/2013 16:00



ben attends... c'est pas fini...